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Paul Claudel, par Frédéric Le Dain

25 avril 2009

par Frédéric Le Dain

Respirer, le poème




Paul Claudel, Psaumes, traductions 1918-1953. Paris : Gallimard, 2008 & Les Sept Psaumes de la Pénitence, 1945. Paris : Seuil, 2007.

A Claude Vigée

« « Oui, la poésie, c’est respirer », m’écrivait Henri Meschonnic le 27 avril 1990. » Claude Vigée, Dans le creuset du vent, Parole et silence, 2003, p.86.

« Nous ne comprendrons rien à la poétique des Psaumes (…) si comme un rythme incessant à l’arrière de notre conscience, nous perdons le sentiment de cette danse sacrée et de ce dialogue avec le son. » Paul Claudel, Les Aventures de Sophie, Gallimard, 1937, p.142.

« Les mystiques sont des gens qui prennent le large (…) » Catherine Millot, La vie parfaite, Gallimard, 2006, p.11.

*

C’est du côté d’Athènes que l’on se tourne dès lors que l’on veut définir « la poésie ». On y évoque alors bien souvent un « faire », qui est probablement un « fabriquer », et il n’est que de se reporter au Bailly (Hachette, 1950, p.1580-81) pour prendre quelque mesure de cette belle racine, riche de polysémie, de polyphonies. A l’évidence, depuis cette époque, au moins, l’on attend de ce côté-là « une action », sans que soit toujours précisée laquelle, d’ailleurs -Aristote, tout de même, et la catharsis, il est vrai-, et l’on se doute bien qu’elle a un rapport avec le langage. Soit. Et au « lyrisme », bien sûr.

C’est pourtant du côté de Jérusalem que je voudrais me tourner, ici. Non tant par esprit de contradiction –il est vrai qu’il n’en manque pas chez les poètes, tant mieux !-, que par esprit de justice, en quelque sorte, pour dire de temps en temps le sort de l’Oubliée –et de fait Inconsolée. Elégiaque, en partie, peut-être. Dansante, à coup sûr.

On s’avise en effet rarement du fait que, disons des Confessions de Saint Augustin à Paul Celan et au-delà –Claude Vigée, Henri Meschonnic, Alain Suied, qui me serviront ici de guides, je dirai pourquoi- et d’autres injustement oubliés, peut-être, le psaume, oui, le psaume, traverse allégrement proses et poèmes, non pas pour dire « une autre origine », mais peut-être pour « dire une parole » -en lui donnant un Orient- celle-là même que Heidegger voyait « cheminant dans la parole » de Georg Trakl, autre « psalmiste » inconnu, et méconnu de son commentateur –dans la portée de son geste- d’ailleurs (Unterwegs zur Sprache, Acheminements vers la parole, cite « Psalm » p.56, éd. Gallimard, 1976 coll. « Tel » pour notre édition, mais sans commenter le « psaume », hélas ; et, pour Georg Trakl, Poèmes I et II, éd. GF Flammarion, trad. Jacques Legrand, qui présente les versions successives du « Psaume » ).

Des Confessions de Saint Augustin, disais-je… non pour sacrifier à la mode d’un certain augustinisme, mais pour pointer cette remarque d’un de ses traducteurs récents, Patrice Cambronne, écrivant : « En rappelant les trois sens du mot confessio, et les différents registres de langage dans cette œuvre, on pourrait presque aller jusqu’à dire que Les Confessions sont un immense psaume parsemé de dissertations de rhéteur. » (Les Confessions, éd. Gallimard, coll. « La Pléiade », 1998, p.1370, note 2, je souligne, FLD).
Les Confessions, un psaume… Voilà qui n’a peut-être pas échappé à Pascal, grand lecteur d’Augustin, qui, au seuil de ses Pensées, écrit de façon bien mystérieuse : « Les psaumes chantés par toute la terre. » (Fragment 1, éd. Le Guern, Gallimard, 2004, « folio », p.67). Un constat d’universalisme ? ou un vœu (de poète) ?
Les Confessions, d’Augustin : « Au lieu de soi » (Jean-Luc Marion)… ou « au lieu de l’Autre » ?

