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Yvonne Caroutch, par Camille Aubaude

25 avril 2009

par Camille Aubaude

Yvonne Caroutch
Les Soifs, la Licorne et l’inaccessible clarté

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Tapisserie de la Dame à la licorne, la vue (détail).

« Vos images sont directes, nouvelles, vivantes. (…) Le feu central et l’eau s’étreignent, les contraires se transpercent », écrivait Gaston Bachelard, après la publication de Soifs [1]. « Merci de m’avoir fait lire vos poèmes. J’en aime le ton puissant et farouche (…) » [2], reconnaissait Jean Paulhan. « C’est un grand privilège de pouvoir à dix-huit ans écrire et publier de beaux poèmes — et de vivre, comme vous le dites, dans votre propre royaume », s’émerveillait le poète Pierre Reverdy [3]. « Soifs, les bien nommées, J’en aime le mouvement hardi, l’abondance charmée, les épousailles avec l’illustre univers » [4], constatait à son tour Joseph Delteil.

Soifs

Dans le raccourci saisissant de ces correspondances, résonne l’accueil d’exception fait au premier recueil de poésies d’Yvonne Caroutch, Soifs [5] (1954). Née à Paris, le 3 février 1936, elle poursuit ses études secondaires au lycée Fénelon lorsqu’elle publie son premier recueil de poèmes. Le contrat d’édition est venu de singulière façon. Le poète du groupe de l’Ecole de Rochefort, Luc Bérimont produisait chaque mercredi une émission radio, « Tout peut recommencer », consacrée aux grands poètes d’hier et d’aujourd’hui, qu’Yvonne Caroutch suivait avec ferveur, sur la station la plus écoutée à l’époque. Sans rien dire à personne, elle a envoyé un choix de poèmes à Luc Bérimont, qui, à défaut d’une réponse, les a fait lire par deux comédiens. Il lui a écrit quelque temps après pour lui demander d’autres poèmes, souhaitant la rencontrer, et lui a obtenu son premier contrat d’édition. Pour préparer le lancement du recueil, Luc Bérimont a publié une étude dans la revue Carrefour des lettres du 15 janvier 1955. Conséquence, après la parution de Soifs en septembre 1954, la jeune poétesse a reçu de nombreuses lettres de lecteurs. Bachelard, Reverdy et Jean Rousselot ont été parmi les premiers à réagir. « On a tant dit que la poésie, c’est l’enfance « conservée » ou « retrouvée en larmes », lui écrivit Jean Rousselot, qu’on s’étonne de pouvoir mettre sur une poésie aussi naturelle, aussi instinctive, et pure que la vôtre, le visage d’enfant que vous avez. Pour une fois — la dernière, c’était Cadou, l’avant-dernière Radiguet, l’avant-avant-dernière, Rimbaud — le poète est dans sa poésie comme poisson dans l’eau, comme chair dans la peau, comme sève dans l’ormeau. Je n’encense pas : j’assiste à l’évidence » [6].
Comme Christine de Pizan, Louise Labé, Marie Noël, Sabine Sicaud et bien d’autres, Yvonne Caroutch porte en elle une vocation poétique. Elle incarne à mes yeux l’artiste dont les nombreuses publications, poèmes, romans, essais sur la Licorne et Giordano Bruno sont sous-tendues par la même « soif », pour tenir à distance les maux sournois et insistants qui détruisent l’être intime. Dans sa création littéraire, dont l’excellence s’est imposée d’emblée, elle a convié les plus belles figures de la conscience de soi et de la Nature, celles qui ont pour nom « poésie », leur langage même.
Le nomadisme est inscrit dans les origines d’Yvonne Caroutch, un mélange de parisiens, celtes, flamands, américains, italiens, grecs et eurasiens. Un de ses oncles maternels, un Raynald, fait partie des pionniers du film documentaire américain. Il est mort écrasé par la charge des bisons sauvages, filmant toujours. Son père fut un pionnier des œuvres sociales. Pendant deux ans, il a été l’éditeur de la revue Structure, consacrée à différents domaines des arts et de la spiritualité, et de l’écrivain François Augiéras, dont il a publié le Voyage des Morts. L’auteur de Domme et les poètes médiévaux ont donné à Yvonne Caroutch ses premières leçons, mais son idéal est Rimbaud. Il ressort des nombreuses critiques qui ont salué la parution de Soifs qu’elle n’a pas eu de difficulté à se déployer au-dessus des avant-gardes confinées dans leur impuissance de la poésie française d’après guerre, réduite bien souvent aux clichés d’une époque et s’effaçant avec elle. Les poètes Jean Grosjean, Michel Manoll, Michel Velmans, Jean Breton l’ont ardemment soutenue, lui donnant une auréole de légende : « Soifs d’Yvonne Caroutch est un recueil qui fait parler, l’événement du jour. On sait le goût de Reverdy pour ces poèmes. Et comme les femmes poètes sont souvent discutables, il ne faut pas craindre d’apprécier celle-ci, dont le beau nom barbare est à lui seul un poème. (…) Sa voix est ferme, forte, rauque, dirais-je... Elle donne au désespoir une expression saine, une ardeur bien réconfortante. Nous savons qu’Yvonne Caroutch ne sera point vaincue [7] ».
Autre conséquence de cette publication inaugurale : Luc Bérimont invite Yvonne Caroutch pendant un an dans son émission, le philosophe Stanislas Fumet lui écrit et la convie à dialoguer avec lui lors d’une émission radio. Maria Casarès fait une lecture radiophonique des poèmes.

