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Martine Callu, poèmes Première publication: 24 septembre 2017

par Martine Callu


la pierre lissée par les genoux
il faisait froid dans l’église aux sacerdotales cloches
un fil de la dernière fête du village celui des lampions du 14 juillet
reliait le clocher à la charcuterie voisine
je me rappelle on égorgeait les porcs très loin pour ne pas entendre
le ciel huître son eau fielleuse sur le cochon outragé par notre arrogance
dégorgeait noire une eau de baptême
dont nous nous aspergions

***

une corneille lessivée la pluie noire l’a eue entame la pomme jetée
Orly ouest tournez à droite faites demi tour tournez à droite
tournez plus haut plus bas
se cache la corneille qui a faim une fois deux fois
vous n’avez plus que la cassure du vent dans les réacteurs
vous n’avez plus que vos bagages que vous n’emporterez pas

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