Et, plus près de nous (1963) cette invocation de Paul Celan, donc, sobrement intitulée « Psalm » (Psaume) :
(…)
« Gelobt seist du, Niemand. »
Loué sois-tu, personne (Die Niemandsrose, La rose de personne, trad. Martine Broda, éd. Le Nouveau Commerce, 1979, p.38-39 )

*

Cette « parole qui parle », ou qui demeure, comme on veut -cette « source permanente », dit métaphoriquement Claudel dans sa préface, Gallimard, 2008, (p.20)-, appelons-la ainsi, en référence à Heidegger, pour l’instant, cette « parole parlante », Paul Claudel, dans les années de guerre (1918-1953) entre Saint Augustin et Paul Celan, excusez du peu, choisit d’y « répondre ». : « C’est correct ! Littré dit que répondre est un de ces verbes qui de temps en temps, eh bien ! ils se payent d’être actifs. On répond la messe. Et alors moi, pourquoi est-ce que je ne répondrais pas les Psaumes ? » (Paul Claudel, Psaumes, p.19, Gallimard, 2008 )

Parole parlante, le mot n’est-il pas trop fort ? « Il y a plus de soixante ans que je les lis et que je leur pose des questions, et qu’ils m’en posent de leur côté. Ce n’est pas seulement un goût que j’ai comme ça, c’est une pénitence que l’on m’a imposée. » (p.19) ; et, plus loin, Claudel ajoute : « J’écoute. Je ne comprends pas toujours, mais je réponds tout de même. J’apporte l’écho qui est bien obligé d’y mettre du sien. » (p.20, Gallimard, 2008)

Disons d’emblée un regret, qui n’est pas de collectionneur, mais de lecteur : dans l’édition précédente que reprend l’éditeur Gallimard, et qui était confiée aux bons soins de Desclée de Brouwer, Léopold Sédar Senghor avait droit au chapitre, dans une belle postface. Il y faisait la généalogie de la traduction des psaumes, et aussi celle de la poésie claudélienne : « Pour revenir à Paul Claudel, on ne dira jamais assez le choc que fut, pour le jeune homme, la lecture d’Arthur Rimbaud. » (éd. Téqui, pour « reproduction offset »,1990, p.279). Rimbaud, soit dit en passant, qui écrivait à Paul Demeny, de Charleville, le 15 mai 1871 (éd Antoine Adam, « La Pléiade », 1972, p.249) : « J’ai résolu de vous donner une heure de littérature nouvelle ; je commence de suite par un psaume d’actualité » -je souligne (FLD). Suivent « Le chant de guerre parisien », mais aussi le fameux « Je est un Autre »… Rimbaud le « psalmiste » ?
Lui-même, Léopold Sédar Senghor, « chante les psaumes », bien sûr, avec kora et balafons.

Mais laissons cela. Pour nous intéresser à un autre poète, en quelque sorte, un « poète sacré » (dixit Claudel), David, et à son « deus absconditus ». Aux Psaumes, donc : « Mais qu’est-ce qui vient de t’arriver, ô David ! Voici que tout à coup au fond de toi, il t’est arrivé une autre voix ! une autre, pas la tienne. La tienne et pas la tienne. » (Paul Claudel, Psaumes, Gallimard, 2008, p.23). Un « opéra fabuleux », à sa façon… Il y a du Rimbaud dans ce David…

