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Le corbeau dans la culture scandinave, par Didier Lafargue

29 avril 2012

par Didier Lafargue

Le corbeau dans la culture scandinave,
Adaptation au monde et connaissance supérieure.

Anne Mounic, "Corbeaux inquiets". Huile sur toile, 2006.

Le corbeau a la fâcheuse réputation de passer pour un oiseau de mauvais augure. Son intelligence fait pourtant de lui le symbole d’une sagesse toute caractéristique des pays nordiques. Dans les cultures dites traditionnelles, l’animal a souvent été perçu comme un intermédiaire entre l’homme et le monde des dieux. Il dispose en effet d’instincts qui lui permettent de survivre, de trouver à se nourrir et de prévoir le danger. Ainsi a-t-il suscité l’admiration des hommes qui lui ont parfois ménagé une place dans leur religion. C’est le cas en Egypte où le bestiaire qui caractérise la représentation de la divinité s’explique par cette fascination éprouvée envers toutes les créatures terrestres. L’oiseau en particulier a acquis une place particulière dans les croyances humaines dans la mesure où, se déployant avec aisance dans les trois dimensions, il passait pour représenter l’âme qui, après la mort, s’élève de la terre jusqu’au ciel. L’Ibis en Egypte par exemple, s’est vu assimiler au dieu Thot. Dans certaines cultures, le corbeau a suscité une fascination quelque peu similaire.
Traditionnellement, le thème du corbeau revêt dans notre imaginaire un caractère négatif, lequel s’explique d’abord par sa couleur noire, ou encore son cri rauque, qui lui confèrent un aspect inquiétant propre à troubler les esprits. Ceci est vrai en particulier chez les romantiques lesquels, attachés qu’ils étaient à tout ce qui évoquait le monde obscur de l’inconscient, ont vu en lui une créature des ténèbres. Par ailleurs, l’habitude qu’il a de se nourrir de charogne le lie davantage encore à l’idée de destruction. Cette sombre image n’en est pas moins très récente et dans d’autres civilisations, l’animal s’est vu donner une signification lui donnant un aspect plus proche du bonheur, protecteur, voire civilisateur.

