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Notes de lecture de Temporel Première publication: 25 septembre 2018

par temporel


Harry Guest, The Light and the Smoke. Milton Keynes UK : Lightning Source UK Ltd, 2018.

Comme il est précisé en quatrième de couverture : « The Light and the Smoke offre une étonnante solution au mystère des meurtres perpétrés à Londres, dans l’East End, dans les années 1880. » Harry Guest construit l’intrigue en une série de scènes juxtaposées, qui finissent par établir à la fois un suspense et une continuité. Si la majeure partie du roman se déroule en Angleterre, et à Londres notamment, l’histoire étend ses ramifications en France, puisque l’héroïne est enfant naturel d’un vicomte français qui, éprouvant des remords à la veille de mourir, la fait venir chez lui en Normandie, l’éduque et assure son bien-être et son indépendance en lui léguant son argent. Jacqueline, ou Jackie, y fait la connaissance d’un libertin français, Paul Benoît, qu’elle retrouve à Londres quand elle s’y installe en revenant de Normandie.

L’héroïne est dépeinte comme insensible, indifférente à autrui, voire cruelle. Quand elle voit du sang, une lueur dans ses yeux trahit sa fascination, qui s’accompagne d’une attirance pour les couteaux. Elle n’est pas tout à fait vampire, pas tout à fait renarde. (L’auteur a séjourné au Japon.) Pour accomplir ses crimes, à Londres, elle se déguise en homme et prétend qu’elle a un frère.

Outre les exergues qui établissent des connivences littéraires directes, le livre fourmille d’allusions aux œuvres de l’époque, entre autres Oscar Wilde ou Huysmans, mais on songe aussi aux Contes cruels de Villiers de L’Isle-Adam. L’intrigue se noue et se dénoue de façon particulièrement spirituelle (witty).

*

Danièle Corre, Debout dans la mémoire. Nancy : Aspect, 2018.

Une gravure d’Hélène Baumel en couverture, ce recueil est une évocation de la mère de l’auteur et du lent avènement d’un « je » dans l’âpre situation de l’après-guerre. La démarche est à la fois biographique et autobiographique.

De l’école
où je commence à exister
je rapporte des notes
qu’elle reçoit comme des cadeaux
que je me sais seule à offrir,
fière d’être unique
pour un instant.
Par la fenêtre de son sourire,
j’ouvre mes livres plus grands.

*

Etudes Romain Rolland – Cahiers de Brèves, n° 41, juillet 2018.

Ce nouveau Cahier de Brèves débute sur une étude de Didier Chiche sur les affinités entre Victor Hugo et Romain Rolland. Suit une évocation, par Bernard Duchatelet, de l’amitié liant Romain Rolland à André Suarès. Ce numéro recense les activités passées (colloques et publications) de l’association Romain Rolland et en annonce les projets.

Association Romain Rolland – 58530 Brèves.

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