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Michel Cosem

29 avril 2012

par Anne Mounic

Michel Cosem, Ainsi se parlent le ciel et la terre (extraits). Colomiers : Encres Vives, n° 402, janvier 2012.

On retrouve, dans ce recueil, le rythme propre à Michel Cosem, rythme de la marche et de l’observation du chemin qui se mêle au poème. Le cheminement lui-même est voix, voix du recueillement dans les deux sens que l’on peut imaginer à ce terme ‒ recueillement des impressions, des choses menues ; recueillement en soi par la grâce de l’extériorité. Le poème exprime cette unité de l’être qui se déduit de l’amour du monde et de la vie. Une communion.

« En cheminant au creux du val buées et fumées cernent les ombres flamboyantes. Telle l’indicible parole la feuille du tremble dit le vent et le goût du soir, l’unité du monde et la fécondité des métaphores. Il y a sur les violettes blessures les cadences de la fête, les horizons des oiseaux et cette insolence de l’instant qui déchire le sommeil. Nous sommes à mi-chemin de l’éphémère sur les stalles d’humus où se régénère l’abécédaire du poème. »

Les herbes de safran. Jonzac : Editions de l’Atlantique, 2011.

On retrouve semblable cheminement dans ce recueil. Chaque poème en prose se voue à un lieu, Avignon, les Corbières, ou le musée Guimet à Paris, entre autres. « Seule subsiste la modeste et sublime richesse, juste à l’aplomb de l’abîme où glisse le temps. »


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