Le corbeau, une image de la sagesse

Il est exact, cependant, que le premier sens donné à l’oiseau l’apparente à la mort. En effet, son caractère charognard a favorisé cette image, thème récurrent dans la mythologie nordique. Volant sur les champs de bataille, il se nourrit des cadavres gisant au sol à l’issue du combat. A ce titre, il accompagne les valkyries, « celles qui choisissent » les guerriers destinés à mourir et à peupler le Walhalla. Il leur donne en effet des informations, ce dont témoigne le dialogue entre la valkyrie et le corbeau dans le Poème de Haraldr, composé à la fin du IXe siècle. Voyant un corbeau avec son bec sanglant et de la chair adhérant à ses griffes, une valkyrie lui demanda d’où il venait. L’oiseau lui répondit qu’il avait suivi le roi Haraldr jusqu’à la bataille du Hafrsfjördr où il fut vainqueur de ses ennemis et put ainsi unifier la Norvège. Précisément, le corbeau bien souvent annonce la mort. « Quand les corbeaux vous ont attaqués, ce sont les esprits mauvais en qui vous avez cru et qui vous conduiront aux tourments de l’enfer. » [1] Une telle représentation explique la place tenue par notre animal dans les rites des funérailles, ainsi celles du dieu Baldr à son bûcher, lors desquelles la déesse Frigga vint escortée de ces oiseaux. « Vint Odinn accompagné de Frigg, de ses valkyries et de ses corbeaux. » [2] On pense alors au poème d’Edgar Allan Poe, Le corbeau, où la créature se voit associée à la peur et à l’angoisse.
Mais ce caractère négatif lié à la mort est loin d’épuiser toute la nature de l’oiseau. Effectivement, celui-ci frappe aussi par son intelligence et passe pour avoir des comportements célébrés comme autant de vertus par les hommes : la fidélité, le courage, la prudence. Il se signale aussi par sa longévité, un trait qui l’apparente à la sagesse. Celle-ci, dans toutes les cultures, a pu prendre des tours différents. Que représentait-elle pour les Scandinaves ? En ce sens, un nom à lui seul évoque le corbeau, celui de Odin, roi des dieux de la mythologie nordique.
Deux corbeaux en effet toujours accompagnent Odin, Hugin, la mémoire, et Munin, la pensée, oiseaux inséparables de ce dieu souverain, maître du destin des mortels, et qui font de lui le dieu de la science et du savoir. « Deux corbeaux sont perchés sur ses épaules et lui disent à l’oreille tous les événements qu’ils voient ou entendent ; l’un s’appellent Hugin et l’autre Munin. A l’aube, il les envoie voler à travers le monde entier et ils reviennent à l’heure du déjeuner : ainsi apprend il maintes nouvelles. C’est pour cette raison qu’il est appelé Hrafnagud (« dieu aux corbeaux ».) » [3]
Parmi maints caractères attribués à Odin, l’un des plus essentiels est celui de dieu-shaman, lié à la magie. En effet, Odin est borgne, ne dispose que d’un seul œil, ce qui dans les civilisations traditionnelles faisait de lui un voyant. Le chamanisme, culte archaïque, se présente comme une manière de spiritualisme, postule l’existence d’un autre monde avec lequel le shaman peut entrer en communication. Par opposition à la science rationnelle qui, au moyen d’expériences successives, prouve par la raison les phénomènes dont elle est amenée à s’occuper, en s’appuyant sur les faits, la magie se fonde sur l’existence de pouvoirs surnaturels, ou encore de lois naturelles occultes. Pour Helena Blavatsky, fondatrice de la théosophie, c’est la « connaissance des principes et de la voie par laquelle l’omniscience et l’omnipotence de l’Esprit et son contrôle sur les forces de la nature peuvent être acquis par l’individu tandis qu’il est encore dans le corps » [4]. La magie se présente ainsi comme une tentative de l’homme pour assurer un certain contrôle sur les forces de la nature, ce qui nous place de plain-pied au sein de la culture scandinave. Voués à une terrible sensation d’écrasement face aux forces naturelles, le mysticisme, avec ses longs cheminements où l’on approche lentement la divinité, était inconnu des hommes du nord et l’on ne saurait s’en étonner si l’on considère l’angoisse qui était la leur. A l’instar du Suédois Swedenborg, ils étaient bien plutôt théosophes, autrement dit, adeptes d’une manière plus « technique » d’obtenir la sagesse divine, à partir de l’extase et de l’intuition directe. C’est là que la magie détenait toute son importance.
Cette puissance reconnue à Odin fait de lui le dieu de la connaissance, le corbeau en étant une image caractéristique. Plus que dieu de la guerre, Odin est le dieu de la victoire, une nuance importante, une victoire obtenue par la ruse, la stratégie, l’intelligence, plus que par la force brutale. En ce sens va le corbeau. Oiseau fatidique, il sait ce qui va arriver, car il a été pourvu du don prophétique. Ainsi pensait-on autrefois en Islande que son cri aidait à trouver une solution aux affaires de l’Etat.
Cette fascination exercée par le corbeau sur les nordiques explique sa représentation fréquente sur les bannières des armées vikings, lesquelles, lorsqu’elles pliaient sous le vent, donnaient l’impression qu’il battait des ailes. De telles illusions témoignent les sagas. « Les Danois avaient une bannière possédant une merveilleuse propriété (…) Bien qu’elle ait été tissée d’une simple soie très brillante et qu’il n’y ait aucune figure brodée encore, il semble qu’en temps de guerre un corbeau y apparaissait en cas de victoire, ouvrant son bec, battant des ailes, agitant les pattes, mais en cas de défaite, le corbeau était alors calme et en position de chute libre. » [5]