*

Cette « parole qui parle », puisqu’il s’agit peut-être, modestement, mais dans le sillage d’un Jean-Louis Chrétien dans Saint Augustin et les actes de parole (PUF, coll. « Epiméthée », 2002), « de présenter une phénoménologie de la parole suivant le fil conducteur de ses actes » (op. cit., p.8) c’est d’abord une parole intime, celle que Claudel note dans ses « Cahiers », son Journal (éd. Gallimard, coll. « La Pléiade », par F.Varillon et J. Petit, 1968, 2 vol.), qui agit « au-dedans », comme dirait Michaux.
Pour en donner une idée, en date de Juillet 1908 (Journal, T1, p.61-62), on peut noter la méditation de Claudel (assez virulente et tempétueuse, comme sait l’être Claudel, question d’époque, peut-être, contre le « modernisme », sa bête noire) :
« L’hérétique ne sait que séparer, couper, briser, disjoindre (l’ « analyse », le criticisme). Il sépare du Verbe la chair, il divise, il éloigne, il met à part Dieu et l’homme, la tête et le corps. »
Suivent des citations à l’intérieur de cette controverse, puis :

« Le Verbe se fait la chair de nous tous.

Le lait, l’aliment de la chair.

quia caro sunt, spiritus vadens et non rediens (Ps. XVIII, verset 39) »

Le psaume, un écho méditatif, une parole qui « dit le Verbe fait chair » ? Claudel va « au concret », ne sépare pas « la tête », et « le corps » : est-il si « orthodoxe » (catholique, si l’on y tient) que cela, d’ailleurs, ce Claudel, quand toute la théologie de l’époque s’appuie sur la séparation (grecque) « de l’âme et du corps » ? On pourrait se le demander… Il est en tout cas bien proche de la Bible…
C’est bien du « Verbe fait chair » qu’il est question : « Il ne s’agit pas d’un texte que l’on s’efforce de faire passer le plus exactement et le plus élégamment possible d’une langue dans une autre. En fait de langue je ne veux connaître que celle de l’Esprit-Saint qui depuis le jour de la Pentecôte ne demande qu’à rendre éloquente celle des pauvres enfants que nous sommes.
La voici qui d’elle-même se place dans notre bouche pour enfoncer ses racines jusqu’au fond de nos entrailles et jusqu’au plus intime de notre cœur. » (« Préface à la traduction des Sept Psaumes de la Pénitence », éd. du Seuil, 2007, p.7). Peut-on être plus concret ? La « langue du signifiant », langue spirituelle, comme le rappelle Jean Allouch (La psychanalyse est-elle un exercice spirituel ?, éd. Epel, 2007, p.94 et suiv.)…
« Lingua amoris (…) » précise Claudel (« Préface… », éd. du Seuil, 2007, p.9), langue de l’amour, donc. Ces « répons » de Claudel au cœur de son « journal » sont constants. Claudel prend appui –la note 1, p.19, de l’édition Gallimard, 2008, nous en prévient- sur les Psaumes :: « Souvent, nous trouvons dans le Journal de Claudel des références au psaume qu’il est en train de méditer, souvent le psaume reflète l’atmosphère de la journée du poète écrit « dans la fournaise » en 1947, ou ces psaumes 128,129 et 130 inspirés par un séjour chez Romain Rolland à Vézelay (…) »