ROYAUMES

Enfant du silence et de l’ombre
tu reposais dans de grands lits
d’orties et de menthe céleste
Tu rêvais sur le fleuve immense
dévoré par un feu de lune
Tes mains répandaient dans le vent
des océans et des forêts
Où sont tes nuits ange perdu
L’aube écoute le sang trop lourd
qui bat dans les coulées d’acier
Sens-tu la peur qui entre en toi
Comme un couteau dans ta poitrine
Tu marches dans notre pays
vaisseau égaré dans les bruines
Tu ne vois pas le soleil luire
comme au premier matin du monde [8]

L’année suivante, Yvonne Caroutch publie chez le même éditeur son second recueil, Les Veilleurs endormis, des veilleurs qui « connaissent tous les songes de la vie » [9], écrivit Bachelard. En 1956, le nouveau recueil s’intitule L’Oiseleur du vide (éd. Empreinte). Dans les nombreux recueils de poèmes d’Yvonne Caroutch, il y a en même temps qu’une précision infinie, la transformation de l’expérience en chant. La Tente cosmique (éd. Le Point d’Or, 1982) transcrit les rapports subtils entre l’initiée et les émotions que suscite la révélation des mystères. A la lecture de Voyages du double (éd. Rougerie, 1988), le quinzième recueil précédé d’une remarquable préface d’André Pieyre de Mandiargues, Robert Amadou montra que ces « voyages » puisent dans la tradition religieuse : « Voyages du double. Ou voyages du dehors et du dedans, avec une merveilleuse lucidité, la force du Saint Esprit et l’attrait de Lilith. Avec aussi, pointe André Pieyre de Mandiargues, un talent très grand. (…) » [10]
Ces figures de la conscience de soi et de la Nature, que l’on appelle « poésie », empêchent de désespérer, satisfont notre désir d’infini, et nous initient aux réalités hors de portée de la raison humaine.