Corbeau et monde naturel

Anne Mounic, "Nocturne aux corbeaux". huile sur toile, 2006.
Hugin et Mumin, les deux corbeaux d’Odin, courent de par le monde et reviennent auprès de leur maître pour lui apprendre tout ce qui s’y passe. Hugin, notamment, dont le nom signifie « la pensée », se rapporte au concept typiquement scandinave de hugr. Il faut, pour cerner au mieux celui-ci, nous interroger sur la notion d’âme et tenter de dépasser nos préjugés chrétiens. Les nordiques n’ont pas de réelles traductions à nous proposer concernant le terme. En fait, l’idée d’une âme unitaire telle qu’elle se présente dans le judéo-christianisme ne saurait convenir aux mentalités des hommes du nord dans la mesure où ils mettent sous cette notion plusieurs réalités distinctes les unes des autres. L’une d’elle, précisément, est le hugr. Celui-ci, qui correspond au latin spiritus, désigne en quelque sorte l’âme du monde. Comme tel, il rappelle le Mana, cette énergie primordiale en honneur chez les Mélanésiens, partout présente dans le monde naturel et qui assure son harmonie. Ainsi, le hugr est la force qui émane du monde physique, personnifie ce qui en chaque être est directement influencé par les sens, la matière ou les instincts.
Par conséquent, le rapport entre le corbeau d’Odin et l’âme du monde fait bien de lui un symbole de la vie et comme tel il est protégé par la divinité. « Dieu paie pour le corbeau », dit un dicton islandais. En effet, pour nombre de peuples, dont celui scandinave, le corbeau possède la connaissance chtonienne, en ce sens que les conseils qu’il est susceptible de prodiguer ont pour source la relation permanente qu’il entretient avec l’univers terrestre, ce qui tend à montrer que la vie spirituelle la plus authentique ne peut exister qu’en union intime avec le monde physique. De fait, le corbeau détient un rôle précieux pour les navigateurs dans la mesure où il leur sert de boussole. L’un des découvreurs de l’Islande, Floki Vilgerdarson utilisa des corbeaux pour lui indiquer la route. « Floki emporta en mer les trois corbeaux qu’il avait consacrés par un sacrifice en Norvège et quand il lâcha le premier, celui-ci revint sur l’étrave ; le second s’envola droit en l’air et revint sur le bateau ; le troisième vola vers l’avant de l’étrave dans la direction où ils trouvèrent le pays. » [6] L’histoire n’est pas sans rappeler celle de Noé, dans la Genèse, envoyant un corbeau à la recherche d’une terre où pourrait aborder son arche.
Cet oiseau peut aussi être pourvoyeur de nourriture, ce qui explique le rôle bienfaisant et protecteur que les hommes lui reconnaissent. C’est ainsi qu’un conte populaire islandais nous raconte l’histoire de Herjolfur et de sa fille Vilborg. Celle-ci fut sauvée d’une avalanche par un corbeau qui l’avait éloignée du lieu en lui volant une chaussure et qu’elle s’était mise à poursuivre. « Un corbeau vint alors jusqu’à elle, prit une chaussure et l’emporta. Elle ne voulait pas se passer de cette chaussure et elle se leva et se mit à poursuivre le corbeau. Mais lorsqu’elle fut à quelque distance de la ferme, une avalanche d’une taille extraordinaire s’abattit de la montagne sur la ferme de Herjolfur. » [7]

