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Renée Vivien, par Camille Aubaude

26 septembre 2010

par Camille Aubaude

Propos sur les Khitarèdes : beauté, lyrisme et silence

« Et voici maintenant ce qu’en beauté je chanterai
plaisir de mes compagnes . »

Sappho [1]



Nous sommes à Paris, dans le XVIè arrondissement, à l’aube du XXè siècle. Vénérée par quelques « Ikônoklastes » [2], une femme s’est vouée à l’écriture de la poésie et « osa se consacrer toute entière au culte divin des Chants » [3].
Les « paroles trempées dans le parfum des nuits » [4] de Mytilène se sont emparées de Renée Vivien. Elles ont « incarné sa destinée » [5], s’alliant « profondément avec l’ombre et le silence »4 et œuvrant à la révélation progressive de l’être aimé :
« Je sentis frissonner sur mes lèvres muettes La douceur et l’effroi de ton premier baiser. Sous tes pas, j’entendis des lyres se briser En criant vers le ciel l’ennui fier des poètes. Parmi des flots de sons languissamment décrus Blonde, tu m’apparus. » [6]
L’œuvre étrange et miroitante de cette poétesse contemporaine de Nathalie Barney, Lucie Delarue-Mardrus et Anna de Noailles contient les thèmes essentiels de la poésie : le retour aux sources, la quête spirituelle « mystique et sensuelle » [7], l’amour rattaché à la tradition de la poésie mystique, l’errance reliée au thème de la nostalgie de l’absolu, car le monde est illusoire, la recherche de la sagesse mais in fine, un goût marqué pour l’excès, les turbulences, les coups de foudre, les relations passionnelles entre femmes, les amours difficiles où gravitent les plus hautes intentions de l’âme. Il importe de situer dans une constellation de poétesses cette œuvre poétique du début du XXè siècle en effectuant un retour dans le passé. « Renaître à chaque siècle » permettra d’inscrire Renée Vivien dans l’histoire des femmes de lettres ; puis il s’agira d’évoquer la Grèce, source de la poésie lyrique et chemin du retour à l’origine. Pour finir, « la beauté reflétée » est empreinte du modèle absolu qu’incarne Sapho, figure d’une poésie féminine élevée, et par là même de la Grèce, des images difractées de la beauté dans la réalité illusoire.

