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Publications du Greca

29 septembre 2007

par temporel

Construction de l’identité dans la rencontre des cultures chez les auteurs d’expression allemande : I. Etre ailleurs.
Publication du GRECA, groupe de Recherche et d’Etudes sur la Culture Allemande.
Publications de l’Université de Saint-Etienne, 2007.
Sous la direction de Patricia Desroches-Viallet et Geoffroy Rémi.
Avec la participationde :
Irène Bessière, Lucien Calvié, Blandine Chapuis, Jean-Pierre Chassagne, Dieter Hornig, Aline Le Berre, Philippe Martin, jean Mortier, Hélène Roussel, Suzanne Vengeon.

« Nombreux sont, au moins depuis la fin du Moyen-Age, les artistes d’expression allemande – écrivains, mais aussi peintres, musiciens, cinéastes… - à avoir, à un moment ou un autre de leur vie, franchi les frontières de leur pays d’origine pour aller chercher au loin – avec plus ou moins de bonheur – ce complément d’âme ou de culture qui leur permettrait une reconstruction identitaire salutaire à la fois pour leur propre moi et leur activité créatrice. »
Dans une première partie est étudié « l’irrésistible attrait de l’Italie et de l’Orient » (Goethe, Heine, les peintres de la « Confrérie de Saint Luc » à Rome, les chemins de Jérusalem au quinzième siècle, Leopold Weiss et l’Islam, Anne-Marie Schwarzenbach et la Perse). La deuxième partie s’intitule « Facettes du voyage : exil et mises en scène » (Harro Harring en Suède, Franz Hessel à Paris, Arnold Schoenberg jusqu’aux Etats-Unis, Wim Wenders et Hollywood, Wolfgand Koeppen et le voyage, Leo Perutz et les civilisations étrangères, la question de la RDA.
Le volume se clôt par l’entretien de Claude Vigée et de Blandine Chapuis, « Lutte avec l’ange, lutte avec langue(s) ».
« Alors, autant vaut jouer franchement le match de la naissance, de la vie et de la mort, à une condition pourtant : il faut comprendre que ce n’est qu’un grand jeu. Un jeu fatal, terriblement grave et douloureux. Sachons lire le dessous des cartes, fût-ce par le seul truchement des mots. Masquée par les rites, dissimulée sous les voiles du culte ancestral, emprisonnée dans l’ordre du visible, du concret, de l’histoire, se cache la seule réalité qui compte. Il n’est au monde d’autre lieu saint qu’elle seule. C’est la présence invisible de l’Aleph vivifiant, à laquelle nous devons, humblement, respect, fidélité et amour, à jamais. »