Corbeau et éthique

Ces qualités attribuées au corbeau, reconnues par les Scandinaves, ne faisaient que renforcer l’éthique qui était la leur, générée par l’aspect démesuré de leur univers. Le corbeau frappe en effet par son caractère pragmatique. Les scientifiques qui l’ont étudié ont été frappés par sa capacité d’adaptation lui permettant de survivre dans toutes les situations, ce qui donne un sens, du reste à son côté charognard. Animal omnivore, son intelligence s’en trouve développée d’autant, car il lui faut identifier les aliments. Il peut se nourrir d’insectes, de légumes, de déchets alimentaires, de petits animaux.
En particulier, il sait très bien se protéger des prédateurs, notamment des hommes. Si, par exemple, l’un d’eux est abattu au-dessus d’un champ, tous ses congénères se mettront à éviter celui-ci. Il est aussi très sociable, une qualité qui le force à développer chez lui des fonctions d’apprentissage pour faciliter la vie en groupe.
Observateurs, les Nordiques avaient remarqué ces tendances, ce qui les avait incités à voir en lui le vecteur d’une sagesse bien caractéristique. Dans la Saga des Islandais sont évoqués ainsi deux personnages se sentant tout à coup rassurés en voyant venir vers eux ces volatiles. « Deux corbeaux volent en leur compagnie d’un bout à l’autre de la Lande. » [8] Le caractère opportuniste de l’oiseau, en effet, était très en honneur chez les hommes du nord. On ne s’en étonnerait guère, considérant le caractère instable de leur environnement. Ce dernier se signalait par des sols arides, des cotes édentées et extrêmement longues, des forêts touffues interrompues par des lacs rendant les communications difficiles, surtout un climat fait d’excès, avec des hivers longs et très rigoureux. Dans un tel cadre, l’homme scandinave s’est orienté vers l’action. En particulier, il aime non la science, mais la technique, celle qui lui permet de s’adapter à une nature revêche. Est importante non l’idée abstraite, mais l’efficacité. En ce sens, le corbeau a exercé un certain attrait sur leurs mentalités. Ne sait-il pas, précisément, se servir d’outils pour obtenir sa nourriture ?
Un tel rôle dévolu au corbeau assimile celui-ci au destin. On ne saura jamais à quel point ce dernier est prépondérant dans la culture scandinave. C’est l’idée que tout a été décidé par avance et qu’il ne sert à rien de tenter de se soustraire à l’ordre divin. Au-delà du savoir et de la sagesse représentés par Odin, c’est le destin que personnifie le souverain des dieux. Pour les Nordiques, il peut être imprévisible, sournois, voire cruel, comme l’est Odin, fourbe et cauteleux. La mort incarnée par le corbeau va dans ce sens, illustre le thème de la fatalité, laquelle fait toujours sentir son emprise chez les esprits du Nord. Sous ces latitudes baignées d’excès, le destin prenait une ampleur extrême dans la mesure où les hommes avaient le plus fort sentiment de leurs limites. Aussi, rien ne devait être laissé au hasard, tout devait être codifié de façon à ce que l’ordre règne au sein de la collectivité. Malgré cela, l’individualisme du Nordique était très marqué, l’intérêt personnel primait absolument. La fin justifiait les moyens, seul comptait le résultat.
« La force prime le droit », avait dit autrefois Bismarck. Une telle affirmation était lancée dans une société arrivée depuis longtemps à maturité, notamment grâce à l’assimilation des valeurs chrétiennes, et pouvait alors passer à juste titre comme une perversion de l’esprit. Mais pour les anciens hommes du Nord, elle ne faisait que traduire leur astuce personnelle en montrant que la réussite appartenait au plus clairvoyant. Les sagas le disent, il arrivait parfois chez les anciens vikings qu’un faible se fasse trucider par un fort. Le faible en est responsable, car il aurait dû prévoir cette malencontreuse issue. L’Histoire des rois scandinaves au Moyen Age est fertile en trahisons de toute sorte. Mais ceux qui en étaient victimes ne devaient s’en prendre qu’à eux-mêmes, car ils auraient dû prévoir qu’ils seraient trahis. Très justement, le don de prophétie attribué au corbeau révélait chez les Scandinaves un fort souci de la prévoyance. Pour cela, ils associaient volontiers le corbeau aux yeux, puisque ceux des morts constituaient son premier repas sur un champ de bataille. Grande était sa clairvoyance, en déduisait-on.
Dans la mesure où le destin était imposé, encore pouvait-on s’en accommoder en s’efforçant, dans la mesure du possible, de projeter son esprit dans l’avenir. Pour cela, les deux corbeaux d’Odin étaient pour le dieu d’une importance primordiale car sans eux il perdait son savoir. « Hugin et Munin volent chaque jour au dessus de la vaste terre. Je crains pour Hugin qu’il ne revienne point, mais je m’inquiète plus encore pour Munin » [9]. Ainsi se voit-il contraint de s’adresser à une voyante pour qu’elle lui prédise l’avenir. Nanti de ces deux auxiliaires, le dieu peut se vanter de ses succès et c’est à tort que l’on pense que croire en la fatalité entraîne nécessairement une attitude attentiste, faite d’inaction. En fait l’homme scandinave est actif, mais l’idée de son insignifiance l’a enclin à la méfiance, et surtout à peser le sens de ses actes, prendre conscience de ce qui pouvait être fait et ne pas être fait. Là prend son sens la sagesse nordique et l’on voit comment le corbeau, par l’intelligence qu’il déploie pour survivre, en est un symbole bien significatif.

