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Maurice Couquiaud

29 avril 2012

par Anne Mounic

Maurice Couquiaud, A la recherche des pas perdus. Paris : L’Harmattan, 2012.


Dans ce recueil sont rassemblés des poèmes en prose où affleurent quelques aphorismes : « Le temps est la progéniture de ses contradictions. » Le poète également questionne : « Qui chercherait la pointure du matin dans le sillage d’un voilier ? » Viennent ensuite des poèmes en vers libres :

« S’attendrir,
C’est monter dans l’arbre
plus haut que les dernières cerises,
non pour les cueillir avant les oiseaux
mais afin de partager ce qui les fait mûrir. »
L’humour n’est pas absent :
« C’est triste aujourd’hui
d’être un vieil ascenseur !
Mes liens avec la terre
sont trop ancien pour être réglementaires. »

Il en est question d’ailleurs, dans la suite d’aphorismes qui composent « Un rire adolescent » : « Pour atteindre la subtilité, l’humour doit échanger la densité de l’espace-temps contre sa relativité ! » Et l’on rencontre alors un quatrain rimé, dans lequel le diable se fait le complice de la peur :

« La peur met le grand silence à nu
pour écouter notre dernier soupir.
Le diable monte ses flammes à cru
pour être à même de nous saisir. »

L’ouvrage s’achève sur cette plaisante définition du poème : « Heureusement le poème est le Bien des mots. » D’autres expressions, au fil de la lecture, nous ont laissé entendre qu’il était aussi demeure. Maurice Couquiaud parle de « la chaude intimité de la poésie » et aspire à : « Se projeter dans un temps qui ne s’écoule pas, non pour durer, mais pour saisir dans la permanence assoiffée d’un lieu l’espoir de tous ceux qui l’entretiennent. »


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