I - Renaître à chaque siècle

Contemporaine de Péguy (Mystères, 1911-12, Tapisseries, 1912-13) d’Apollinaire (Alcools, 1913), de Cendrars (Prose du Transsibérien, 1914), d’Edmond Rostand et de Rosemonde Girard, entre autres, Pauline Tarn est née en 1877. Elle est née un siècle après l’engouement quasi général des poètes français, tel André Chénier, pour la littérature grecque, engouement qu’elle reprend et qui la définit, ce qui peut expliquer le choix de son nom de plume, « Re-née », et « la vie qui vient », lorsqu’elle a trouvé le sens de sa quête spirituelle dans la Grèce antique et mystérieuse, dernier sanctuaire de l’état originel. Elle a réussi dans sa courte vie à unir par son œuvre deux siècles fort dissemblables, bien qu’elle appartienne davantage au XIXè siècle qu’au XXè qu’elle ouvre pourtant [8].
Il est peu de poétesses dans la littérature française [9]. Ainsi que l’affirme Dhuoda, au IXè siècle [10], l’accès des femmes à l’instruction n’a guère été facilité. Minoritaires et marginalisées, les poétesses ont toujours dû construire leur identité en se démarquant des formes poétiques et de la rhétorique classiques, opposant leur liberté personnelle, leur jugement exclusif, au champ culturel conventionnel. Le constat d’inculture, fréquemment formulé au cours des siècles par des écrivaines, vaut comme affirmation d’une autre connaissance.
À l’origine de la poésie des femmes, l’histoire littéraire retient Marie de France et les femmes troubadours. Marie de France recueille des lais. On ne sait presque rien de l’auteur. Quant aux poèmes des femmes troubadours — les « trobairitz », en langue d’oil —, assez nombreuses durant trois siècles, il en reste à peine trente. La perte de ces textes signifie l’hostilité envers la parole des femmes, les attitudes qu’elles incarnent et qui fournissent des raisons pour détruire leurs écrits. Ceux de Renée Vivien furent protégés par ses amantes.
La pierre angulaire de la poésie écrite par des femmes, c’est Christine de Pisan, à la fin du XVè siècle : « Suis-je donc restée oisive pendant que Raison et toi, vous bâtissiez avec ardeur ? » [11], écrit-elle au début de La Cité des Dames. Son interprétation du rôle des femmes en matière de culture fait écho à celle de Dhuoda et des femmes troubadours. Elle est la première poétesse à établir une réflexion d’intertextualité, et fait appel à la mémoire des femmes [12] .
A la Renaissance, Louise Labé et Pernette du Guillet bousculent les idées reçues en prenant pour objet l’expression du désir féminin. Louise Labé exhorte les femmes à l’étude [13]. Le temps de l’étude est essentiel pour appréhender une pratique immémoriale de la poésie.
La Réforme et le XVIIè, ont figé cette poésie de l’éveil, mystérieuse et vraie, essentiellement musicale, légère sans ridicule, grave sans emphase, celle de Marie de France, de Christine de Pizan, de François Villon ou de Charles d’Orléans, qui a ressurgit avec les « poètes maudits » du XIXè siècle, auxquels il s’agit d’ajouter Renée Vivien. La poésie de Marguerite de Navarre complète une œuvre qui traverse l’ensemble des genres littéraires et, de surcroît, par le détour dialogique d’une pensée religieuse. La poésie des Précieuses, dont les jeux poétiques sont figés par des dispositifs prosodiques, est un art savant. Madeleine de Scudéry (1607-1701) est la seule avant Vivien a avoir été identifiée à « la grande Sapho ». L’étiquette de « préciosité » ternit aujourd’hui son œuvre poétique. Il faut souligner que cette notion a favorisé, pour la première fois dans l’histoire littéraire française, un regroupement d’écrivaines [14].
Le XIXè siècle retient uniquement Marceline Desbordes-Valmore dont l’œuvre poétique, à l’instar de l’œuvre de Renée Vivien, est un jaillissement. Elle exprime une intelligence féminine de la forme et interroge la légitimité d’écrire. A l’instar d’autres poétesses du XIXè, telles Louise Ackerman et Marie Krysinka, il s’agit d’exhumer les influences, les modèles, de montrer les liens entre la dénégation du savoir trop souvent énoncée par ces écrivaines et leur mise en cause de la parole idéologique des hommes, pour rendre possible la réception de leur poésie à notre époque.
Anna de Noailles (1876-1933), née un an avant Renée Vivien, a joui d’une grande célébrité dès la parution de son premier recueil, Le Cœur innombrable (1901). Paul Valéry, on le sait, lui a décerné le titre de « Muse de la IIIè République ». Rosemonde Girard, et Lucie Delarue-Mardrus furent aussi très célèbres de leur vivant, alors que Renée Vivien, dite la « Sapho 1900 », Amazone lyrique et inspirée, disposait les fleurs de sa pensée dans l’escarcelle des poètes plaintifs, désespérés à une époque où régnait une grande effervescence poétique, sur fond d’interférences et d’oppositions. Les femmes étaient classées en « poésie féminine », un genre très dévalorisé où s’expriment la subjectivité, les sentiments. Les expressions « grande écrivaine » et « poétesse » sont, à tort ou à raison, mal ressenties de nos jours. La question restant vaste, il faut se fier aux intuitions des poètes. Les distinctions établies par Alfred de Vigny entre le consensuel « homme de lettres  », le « grand écrivain, toujours « net, franc » soucieux d’« ordre » et de « clarté », et le poète qui côtoie le délire, dont l’âme est « puissamment construite » mais possédée par l’imagination [15] m’ont paru d’autant plus justes que Vigny ne censure pas ses égarements, et remet en cause cette classification lors de son admission à l’Académie française.
L’appellation « romantisme féminin » a marginalisé ces poétesses, ces « khitarèdes ». Renée Vivien a été réduite à être « la figure de proue » de la littérature lesbienne, une sirène dont le chant dérange, car il dit la vérité, la part d’ombre. C’est la seule a avoir aimé, ressenti et réécrit la grande poétesse lyrique de tous les temps et de tous les pays, Sapho (Psappha), dont l’œuvre poétique — ses fragments —, ouvre « dans l’infini ses ailes mutilées »4 . Moderne Hécate, Renée Vivien se tient « au carrefour » pour avancer vers l’Inconnu, dans la pleine acception du poète « Alchimiste » et « Voyant », qui est savant et ne fait pas peser son savoir, en quoi elle n’est pas décadente. Elle reste de ce fait une figure unique de l’histoire littéraire féminine, mais incarne aussi une voix personnelle, faite de multiples influences, réfractées, déformées, anamorphosées, ce qui m’incite à reprendre une des images de Colette, qui a laissé des pages sublimes sur Anna de Noailles, mais, comme tant d’autres, a négligé Vivien, murée dans son royaume saphique, pour ne la reconnaître qu’en 1928 : c’est l’image de la caméléone « cramponnée à des branches feuillues, imite de tout son épiderme, et darde ses yeux vers la lampe » avec l’âme suppliciée d’une éternelle mourante.
La seule science, c’est la Mort, tandis qu’il faut laisser la poésie être [16].


