Retour au format internet
France Burghelle Rey, poèmes Première publication: 24 septembre 2017

par France Burghelle-Rey


je doute qu’ aucun chant

ne vaille à l’instant

ma mémoire vacille

sans souvenir du temps

et ce miroir où se reflète

mon lieu brille

de sa lueur rose

derrière cette porte

naîtra un jour sans horizon

si au creux de mes mots

se dit ma joie

le ciel suffira

***

loin de moi

quel vent m’étourdira et

ivre d’un rien

dans une autre saison que

j’appelle l’été

sans pays

mais mon lieu sans ma peur

dans mes mots

je ne sens plus pas après pas

la chaleur des rues et

me remplis de nuit pour

nourrir mon ombre absente

***

la barque est amarrée

au quai

et ma rivière ailleurs

je n’ai plus que le fleuve et

cette ville qui a noyé l’enfance

je cherche un lieu pour

me nourrir et mourir

avec l’attente bleue encore de nos voix

et le désir d’heures brûlantes dans

l’écho de l’été

je voudrais être

la seule absente

Imprimer



Le texte demeure propriété de l'auteur .© temporel.fr
http://temporel.fr | contact@temporel.fr