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Poezibao

9 mars 2007

par temporel

Poezibao, revue en ligne : Entretien avec Florence Trocmé. Novembre 2006.

http://poezibao.typepad.com/poezibao/

Temporel : Quand Poezibao a-t-il vu le jour ?
Florence Trocmé : Le 30 novembre 2004 exactement. Nous sommes bientôt à la date anniversaire.
T. : Comment l’idée de cette revue vous est-elle venue ?
F.T. : Le cheminement a connu plusieurs étapes, qui sont celles de mon retour à la poésie. Durant mes années de formation, je ne me suis pas montrée attentive à la poésie contemporaine. Elle me paraissait en effet peu accessible, un peu comme la musique. Quand j’étais jeune, je lisais Nerval, Milosz, Lautréamont.
T. : Quelles études avez-vous faites ?
F.T. : J’ai étudié l’histoire de l’art, jusqu’à la licence, puis je suis devenue journaliste chez Maison & Jardin durant vingt-cinq ans, de 1971 à 1996. J’ai été grâce à cela initiée très tôt (1986) à l’informatique, et puis, en 1996, quand la revue cessa de paraître, je me retrouvai au chômage. Comme je m’intéressais aux possibilités qu’offre Internet, j’ai participé à zazieweb.fr, site qui s’adresse au grand public et offre à chacun la possibilité de donner son point de vue sur ses lectures. Dans ce contexte, je me suis fait des amis qui m’ont amenée à m’intéresser à la petite édition ce qui a suscité un coup de foudre pour la poésie contemporaine, à travers notamment l’œuvre d’Yves Bonnefoy et celle de Philippe Jaccottet. J’ai alors proposé à la directrice de zazieweb.fr de fonder une rubrique spécifique à la poésie et me suis engagée à lui fournir chaque jour un extrait de poésie moderne ou contemporaine, pari tenu pendant plus de mille jours. C’est ce qui m’a donné l’idée de Poezibao site que j’ai créé sous forme de blog et où j’ai transplanté l’anthologie poétique en novembre 2004. J’alimente quotidiennement le site. Cela me prend quelques heures par jour, quatre en moyenne, sept jours sur sept. C’est aussi un véritable magazine qui comporte des reportages, des comptes rendus de lecture ou de rencontres, des entretiens. La revue accueille des inédits, poèmes ou articles. Au cœur de tout le dispositif se trouve l’anthologie permanente, à visée encyclopédique. Je cherche à être exhaustive et à manifester une grande ouverture à toutes les tendances. Poezibao reçoit 800 visites par jour en moyenne, dont 200 vrais lecteurs. On compte, depuis le début, 250 000 visites.
T. : Vous écrivez vous-même ?
F.T. : Ma production personnelle, dans le Flotoir, est complètement séparée. Je publie en revue, dans Siècle 21 ou dans Le frisson esthétique.
T. : Des projets d’avenir ?
F.T. : Continuer. Depuis peu, j’ai de l’aide. Tristan Hordé m’a promis une étude sur Jude Stefan. Je me pose aussi la question de la structure. Faut-il faire voisiner sur le même plan le poète débutant et le poète reconnu ? Dorénavant, je compte publier une fois par mois un dossier sur un grand poète. Je pense à Pierre Reverdy, à Max Jacob. J’aimerais aussi solliciter des poètes qui écrivent sur des poètes. Avec Poezibao, j’accomplis un rêve de petite fille.
T. : Merci, Florence.