II — Une quête odologique, la Grèce

Renée Vivien procède par « évocations » et « apparitions » pour témoigner de la présence d’autre chose, une lumière, un soleil. Elle entre en résonance avec le savoir qu’elle transmet, fait rare dans la poésie académique, pour réussir l’union délicate entre la langue française et la rythmique du vers grec. La Grèce antique n’est pas un objet d’étude froid mais nourrit l’œuvre poétique regorgeant d’images symbolistes. Les traductions d’une poésie définie comme originaire, celle de Sapho, inscrite dans une tradition de haute poésie féminine qu’incarnent les Khitarèdes oubliées, n’ont pu être faites sans une très bonne connaissance de la Grèce, connaissance qui procède de l’expérience vécue.
Renée Vivien a voyagé en Grèce pour traverser son image de la Grèce, car « Fille de génie et le plus grand poète de son temps » [17], elle élabore une œuvre littéraire à la jonction de la poésie académique et de la poésie mystique, à une époque où le mythe du progrès et l’imaginaire de la Nature s’érodent, où surgissent hédonisme et individualisme. Celle qui s’exile pour approfondir sa connaissance est avant tout grande lectrice et commentatrice de Sapho. Elle désirait laisser à la postérité une œuvre spéculaire, comme le montre le rapport avec son double, San Giovanni, l’écrivain androgyne, dans Une Femme m’apparut : « (…) vous êtes la floraison bizarre d’une sève inconnue » [18]. Sa vision littéraire habitée par la grâce est fondée sur la révélation et l’illusion, le visible et l’invisible, la surface et la profondeur, le traditionnel paradoxe ontologique inhérent à la vision mystique :

« Que s’effeuillent les fleurs, tubéreuses et lys,
Et que se taise, enfin, au seuil des portes closes,
Le persistant écho des sanglots de jadis…
Ah ! le soir infini ! le soir trempé de roses » [19].

La Grèce fut son chemin de vie après les souffrances de la neurasthénie. Cette femme très cultivée et versée dans la littérature de son époque voit les choses de l’intérieur. Sa quête de la Grèce est du même ordre que la quête de l’Orient mystique et originel d’un Gérard de Nerval. Où renaître pour rejoindre « l’âme universelle » ?
Retrouver la Grèce de Psappha et des Khitarèdes myrionymes, c’est rejoindre à travers des siècles de métaphysique et de religion chrétiennes une pensée de l’immanence confondue avec les sociétés traditionnelles. L’Orient est déterminé en tant que terre où le soleil se lève, terre de l’épiphanie de l’or. Renée Vivien se retrouve sur les rochers de Lesbos, l’île où se joue la restauration de l’état originel, une plénitude que l’œuvre, qui, si elle avait su durer, aurait traduit en terme d’enchantement, car au lever du soleil, les symboles du néant cessent de menacer la vie. S’ils intéressent l’auteur des « Sœurs du silence », c’est en tant que représentations soulignant la virtuosité d’une plume qui doit transcrire « Le persistant écho des sanglots de jadis ». Après le suicide de Psappha, la vie continue et revient dans des odes au son divin. Il reste précisément le poème, qui régénère Renée Vivien, la fait renaître, enchante ses amantes de l’or crépusculaire ruisselant d’une lyre voilée.