Depuis que le Christ est venu sur Terre pour apporter la liberté à l’homme, celle de choisir entre le bien et le mal, nous croyons, dans le monde occidental, que l’homme est désormais maître de son destin et qu’il se doit de devenir, conformément à l’injonction de Descartes « maître et possesseur des secrets de la nature ». Pourtant, une partie notable de son esprit lui échappe. Il ne peut tout contrôler, ni se dire que toute catastrophe est désormais impossible. A travers l’image du corbeau, la religion de l’homme scandinave lui a donné une conscience aiguë de la réalité d’ici-bas. Si le christianisme voulait détourner l’homme du péché d’orgueil en lui enseignant l’humilité devant le Créateur, cette sagesse prend chez le nordique un caractère plus humble, de par le poids énorme que semble détenir pour lui le vaste monde.

Bibliographie :

Régis Boyer, La religion des anciens Scandinaves. Paris : Payot, 1981.
Régis Boyer, Le monde du double : la magie chez les anciens Scandinaves. Paris : Berg international, 1986
Régis Boyer, L’Edda poétique. Paris : Fayard, 1992.
Régis Boyer, Les sagas islandaises. Paris : Gallimard, 1994, Collection « Bibliothèque de la Pléiade ».
Régis Boyer, Les vikings : Histoire et civilisation. Paris : Perrin, 2004.
Patrick Guelpa, Le corbeau dans la mythologie nordique, dans L’oiseau entre ciel et terre (ouvrage collectif). Paris : L’Harmattan, 2006.

Notes

[1. BjarnarsagaHitdoelakappa, XXXII, strophe 38. Dans Islenzk Fornrit, III, Reykjavik, 1938 ; traduction française par Patrick Guelpa, thèse de doctorat de 3e cycle, Paris-Sorbonne (Paris-IV), 1982, tome II, p.311.

[2. Gylfaginning chapitre 49, dans Régis Boyer, L’Edda poétique. Paris : Fayard, 1992, p.498.

[3. François-Xavier Dillmann, L’Edda. Récits de mythologie nordique par Snorri Sturluson. Paris : « L’aube des peuples », 1991, p.70.

[4. Helena Blavatsky, Isis dévoilée (1877), t.2 : Théologie. Trad. de l’anglais, Adya, 2000.

[5. Hrafnhildur Bodvarsdottir, p.111.

[6.Régis Boyer (Traduit de l’islandais ancien, annoté et commenté par), Livre de la colonisation de l’Islande, selon la version de Sturla Thordarson (Sturlubok). Paris : Ecole Pratique des Hautes Etudes (VIe section) and Mouton et Co, 1973, p.4.

[7. Konrad Maurer, Jon Arnason, Légendes populaires islandaises du temps présent. Leipzig, 1860.

[8. Régis Boyer (Traduit par) Saga des Islandais, chap.432, dans Saga des Sturlungar. Paris : Les Belles Lettres, 2005, p. 617.

[9. François-Xavier Dillmann, L’Edda. Récits de mythologie nordique par Snorri Sturluson. Paris : « L’aube des peuples », 1991, p.71.


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