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L’inédit nouveau de Paul Van Melle

26 avril 2017


L’Inédit nouveau de Paul Van Melle

Pour janvier-février-mars 2017, Inédit s’annonce avec un portrait, par John Singer Sargent, d’Emile Verhaeren (1955-1916), le grand poète belge, des Villes tentaculaires notamment :

‒ O ces foules, ces foules,
Et la misère et la détresse qui les foulent ! [1]

Comme dans le numéro précédent, Paul Van Melle évoque les guerres, ici celle de 1914-1918. Il relatait à l’automne ses souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, souvenirs d’enfant, avec son père.
Je veux rendre hommage à ce grand courageux passionné qui, depuis des années, envers et contre tout, maintient cette revue, publiant les poètes qu’il aime, Patrick Devaux, par exemple, dans ce numéro 282 :

les
poètes
malgré
eux
ont
toujours
dans un
tiroir
un ange
qui
claque
des ailes
pour
sortir

et intervenant davantage lui-même, par le compte rendu de ses lectures, notamment Poésie et science(s) chez Saint-John Perse de Laurent Fels, ou par des billets d’humeur sur des sujets divers. Les lecteurs sont accoutumés à lire « à tous mes échos », sur deux colonnes, où les noms des auteurs figurent en caractère gras, comme quelques reflets un peu plus saillants sur un long fleuve d’intérêt pour tous ces livres qui sont notre plus vif espoir. Et c’est cet espoir que Paul Van Melle cultive, pour nous et pour lui-même, car je suis sûre qu’il puise dans cet effort régulier et astreignant (je suis bien placée pour le savoir) la force qu’il y engage. Bienvenue donc à ses « appels à la fraternité », comme il le dit.

Au moment où je rédigeais cet article, je ne pensais pas que nous apprendrions, aujourd’hui 16 mai, la mort de Paul Van Melle. Je lui avais envoyé Temporel et j’espère qu’il a pu lire cet article. Je veux lui rendre hommage ici. Je me souviens de sa voix au téléphone, de son amitié, de ses encouragements, de sa grande énergie.

Notes

[1Emile Verhaeren, « Les cathédrales », Les Villes tentaculaires (1895), in Les Campagnes hallucinées, Les Villes tentaculaires. Préface de Maurice Piron. Paris : Gallimard Poésie, 1987, p. 99.


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