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Poésie : Gilles-Marie Chenot

9 mars 2007

par Gilles-Marie Chenot

MDK 1

Le peuple du centre marche
Au son des tambours de la nuit
Sombre rythmique hallucinée
Des torrents de fer pulsent
Les incantations forgées par le chaos
Les voix des femmes luisent sur le velours
Des aciéries qui pilonnent le jour
Des chœurs antégrégoriens sillonnent
L’air ambré de la poussière
Les gémissements abondent
Dans cette fièvre d’un au-delà des fleuves
Les orgues ombrent un champ de particules
Dans l’ocre mauve des possibles
Une strie rouge développe des aigus
Les voix s’extasient de fraîcheur lourde
La jouissance humidifie les accents toniques
Des féminités de passage
Dans une montée dionysiaque
Les faunes entament leur chant
Rut velouté et sauvage
Les halètements se réverbèrent
Sur la soie des épées
Des nappes de son non torréfié
Se dilatent à peine
Emergent d’autres résonances sans égales
Le ressac de la mer emporte les hymens
Vers de lointains souvenirs
Crescendo qui remonte le sillage
D’un rêve descendu par Amour


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