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Thèmes à venir

23 avril 2016

par Rédaction temporel.fr

Thèmes à venir…

Le thème ne concerne que les études critiques.

Numéro 22, octobre 2016

Animal, animé, anima.

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Renard bleu, de Franz Marc, 1911.

Parlant du « charme infini et mystérieux qui gît dans la contemplation d’un navire, et surtout d’un navire en mouvement », Baudelaire, dans Fusées, le rapporte à la « régularité et à la symétrie qui sont un des besoins primordiaux de l’esprit humain, au même degré que la complication et l’harmonie, – et, dans le second cas, à la multiplication successive et à la génération de toutes les courbes et figures imaginaires opérées dans l’espace par les éléments réels de l’objet. » Il poursuit : « L’idée poétique qui se dégage de cette opération du mouvement dans les lignes est l’hypothèse d’un être vaste, immense, compliqué, mais eurythmique, d’un animal plein de génie, souffrant et soupirant tous les soupirs et toutes les ambitions humaines. » Le poème, en son arrangement du mouvement de l’esprit dans les mots, – le rythme, dans la plénitude de son sens –, devient la vie elle-même, telle qu’elle anime chaque créature dans l’infini du souffle. On songe au « rat vivant » du petit poème en prose « Le joujou du pauvre » ; on songe aussi au « Tigre » de Blake, ou au canari de Katherine Mansfield. Christina Rossetti elle aussi, dans un poème intitulé « Regret » (« A Wish »), regrettait de n’être pas l’oiseau qu’elle associait au chant. Les exemples abondent de telles épiphanies. L’idée est d’envisager comment l’animal figure la vie telle qu’elle s’anime dans le souffle singulier de l’œuvre – poème, conte, récit, roman, etc.

(Contributions avant le 30 juin 2016. Contactez-nous auparavant.)

Numéro 23, mai 2016

Complémentaire(s).

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Complémentaires, estampe en quadrichromie de Guy Braun.

Nous pensons tout d’abord aux couleurs complémentaires qui, par le contraste, se vivifient les unes les autres (rouge / vert ; jaune / violet ; bleu / orange). Delacroix écrivait, dans son Journal : « Tout reflet participe du vert, tout bord de l’ombre, du violet. » (13 janvier 1857) Il remarque, le 1er janvier 1861 : « Bien que ce soit contre la loi qui veut les luisants froids, en les mettant jaunes sur des tons de chair violets, le contraste fait que l’effet est produit. » On pourra donc réfléchir à la puissance du contraste pour ce qui est de la mise en valeur des qualités singulières, en esquivant ainsi la ressemblance, l’identité ou la similitude, au profit d’un rapport (sens premier du mot « analogie ») modulant les diverses tonalités de l’altérité, selon la juste distance que réclame la liberté.

(Contributions avant le 28 février 2017. Contactez-nous auparavant.)


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