III — La beauté reflétée

Renée Vivien opère la remontée par le visage, image de l’autre, monade, microcosme de la beauté du monde dont la contemplation a trait à la connaissance. « Les prunelles de Vally semblaient me contempler ironiquement à travers les orchidées bleues aux grappes tombantes » [20]. « Elle se plaisait à farder sa pâleur de rose blanche... Ses yeux, plus froidement bleus que les brumes d’hiver, distillaient un regard d’Orientale, un regard de volupté et de langueur. Et ses lèvres sinueuses étaient faites pour le mensonge plus encore que pour le baiser » [21]. Lieu par excellence du multiple et en même temps, unique, le visage, tel celui reproduit dans l’édition d’ErosOnyx, Les Khitarèdes [22], est l’avatar du miroir, révélation de la beauté, révélation excessivement déformée, de la réalité, quand il s’agit de Nathalie Barney, et révélation de Vivien dans les yeux de l’autre. « L’imitateur est presque toujours mieux doué que le créateur » disait Wally, sous les regards approbatifs de San Giovanni » [23]. Le reflet a une profondeur que la réalité n’a pas, car il ajoute de l’âme. Il conduit à polir la beauté du cœur pour polir l’être aimé.
Il convient d’opérer une remontée progressive de l’image vers l’être lui-même :
« Aime quelqu’un, aime quelque chose, l’amour est moins périlleux que la pensée »25.
L’être aimé absolu, dont la vue du portrait suffit à rendre amoureux, n’est absolu qu’au-delà du reflet, dans l’unité retrouvée. Cette quête d’une unité perdue est très étrange pour une parisienne de ce temps. Elle garde cette nostalgie dans les formes réfractées des pierreries, élément clé, mots et motifs, de sa représentation effroyablement mélancolique de la nature aux fleurs fanées :

« L’apaisement des fleurs fanées s’infiltrait en moi. J’errai près de l’eau, où se trempaient les chevelures rousses des saules. Je contemplai les chrysanthèmes dont les nuances attristées s’harmonisaient avec les feuillages flétris. Des arbres, plus beaux d’être nus, tordaient leur délicate ossature d’hiver. » [24]

Le reflet n’est que légèrement déformé pour ce lieu rêvé qu’est la Grèce, en tant que lieu de révélation de la beauté du monde. L’image de la Grèce et celle de Mytilène sont réfractées, peu reconnaissables, iridescentes afin de mettre en abime un soleil noir. La beauté est démultipliée car reflétée. Quelque chose vit au-delà, qui se laisse deviner et relève de l’esthétique du multiple que Renée Vivien a si bien exprimée, jusqu’à éprouver de façon profonde plusieurs religions. Ce « dispositif catoptrique », selon l’expression de Baltruasaïtis, aboutit à une écriture de Sapho et des antiques khitarèdes empreinte de cette nostalgie des formes premières. Elle pose en termes d’archétypes les questions de la traduction de la poésie, le passage d’une langue-forme à une autre révélant la nostalgie d’un idéal de beauté pure. C’est dans, par et à travers ce passage, qui revêt les courbes des anamorphoses, que naît une autre beauté, une beauté de l’ailleurs, en plus, qui n’est pas l’Autre mais la révélation de l’Autre à lui-même par le rêve d’une forme idéale : la « lutte d’une âme avec l’Inconnaissable » [25]. Tout est très maîtrisé, précis, dans l’écriture de Renée Vivien. Sa haute technicité, et sa virtuosité même sont profondément pensées, « Pour échapper à la mortelle obsession »25, aux dogmes patriarcaux, auxquels elle oppose, par la voix de San Giovanni, « une théorie de l’Univers » fondée sur la lutte du « Principe Mâle » et du « Principe femelle », tous deux « également puissants » [26], théorie qui renvoie à la tradition mazdéenne, la lutte des ténèbres et de la lumière.