*

Cette « parole qui parle », nous nous en doutons bien, est également, chez Claudel, « prière » : « Je traduis Dieu à moi et je traduis moi à Dieu à l’aide de cet organe qu’il Lui a plu d’enraciner entre mes dents. Moi-même, et non pas un quelconque entrepreneur d’oraisons. » La langue, et d’abord au sens physique… « entre mes dents »… La langue de chair, en somme. « Nous naissons avec ce livre aux entrailles », écrivait André Chouraqui…
Prier, pour Claudel, c’est donc entretenir ce dialogue tendu entre lui et Dieu, ce Dieu des psaumes, et pas nécessairement celui des philosophes, pour reprendre Pascal, le « Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob », notait-il au soir du 23 novembre 1654. Un dialogue des profondeurs. Avec pour repère la traduction de saint Jérôme, certes. Nul n’est parfait.
Une prière qui prend de multiples formes : confession, louange, bénédiction… Autant d’ « Actes de parole » dont Jean-Louis Chrétien, dans son beau livre, Saint Augustin et les actes de parole, décline les moments. Confession, louange, bénédiction… c’est la « prière des Psaumes ». « Les Psaumes, avec une magnificence de langage incomparable, ouvrent tout le champ de la prière », écrit Claudel dans Les Psaumes et la photographies, en 1943, et il ajoute : « On dit que l’on parle anglais à un Anglais, et nous, quand, les yeux fixés sur ce livre ouvert devant nous, nous récitons, disons mieux, nous célébrons les psaumes, nous parlons Dieu à Dieu. » (Œuvres en prose, « La Pléiade », 1965, respectivement p.388 et 390).
Prière savoureuse : « Tu m’as grisé le cœur, tu m’as délié la langue, et ma chair elle-même, Tu lui as donné l’espérance pour coucher avec ! » (Ps 15, p.63) Ou un peu pamphlétaire : « Tous ces braves gens qui vont tous les dimanches à la messe, c’est pas leur faute s’ils puent au nez du bon Dieu comme de l’eau de cologne ! » (Ps. 36, p.115)
Et il est possible, au fond, que cette « parole traduite » soit aussi une « parole théologique », parlant à Dieu, mais aussi de Dieu. Mais il est possible aussi, que cette parole soit celle qu’essayait d’identifier Michel Henry comme « parole de la Vie »…

*

Cette « parole qui parle », parole intime, secrète, que seule une « traduction » va pouvoir approcher dans « sa langue », on oserait presque dire « avec sa langue », c’est aussi elle qui innerve l’œuvre poétique elle-même. Et j’y inclus, pour ma part, l’œuvre théâtrale, conformément à la « poétique » -celle d’Aristote.
Le Père jésuite, au début du Soulier de satin, d’où tient-il son lyrisme ? D’Orphée ? ou de David ? Le « Verbe claudélien », où s’est-il trempé pour être ainsi saisissant ? Le verset claudélien, est-il « né de rien » ? Il faudrait voir…
On pourra au passage formuler cette hypothèse : entre Rimbaud, découvert, comme on sait, « dans l’illumination », et David, dans la douleur (« la pénitence »), la vocation de Claudel se dessine, ici, entre deux limites.
Revenant de Rio de Janeiro, où il a composé La Messe là-bas (Œuvre poétique, « La Pléiade », p.491 et suivantes), poème dans lequel se trouvent des citations de psaumes, Claudel « répond » le psaume 76 (p.170). Nous sommes en 1918. Poésie cosmique, « Magnificat », à sa façon :
« Je me rappellerai les œuvres du Seigneur, depuis le jour premier je me rappellerai tes merveilles. » (verset 12)

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Cette « parole qui parle », c’est aussi celle de l’Histoire. 1918, disions-nous, et c’est bien la date qui nous est proposée au bas du Psaume 76… « Ma voix vers Dieu s’est élevée, ma voix vers Dieu et il m’a prêté l’oreille. ».
De façon plus profonde encore, Claudel appelle le Psaume 78 « Le psaume de Varsovie » en écho au soulèvement de Varsovie (août 1944). L’écho du verset 1 est assez saisissant :
« Seigneur, les nations par tous les bouts ont pénétré dans ton héritage, elles ont profané ton temple, elles ont fait de Jérusalem un monceau de pierres. »
C’est aussi, après-coup, au Ghetto de Varsovie que je pense.
Verset 11 :
« De toute la largeur de Tes bras presse sur Ton cœur les enfants des massacrés. »

*

Cette « parole qui parle », c’est une « parole donnée ». Et nombreux sont en effet les poèmes –les Psaumes - qui ont été préalablement « donnés », les psaumes traduits afin d’être donnés. Que peut-on dire de ce geste ? Une façon pour Claudel de faire don de sa prière ? De « communiquer » quelque chose de personnel ?

