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en bref

28 septembre 2008


En bref…

Martine Blanché, Sentes et sens. Colmar : Jérôme Do. bentziger Editeur, 2007.

Premier recueil, préfacé par Maryse Staiber, professeur à l’Université de Strasbourg. L’auteur est germaniste et titulaire d’un doctorat. Il s’agit d’un itinéraire, d’une promenade.

« Quand le port se détache de la mer éblouie
Que sa force m’arrime aux destins de l’oubli… » (p. 70)

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Noëlle Cuny, D.H. Lawrence : Le corps en devenir. Paris : Presses de la Sorbonne nouvelle, 2008.

« Chaque roman de Lawrence peut être lu comme un corps qui aspire à la vie, corps-temple où brûle un mystère éternel. » Cette étude du corps dans l’œuvre de Lawrence porte sur quatre romans : Le mystère de la matière (1913-1919) – L’arc-en-ciel : résoudre le vivant ; Femmes amoureuses : le corps fissile ; La mystique comme désincarnation (1922-1925) – Kangourou : le dégoût du corps ; Le serpent à plumes : l’âge des prêtres. L’auteur de ce livre, qui met en valeur l’inspiration biblique de Lawrence, termine par quelques remarques sur L’amant de Lady Chatterley.

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Lucie Delarue-Mardrus, Nos secrètes amours. Cassaniouze : ErosOnys, 2008.

Récit en vers des amours de l’auteur avec Natalie Barney.
« A genoux, devant toi, toute blancheur, j’abjure
Les ténèbres qui nourrissaient mon rêve amer :
Je ne veux plus porter en moi comme une blessure
Que le génie ardent et profond de la chair ! » (p. 58)

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Nicole Gdalia, Le chiffre de ton nom. Boisbriand (Québec) : Ecrits des Forges / Paris : Caractères, 2008.

Sélection des poèmes de Nicole Gdalia. Cette anthologie est plus restreinte que celle à laquelle nous avons consacré un article dans Temporel 5 : http://temporel.fr/Nicole-Gdalia,325

La lettre et le souffle
se tressent dans la voix
la voix est parole
parole est l’homme »

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Denise et Jules Kaufmann, Karl Britz, La chance de survivre, le bonheur de vivre. Haigerloch : Verlag Medien und Dialog Klaus Schubert, 2008.

Ce livre très émouvant, mais aussi plein d’espoir, conte l’épopée de la survie d’un couple franco-allemand, juifs tous deux, durant la période nazie, en Allemagne, et l’Occupation, en France.

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Pierre Lacroix, Homo Pierrot. Tome 1. Cassaniouze : ErosOnys, 2008.

Souvenirs d’enfance de Pierre Lacroix, dans une ferme en Auvergne. L’auteur y conte la découverte de son homosexualité.
« Quand vint le temps d’aller à l’école, son père lui fit le plus beau des cadeaux qu’un fermier pût faire, ne jamais l’empêcher d’être à ses lectures ou écritures pourvu qu’il apprît bien. » (p. 9)

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Philippe Merlet, Visage perdu. Paris : Mandalay, 2007.

Premier ouvrage publié par cette nouvelle maison d’édition, fondée par Philippe Merlet.

« il joue (gît)
tandis qu’un marchand
de crânes de tigres
taraude les temps
et que le sang s’écoule
sur les calèches et les cheddis sacrés. » (p. 13)

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Claude Perez, L’ombre double. Saint-Clément : Fata Morgana, 2007.

Professeur de lettres, Claude Perez s »intéresse ici à Camille Claudel et à son frère, Paul.

« … du premier atelier de votre sœur, il reste quelques photographies : on y voit un grand paravent japonais, une ombrelle ouverte, des étoffes cachant la lèpre des murs, une tête en plâtre (le Giganti) posée sur un piano à gauche, et parfois votre sœur elle-même… » (p. 71)


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