Dans cette très belle poésie, l’expérience de la réalité est si prégnante qu’elle est toujours l’objet d’une mise en abime. Il est juste de parler de « mythologie féminine », englobant la présence des Khitarèdes, et dont le fond tapissé d’une pensée de femme flamboie de l’iridescence des images.
Une iridescence qui témoigne de la présence d’un soleil noir. La tradition littéraire dont elle procède, que j’appellerai la mimésis saphique, se traduit par un va et vient passionnant entre savoir et puissance créatrice. Tous les textes de Renée Vivien lui viennent de l’absence de la femme aimée. Et cette poésie qui vient de l’absence mue en une poésie d’esthète nonchalante qui garde le souvenir des formes parfaites, illustrant une des rares pensées de Marguerite Yourcenar sur l’univers poétique :
« Les poètes nous transportent dans un monde plus vaste ou plus beau, plus ardent ou plus doux que celui qui nous est donné, différent par là même et en pratique presque inhabitable. »
(Mémoires d’Hadrien)

Notes

[1Sappho (vers -640, vers -590).Traduction d’Edith Mora, Flammarion, 1966, p. 381.

[2Renée Vivien, Une Femme m’apparut, éd. Adventice, 2008, p.29.

[3Ibid., p. 31.

[4Renée Vivien, Sapho, ErosOnyx éd., 2009, Préface de Renée Vivien, p. 23.

[5« Psappha charme les Sirènes », dans La Dame à la louve, Folio, coll. « Femmes de Lettres, 2007, p. 107.

[6« A la Femme aimée », Etudes et Préludes (1901), dans Poèmes 1901-1910, ErosOnyx éd., 2009, p. 23.

[7Une Femme m’apparut, op.cit., p. 41.

[8La classification par siècle est arbitraire mais utile au monde des lettres, importante pour le bilan du XXè siècle, se reporter aux Regards sur la poésie du XXè siècle, t. 1. Textes réunis et présentés par Laurent Fels. Belgique, Les éditions namuroises. 2009.

[9C’est encore une activité qui pose problème, voir Camille Aubaude, « Nommer un métier, la poétesse », dans Voi(es)x de l’autre. Etudes réunies et présentées par Patricia Godi-Tkatchouk, Presses Universitaires Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, 2010.

[10Manuel pour mon fils (843). Dhuoda est considérée comme la première femme de lettres en France. Voir Camille Aubaude, Lire les Femmes de Lettres, Dunod, 1993, p. 2.

[11Première page de La Cité des Dames (1405). Texte traduit et présenté par T. Moreau et E. Hick, Stock, 1986.

[12Voir l’édition des Poésies d’amour de Christine de Pisan. Traduction, choix des textes, préface de Camille Aubaude, Aumage éd., 2003.

[13« Dédicace à Mademoiselle Clémence de Bourges, Lyonnaise » du Débat de Folie et d’Amour (1555).

[14Voir Camille Aubaude, Lire les Femmes de Lettres, op. cit., p. 33.

[15Dans sa préface de Chatterton.

[16En référence à la gelassenheit d’Hannah Arendt, « laisser la vie vivre », la vie qui vient.

[17Salomon Reinach, cité par Nicole Albert, dans Renée Vivien à rebours. Etudes pour un centenaire. Ed. Orizons, 2009, Introduction, p. 8.

[18Op. cit., p. 48.

[19« Lassitude », Cendres et Poussières (1902), dans Poèmes 1901-1910, op. cit., p. 65.

[20Une Femme m’apparut, op.cit., p. 21. Vally est la transposition littéraire de Nathalie Barney.

[21Ibid., p. 37.

[22Les Khitarèdes, ErosOnyx éd., 2009, p. 16. Portrait d’une Kitharède, d’après Lévy-Dhurmer in Les Khitarèdes, Paris, 1904.

[23Une Femme m’apparut, op.cit., p. 29.

[24Ibid., p. 156.

[25Ibid., p. 38.

[26Ibid., p. 30.