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On peut contester les choix de Claudel, et leur trouver, ici et là, peu d’élégance. Mais les psaumes, à l’instar de son traducteur, ne sont-ils pas une façon d’approcher une vérité de l’être ? En même temps qu’une quête du « Tout-Autre » ? « Je traduis Dieu à moi et je traduis moi à Dieu (…) » (« Préface », éd. du Seuil, p.9). Traduire Dieu… n’est-ce pas là un « geste herméneutique » ? Et Claudel, dans Les Aventures de Sophie, commentera précisément certains psaumes…
Mais son grand mérite, à mes yeux, est de se saisir de cet espace, la « parole parlante », pour y inscrire un sujet : « C’est toujours la parole de Dieu, mais c’est maintenant moi qui m’en sers. » (Préface, éd. du Seuil, p.8). Autrement dit, ce Claudel bien souvent intransigeant est, dans sa traduction des Psaumes , un « moderne » : il investit cette parole avec ce que lui-même ressent. Il est bien loin, c’est sûr, de cette méfiance catholique, cultivée autour du texte biblique et de sa lecture, même si l’on peut évidemment contester les présupposés qui sont les siens. Mais je n’ai pas le sentiment que la sévérité qui est celle de Lévinas dans quelques articles de Difficile liberté, Claudel la mérite pour ces Psaumes.
Il « incarne » en quelque sorte cette parole, lui trouvant une fécondité actuelle dans son inactualité. Irait-on jusqu’à comparer le geste de Claudel avec celui de Nietzsche dans Zarathoustra ? On ne peut pas ne pas lui reconnaître, ici, un goût de la liberté, et un goût contestable, mais un goût, avec tout ce que cela a de concret (saveurs).
*

Mais cette « parole qui parle », c’est « du rythme » : certains manuscrits ont été donnés à Darius Milhaud… pour que la musique face surgir ce rythme ?
Et je retrouve ici ce qui m’avait frappé et intéressé dans la traduction d’Henri Meschonnic (Gloires, Desclée de Brouwer, 2001)… qui est aussi une poétique de la poésie : le poème, c’est du rythme. Je n’entre pas là dans des discussions théoriques. Claudel perçoit cela : « Nous ne comprendrons rien à la poétique des Psaumes (…) si comme un rythme incessant à l’arrière de notre conscience, nous perdons le sentiment de cette danse sacrée et de ce dialogue avec le son. L’esprit impétueux s’enlève, pendant que sous ses pieds il continue quelque chose, une ligne, un ruban de route, une présence, dont le contact ininterrompu et repris ne fait que ponctuer les accidents et les sommets. Parfois même il ne s’agit pas d’un exécutant unique, c’est tout un chœur entrelaçant divers dessins où l’on passe de l’un à l’autre des masques, des figures », écrit Paul Claudel dans Les Aventures de Sophie (Gallimard, 1937, p.142)

Et Henri Meschonnic : « (…) c’est ce continu, que j’appelle le poème de la pensée, qui est à traduire, que ce texte soit culturellement catalogué comme un texte religieux, un texte littéraire ou un texte philosophique. » (Gloires, DDB, p.15).
En écho, Claude Vigée, lecteur de Gloires : « La source de poésie véritable du corpus biblique se place dans le corps vivant, dansant et chantant de la langue orale elle-même. » (Dans le creuset du vent, éd. Parole et silence, 2003, p.86).
Et, de fil en aiguille, Claude Vigée écrit : « L’œuvre poétique de Meschonnic n’est-elle pas la métaphore immense de ce seul petit mot : respirer ? »
Respirer : le psaume. Respirer, le poème.

« Tu dois accueillir
en toi
le silence du monde. »
Alain Suied, L’Ouvert, l’Imprononçable, Suites hébraïques, Arfuyen, 1998, p.12


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