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Martine Callu, poème Première publication: 23 avril 2018

par Martine Callu


venaient de l’Est

venaient de l’est
s’arrangeaient pour ne pas trembler
bruns coques flétries des marrons tombés
dans l’herbe roussie
avaient soif car l’eau se paye
venaient de l’est par tous les moyens
avaient toujours des jambes
tenaient à tenir
c’était à cheval avec la roulotte l’édredon rose
de plumes gonflé
les casseroles étamées trop usées mais d’usage
le chien suivait gondolant la pierraille était le frère des suées
que l’eau de la rivière
trop de poissons le ventre à l’air
trop de ricochets
et le feu allumé toute la nuit pour faire peur

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