La Licorne

Les études d’Yvonne Caroutch sont interrompues par un mariage précoce. Elle a voulu quitter Paris pendant un an, mais est restée bloquée sept ans dans un petit village du Tarn. Elle revenait souvent à Paris pour collaborer à la revue Structure, dont le premier numéro s’appelait « Une aventure spirituelle ». Elle a publié des textes dans cinq numéros, en compagnie de François Augiéras, partageant avec lui une aventure intérieure intense qui la conduira à défendre l’œuvre de ce novateur dans les champs littéraire, poétique et pictural.
Etudiant par elle-même la peinture et la poésie, Yvonne Caroutch construit une œuvre des plus amples. Si elle délaisse l’écriture versifiée pour élaborer un développement mythique tel la Licorne, elle réussit à atteindre la plénitude de la poésie. Elle affiche sa différence par une recherche minutieuse sur les mythes féminins [11]. Son choix du thème mythique de la Licorne, animation de la blancheur, personnification de la pureté, du goût de la transcendance à travers une théorie métaphysique puissante et aboutie, confirme qu’une œuvre littéraire réussie ne peut se passer d’une grande idée, qui affleure dans chaque livre. La Licorne recèle un pouvoir de suggestion si fort qu’il résume les possibilités artistiques de chaque être humain. Publié en 1988, Le Livre de la Licorne [12], illustré de façon remarquable, suggère l’atmosphère délicate et idyllique de la célèbre tapisserie du Musée de Cluny, « A mon seul désir ». Il constitue une excellente éducation aux thèses métaphysiques et aux fastes de l’imaginaire.
Loin de décalquer les modes de son époque, Caroutch a su composer une famille d’esprit en observant avec acuité les œuvres qui l’entourent, œuvres de poètes inspirés, exemptes de bassesses, de dogmes et de compromis. Dès 1970, dans le sud de la France, autant que dans son appartement du quartier latin, elle a réuni les poètes qui partagent la même quête d’une vie-écriture portée par des tensions intérieures. De 1989 à 2003, les soirées poétiques de « L’Orbe de la Licorne » ont présenté des poètes contemporains, tels Camille Aubaude, Jacques Lacarrière, Jean-Yves Masson. Yvonne Caroutch a accompagné ces poètes et amis dans l’accomplissement de leurs œuvres. Tous ces échanges, ces influences à partir d’une poésie mystérieuse, secrète, dénuée d’artifices, ont pour point commun une avancée vers la lumière, une quête inaugurée par la perte d’un objet d’amour, et le Salut attaché à cet objet même. Caroutch a construit ce que j’appelle une « Maison du Commencement », dont elle emprunte la matière au principe alchimique de la transmutation du plomb en or. Cette maison influence son existence et celle de poètes qui vibrent à l’unisson de notes cachées au fond des gouffres.
Les formes immuables des mythes, la vérité d’une expérience humaine, la nouvelle théorie des genres, l’exigence d’une culture féminine dans l’écriture poétique, il y a tant de façons d’aborder cette poésie flamboyante qui ouvre le sens secret des mots et se laisse imprégner par les anciennes connaissances ignorées du grand public [13] ! On doit constater que cette poésie féminine dont nombre de critiques disent encore maintenant qu’elle n’a pas d’histoire et qu’elle est marginale [14], ne cède ni à la facilité ni à la séduction. La poésie écrite par les femmes, en France, au XXè siècle, reste assujettie à des jugements conventionnels, inconciliables avec les vraies passions. Le constat de Christine de Pizan au début de La Cité des Dames  : « Suis-je donc restée oisive pendant que Raison et toi, vous bâtissiez avec ardeur ? » [15] reste fondé au début du XXIè siècle, comme je l’ai démontré dans de nombreux articles et conférences. Un important colloque international sur les « femmes poètes » ou « poètes » (en tant que pluriel de « la poète » !), Les Voi(es)x de l’Autre (2007), qui s’est tenu à l’université de Clermont-Ferrand [16], a confirmé qu’il était encore difficile d’employer le mot « poétesse » sans jugements négatifs. La femme écrivant de la poésie n’a plus de nom au début du XXIè siècle. Une telle lacune fait sens. Le mot médiéval « poétesse » a été mal ressenti à l’époque de Soifs, où se publiaient des études univoques et unifiées sur la « littérature féminine » [17]. Or « Poétesse » est un mot qui définit une technique, incluant les formes fixes, l’éloquence, la versification et l’expression lyrique, en un mot, un métier qui s’apprend et se transmet.
Avec Yvonne Caroutch, la différence des sexes n’est pas gommée, loin s’en faut. En défendant une poétesse telle que Danièle Sarréra, qui doit encore endurer la perte simultanée de son identité et de son œuvre, en choisissant le mythe féminin de la Licorne comme emblème de la Poésie, semblable en cela au mythe d’Isis [18], elle a relevé le plus haut défi littéraire : s’immiscer dans un genre très particulier, car les « poètes » parlent de « la Femme » comme idéal, et l’associent à la Nature, à la paix, objet et inspiratrice du chant du poète, lui-même féminisé. Comme l’a bien vu Yves Bonnefoy, dans son étude sur Marceline Desbordes Valmore, l’auteur de Bouquets et Prières, c’est dans la révélation de « la qualité encore furtive d’un rapport féminin au monde » que réside « la cause la plus profonde de cette perte d’une œuvre » qui l’emporte « sur toute voix masculine. » [19]
Grâce à un jeu de va et vient entre une culture féminine et l’acte d’écrire, Yvonne Caroutch perpétue la tradition d’une parole de femmes venue d’horizons divers, et que les facteurs sociaux-culturels ayant contribué à décourager les femmes de publier de la poésie, d’exister en poésie, obligent à considérer selon une perspective « féministe ». N’est-ce pas le poète Pierre Béarn qui, dans un essai sur L’Erotisme dans la poésie féminine, se livrait à ce constat si commun : « Caroutch est un pur produit de l’émancipation des femmes [20] »… ?

