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Poésie : Chantal Danjou

29 septembre 2007

par Chantal Danjou

à Jacquette

La paix

Sur le chemin, de nombreux oiseaux jusque là inaperçus. S’envolent des taillis ! Tachent la mer. Très blancs, très blancs. Comme Vénus, la première étoile. Puis au rythme d’un voyage rapide. N’existent déjà plus ! Ni ne crient. Où sont-ils les oiseaux ?

Sur le chemin, un petit nuage. Autre blanc. Vient, vient. A la rencontre du bleu dans son immortalité.
Nuage des collines, en ami s’abandonne. Epouse, au vent tranquille, qui le regarde. Est-il poète, est-il libre ?

Sur le chemin, à l’heure des monts plus roses. Il suffit d’un souvenir : à la pâquerette refermée comme un pinceau, un trait de mauve.
En descendant le chemin, un couple, tous deux âgés. Passent, passent, dissipant la solitude.
Sans doute iront-ils mourir comme tous sous le ciel

La joie ferme la marche. Près de la nuit, avant de briller semblables à la lune, l’un l’autre allongés.
Juste un sourire qui, comme les oiseaux. Disparaît

La vie n’est-elle pas à l’aplomb de la mer ? Quand le chemin tourne, avant l’escarpement, avant. Un blanc où. Des pas qui s’effacent. Ne reste que la trace de, de et de, tristesse ou clarté ou fleurs

Ils se sont posés tant de questions. Sous le voile des chemises, la poitrine est presque nue, presque transparente. La poitrine est rendue à l’os

Veinée de bleu quelque autre couleur dont on ne sait rien. Accepter ce qui n’a pas de sens. Qui ne se résout pas au désir du corps. Si ce n’est l’ultime pulsation. Le cœur monte comme une ombre

Extrait de Formes


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