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Thèmes à venir

23 septembre 2015

par Rédaction temporel.fr

Le thème ne concerne que les études critiques.

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Numéro 21, mai 2016

L’esquive

Le mot vient de l’ancien français eschiver, eschever, que l’on trouve dans la Chanson de Roland et qui remonte au francique *skiuhjan « craindre », de même origine. Il est associé, dans le Robert, à l’italien schivare, de schivo « dédaigneux » et au germanique *skiuh « farouche ». A la notion d’évitement s’associe celle d’adresse et d’habileté à se soustraire à un coup ou à une situation désagréable. L’esquive participerait dès lors d’une crainte tellement assumée qu’elle permette de rassembler suffisamment de présence d’esprit pour échapper au face-à-face destructeur.

(Contributions avant le 28 février 2016. Contactez-nous auparavant.)

Numéro 22, octobre 2016

Animal, animé, anima.

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Renard bleu, de Franz Marc, 1911.

Parlant du « charme infini et mystérieux qui gît dans la contemplation d’un navire, et surtout d’un navire en mouvement », Baudelaire, dans Fusées, le rapporte à la « régularité et à la symétrie qui sont un des besoins primordiaux de l’esprit humain, au même degré que la complication et l’harmonie, – et, dans le second cas, à la multiplication successive et à la génération de toutes les courbes et figures imaginaires opérées dans l’espace par les éléments réels de l’objet. » Il poursuit : « L’idée poétique qui se dégage de cette opération du mouvement dans les lignes est l’hypothèse d’un être vaste, immense, compliqué, mais eurythmique, d’un animal plein de génie, souffrant et soupirant tous les soupirs et toutes les ambitions humaines. » Le poème, en son arrangement du mouvement de l’esprit dans les mots, – le rythme, dans la plénitude de son sens –, devient la vie elle-même, telle qu’elle anime chaque créature dans l’infini du souffle. On songe au « rat vivant » du petit poème en prose « Le joujou du pauvre » ; on songe aussi au « Tigre » de Blake, ou au canari de Katherine Mansfield. Christina Rossetti elle aussi, dans un poème intitulé « Regret » (« A Wish »), regrettait de n’être pas l’oiseau qu’elle associait au chant. Les exemples abondent de telles épiphanies. L’idée est d’envisager comment l’animal figure la vie telle qu’elle s’anime dans le souffle singulier de l’œuvre – poème, conte, récit, roman, etc.

(Contributions avant le 30 juin 2016. Contactez-nous auparavant.)


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