Ses livres ont fonction de métamorphose. L’effort d’un engagement pour l’amélioration de l’art poétique traversé par le cycle vital se manifeste dans chaque publication — dans Bestiaire d’éveil, Demeures du Souffle, Vol de la Vacuité et d’autres recueils. Bâtisseuse à l’instar de Christine de Pizan, Yvonne Caroutch exprime, par le foisonnement de son œuvre, et par une poésie qui est un instinct, le désir de vérité représentant le cadeau le plus précieux laissé par les poètes à la surface de la terre. Ce n’est pas un des moindres intérêts de ce processus de retrouvailles des figures intérieures, dans des vers ciselés avec ferveur, que de tisser des liens entre des personnalités féminines et une parole fondée sur la connaissance.

L’inaccessible clarté

Bien que la sensation prime, il ne s’agit pas d’occulter l’importance qu’accorde Yvonne Caroutch à des personnages de la Renaissance italienne, grâce auxquels elle élargit la sphère de sa réflexion d’une clarté et d’une harmonie peu communes, et le champ de son expérience. Ce qui peut être chez certains auteurs une sorte de cliquetis d’idées juxtaposées devient l’essence de sa poésie.
Ce mouvement est d’une force et d’une évidence inouïes dans les livres consacrés à Giordano Bruno, nommé « le Voyant de Venise », « le Volcan de Venise », « l’homme de feu ».
Transparence, clarté et Feu en tant qu’élément essentiel de l’univers, expriment la passion. La pure et chaste Licorne manifeste l’aboutissement d’une quête intérieure. Elle est analogiquement reliée à la pierre philosophale. Une figure mythique transcrit toujours une quête spirituelle, c’est-à-dire l’approche de l’énigme de nos origines, par la voie d’un retour à la non-dualité, à la clarté qui est la matière de cette poésie résultant d’un puissant effort pour sortir les images de leur immobilité première :

Consience béante et bleue de l’éther
fulgurance de diamant noir [21]

La poésie d’Yvonne Caroutch est nourrie par les métaphysiques orientales, une autre façon pour elle de témoigner sa singularité. Elle étudie les textes de femmes qui font voler en éclats les clichés sur la féminité pour trouver leur propre façon d’écrire, et pas une autre. Elle divulgue aussi les œuvres des femmes alchimistes, telles Christine de Suède, dont la démarche alchimique est plus technique que poétique, ou Dorothée Wallichin de Weimar, dont les textes codés, d’une grande densité ne sont pas entièrement traduits en français. À partir de ces sources, Caroutch sait donner des accents lyriques aux principes alchimiques, les convertir en une célébration de l’ordre du monde. Bianca Capello, l’épouse de Francesco Primo de Médicis, dont les écrits ont été détruits par les Médicis, l’a beaucoup inspirée, en particulier pour les jardins alchimiques qu’elle a fait construire avec son époux à Pratolino. Caroutch livre son interprétation des femmes alchimistes de l’époque alexandrine, dissimulées, dans les dialogues alchimiques sous les noms d’Isis, de Cléopâtre et de Marie.
Yvonne Caroutch redécouvre des femmes oubliées, mais dont les œuvres cristallisent des vies d’exception que couronne une conscience éclairée. Mue par l’aimantation d’une vérité inaccessible, elle explore leurs fictions, leurs désirs, leurs images. Pour exprimer son état intérieur, elle a élaboré une forme poétique dont elle ne s’éloignera plus, inscrite dans la lignée des trobairitz et des « Fidèles d’Amour ».
L’étude de l’alchimie culmine dans le recueil intitulé Tente cosmique, composé de trente poèmes qui diffusent l’alchimie ténébreuse de la parole lyrique, de l’Orient mélancolique et de l’initiation :

« Nature vide de toute nature
pétrifiée pourtant tourbillon
Invisible le paon sidéral
pivot fou de l’enfance
Hauts pétales et pistils
dans le charnier des choses dites
Pulsions de la divinité cristalline
dans le lac de saphir étoilé
L’air palpite dans la maison de caresses
Terrassée par les joies éphémères
dont la texture est le vertige qui se tait
Joies sphériques et vagues de dons
du sentier qui murmure « suis-moi »
Taches ingrates fagots obscurs
Qui embraseront les nuits blanches
le cours des astres des saisons
incapables de réfléchir
Déploiement des grandes images vivantes
jamais venues jamais parties
dans le vivier inaltérable
Tympan secret pour le tantra du sol
et de la parole inutile » [22].

