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Max Alhau, par Gérard Paris

30 septembre 2009

par Gérard Paris

Max Alhau, L’état de grâce. Brissac : Editions du Pavé, 2009.


Un prisonnier condamné à être pendu est subitement transféré au Palais de l’Empereur où il est affecté à la réorganisation de la bibliothèque. Il croit à sa rédemption quand deux gardes l’arrêtent de nouveau pour l’emmener dans une cellule du palais (« L’état de grâce »).
Un homme trafique la cocaïne avec une femme, Patricia, qui le dénonce. Il est condamné à trois ans de prison. A sa sortie il retourne chez elle, croit tuer Patricia, mais c’est sa sœur jumelle ; Patricia viendra le défenestrer chez lui (« Retour »).
Un homme se rappelle sa rencontre et sa promenade avec Pascual et sa sœur Pilar – grâce à une photo. De nouveau il s’assied à côté d’une femme : on vient le prendre en photo (« Une photo »).
Le narrateur rencontre Juan Sosiego, professeur argentin venu faire une conférence pour la société France-Amérique latine, à Paris. Sosiego ne découvre ni son contact ni la société. Finalement un doute demeure : la société France-Amérique existe, mais Sosiego n’est-il pas un imposteur ? (« A Paris »)
François Blanc, de passage à Madrid, découvre son portrait peint par José Luis Cabrera. Extrêmement troublé par son double Miguel Alameda, avocat comme lui, il finit dans la déchéance et se tue en voiture (« Un portrait »).
Le commandant Valdivia, qui pilote le boeing de la ligne Antofagasta-Asuncion, signale qu’un moteur a pris feu et atterrit dans le désert d’Atacama. Une équipe de secours retrouve l’avion en bon état sans les passagers : on ne saura pas ce qu’ils sont devenus (« Vol AC 314° »).
Duarte, locataire d’une résidence, disparaît, apparemment arrêté par des policiers ; il réapparaîtra quelques jours plus tard prétendant être allé à un congrès d’architectes. Qu’en est-il réellement ? (« L’arrestation »)
L’errance de deux hommes dans les tunnels de métro après avoir quitté un wagon fantôme Une lueur d’espoir apparaît alors (« Le métro »).
Dans ces huit nouvelles Max Alhau va démontrer notre incapacité à maîtriser le réel qui, parfois, dérape subrepticement vers l’insolite, vers le fantastique nous inclinant à douter de notre raison et de nos facultés de réflexion.


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