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Introduction Première publication: 24 avril 2019

par Anne Mounic


L’opposition de l’intuition nocturne et de la clarté diurne revient chez de nombreux poètes. Elle se transforme, ombre et lumière, chez les peintres. Elle tient au rythme de la pensée et à ses nuances, à une individualité plus profonde que les simples contours de la silhouette telle qu’elle se dessine à la lumière. Le nuit invite à un approfondissement de ce qui, provisoirement, échappe à la conscience, mais qu’elle peut accepter d’aller sonder, afin de s’élargir selon les trois dimensions de l’altérité, – ce qui, en soi, n’est pas encore conscient ; la recherche d’une intériorité partageable avec autrui ; l’altérité du devenir, qui induit un perpétuel bond dans l’avenir. À certains égards, l’art et la littérature invitent à une exploration de cet inconnu qui fait notre perpétuelle extase. Claude Vigée conseillait à ses lecteurs d’« apprendre la nuit », ce que fit Oscar Wilde dans sa prison de Reading, selon ce que nous dit Didier Lafargue. Je tenterai une synthèse, non exhaustive, sur diverses manières d’envisager une opposition ou une complicité.

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