Ces faits sont consignés avec la clairvoyance, la bienveillance et la finesse qui siéent aux esprits passionnés, aux explorateurs de mystères et aux amateurs d’invention. Loin de s’afficher de façon dogmatique, elles s’infiltrent et se diffusent dans des poèmes d’une inaccessible clarté. L’imagination, loin de faire obstacle au savoir, s’unit à l’érudition, à la méditation et à la connaissance de soi. Caroutch n’est pas de ces poètes qui

« Par fables ont caché le vray sens de leurs vers,
A fin que le vulgaire, amy de l’ignorance,
Ne comprist le mestier de leur belle science, [23]

Elle veut transmettre une expérience utile, ouvrir le chemin d’une conscience puisant dans la beauté et l’ordre de la Nature son agrément,

« […] pour annoncer les épousailles
de l’âme obscure des rivières
et de nos soifs multipliées » [24].

Notes

[1« Et vraiment, moi qui ai tant rêvé dans les champs, n’ai-je jamais pensé à faire, comme vous, sous des épaisseurs de terre, "un grand feu de menthe" ». (…) Lettre du 31 octobre, Paris, 1954 (collection Y. Caroutch).

[2Lettre de Jean Paulhan, Paris, le 17 Février 1955, id.

[3Lettre de Pierre Reverdy, Paris, le 26 Janvier 1955, id.

[4Lettre de Joseph Delteil, Paris, le 2 Novembre 1954, id.

[5Aux Nouvelles éditions Debresse, 38 rue de l’Université, Paris, 1954, que les critiques avaient l’habitude d’appeler les éditions Ned.

[6Lettre Jean Rousselot, Paris, Octobre 1954, id.

[7Article paru dans le magazine mensuel de littérature et théâtre Arts et spectacles, et signé L.M, Octobre 1954.

[8Voir le site Yvonne Caroutch, rubrique « poèmes ».

[9Lettre de Gaston Bachelard, le 7 Janvier 1956 (collection Y. Caroutch).

[10Paris, L’Autre Monde, n° 118, Juin 1989. Il faut préciser que Mandiargues insista pour qu’elle reprenne son vrai prénom, Françoise, sous sa forme italienne, Francesca. Elle utilise donc la signature Francesca Y. Caroutch.

[11Voir les études de Marie Miguet-Ollagnier, Métamorphoses du Mythe, Annales littéraires de l’Université de Franche-Comté, 628, 1997.

[12Sous-titre : Symboles, mythes et réalités. Editions Pardès, Paris, 1988.

[13Voir article de Jean-Yves Masson pour La Revue parlée du Centre Georges Pompidou, Paris, le 11 mai 1992.

[14À l’occasion du bilan littéraire du XXè siècle, les professionnels du livre continuent à s’interroger sur l’absence de talent féminin dans la poésie française. Un poète contemporain déclare : « C’est comme cela ». Jacques Roubaud, 129 poèmes de langue française, Paris, Gallimard, 1997. Préface.

[15Première page de La Cité des Dames (1405). Texte traduit et présenté par T. Moreau et E. Hick, Paris, Stock, 1986. Voir aussi Christine de Pizan, Poésies d’amour, Paris, Aumage éd., 2003, traduction et préface de Camille Aubaude.

[16Organisé par le CELIS (Centre d’Etudes sur les Littératures et la Socio-poétique, ex-CRLMC), Université Blaise Pascal, les 7-8-9 novembre 2007, sous la direction de Patricia Godi-Tkatchouk et Caroline Andriot-Saillant. A paraître aux Presses universitaires Blaise Pascal.

[17Voir Camille Aubaude, Lire les Femmes de lettres, Paris, Dunod, 1993, p. 82.

[18Voir Camille Aubaude, Le Mythe d’Isis de Gérard de Nerval, Paris, Kimé, 1998. Isis, Narcisse, Psyché. Mythe et écritures, écritures du mythe. Etudes réunies et présentées par Pascale Auraix-Jonchière, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, 2000.

[19Lire les Femmes de lettres, op. cit., p. 100.

[20Paris, éd. Jean-Jacques Pauvert,1993. Voir aussi le jugement de Jean Breton, dans la revue Poésie 1, « Poésie féminine d’aujourd’hui », Paris, 1969.

[21Tente cosmique, Paris, Le Point d’Or, 1982, XIX.

[22Ibid., XX.

[23Ronsard, Elégie à J. Grevin, 87-92.

[24Soifs, op. cit.