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Phène, poèmes

26 septembre 2011

par Phène

du semblant à la Semblance


 

Au lever de l’aurore,
l’inharmonie des traits se détache
à contre-jour.
Silhouettes étiques aux tracés obscurs,
le disgracié s’évanouit
dans l’irréel
à l’
infini.
Les nuits s’oublient quand
l’éclair du souvenir
illumine le profil sombre.
Vision éblouissante.
La Face rayonnante
paraît
dans le pur éclat
de Soi.

***


La Parole obscurcie

le jeune Poète
s’éclaire à la lumière
vacillante des mots

***


Le poème est la voix de l’Être intérieur
qui exprime sa fusion en l’Indifférencié
ou la douleur que lui procure
l’illusion les mondes égoïstes…

***

Poète,

flambeau de l’Écriture
dont le génieéclaire
l’inapparent tracé

du Verbe

dont le prodige

cisèle
l’ineffable Mystère

sur le parchemin du Souffle

Toi,

illettré au monde

Ô Toi,

Essence de la Lettre

***

Profondément recueilli

dans la crypte du dernier ciel

le Poète
s’évanouit

dans la

contemplation

du Secret
révélé


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