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L’inachèvement et l’ouverture dans l’oeuvre de Saint-Pol-Roux

27 septembre 2006

par Jacques Goorma


Émancipé du globe des lieux communs, le voyant s’esquive par la tangente sur le globe éprouvé et s’illumine au point d’intersection devenu centre. [...] Les grands poètes d’ici-bas surent à leur minute glorieuse crever le globe usé ; ils ont de leur propre rayon formé cette tangente, et ces tangentes respectives deviennent les diamètres des globes nouveaux où le soleil sacré des poètes maudits redore les cheveux de l’antique Beauté : globe de Verlaine, globe de Rimbaud, globe de Mallarmé.

Prélude à l’Anthologie des poètes du Goéland. Ed. du Goéland,1937.


Il suffisait simplement d’oser, et l’on osa malgré les ironies... Oui l’on osa découvrir un radium qui bouscula les lieux communs. La Beauté, libérée de la petite idole des traités de littérature devint une force accusant les dimensions de la nature, adoptant les gestes du temps, épousant les hypothèses du mystère, vivant les heures de la vie, riches des énergies humaines, grosse de tous les trésors de l’Absolu. [...] Donc le génie franchit et le chef-d’œuvre est un modèle d’affranchissement.

Chorélogie, 1914, Idéoréalités. Rougerie, 1987

La parole et l’écriture

L’évolution de l’oeuvre de Saint-Pol-Roux après 1907, à partir de son silence délibéré dans le monde de l’édition et l’apparition de cette idée des "oeuvres futures", est ainsi, nous l’avons vu, marquée simultanément par une valorisation croissante de « l’oralité » et par l’inauguration d’une nouvelle forme d’écriture. Saint-Pol-Roux, en effet, en même temps qu’il se dérobe à la publication, n’hésitait pas, à chaque occasion que lui fournissaient les évènements de sa vie, à donner des discours, à produire des poèmes et des chansons de circonstance, pas plus qu’il ne craignit, le 12 juin 1927, à la pointe Saint-Mathieu, de faire réciter sa « Symphonie Verbale » par plus de deux cents personnes ! Cependant, à côté de cela, il n’en accumulait pas moins une œuvre écrite considérable, ignorée de ses contemporains.

La contradiction entre la parole et l’écriture pourrait sembler ici flagrante. Mais, par un examen attentif de l’oeuvre en général et des « œuvres futures » en particulier, nous pouvons aller au-delà du seul paradoxe de la parole écrite qui se propose d’abolir l’écriture et qui ressemble fort à celui de l’affiche qui proclame l’interdiction d’afficher ou à celui du couteau qui voudrait trancher sa propre lame. Car dans la formule même : « les œuvres futures », c’est avant tout le concept d’œuvre qui est en cause. De l’œuvre en tant que clôture [1]. Et si quelque chose est rejeté dans l’écriture c’est ce qui participe à cet enfermement ; c’est la fixité, l’arrêt, la lettre morte, « l’encre qui respire la mort » et non celle vive qui annonce « les oeuvres futures » et qui n’aura sans doute jamais fini de construire « la Chose poétique », la « Res poetica ». Ainsi cette nouvelle forme d’écriture est l’espace provisoire dans lequel se définit et commence à s’édifier un lyrisme nouveau et une poésie nouvelle. La contradiction réelle est donc moins celle qui oppose la parole à l’écriture que celle opposant la mort à la vie, l’achevé à l’inachevé.

Quand nous disons de Saint-Pol-Roux qu’il inaugure une nouvelle forme d’écriture, qu’on ne s’y trompe pas : si une révélation brutale lui fit écrire sur un mur de son manoir, avant 1914 (et, comme il le dit lui-même, « sous le choc d’une inspiration ») : « Ici j’ai découvert la vérité du monde », pour soudaine et vive qu’elle soit - comme l’éclair illuminant un instant l’immensité d’un lieu possible - elle résulte du choc des masses lentement accumulées. Elle survient en effet plus de dix ans après son installation en Bretagne et provient d’une longue maturation qui, avant cela, s’était poursuivie à travers « l’enfer » de la période parisienne.

Cette révélation pourrait même être considérée - au regard de textes comme « Lazare » ou « Seul et la Flamme »- comme le moment d’éclosion de germes contenus déjà décelables à l’aurore des premiers poèmes. Par ailleurs le mot « inauguration » doit s’entendre ici dans toute la richesse et l’équivoque de ses acceptions. C’est-à-dire à la fois comme un « sacre » - ce qui veut dire que l’édifice consacré doit d’une certaine façon être construit (ce qui est le cas de « la langue » et du « style » de Saint-Pol-Roux) - et comme le début, le commencement qui peut être celui d’un édifice à construire (Ce qui s’applique bien à l’écriture envisagée dans « les oeuvres futures »).

Les œuvres futures

Une des caractéristiques des « œuvres futures » telles qu’elles sont publiées aujourd’hui, c’est que leur composition n’est pas due à Saint-Pol-Roux. Elles contiennent des textes, des lambeaux, des fragments plus ou moins aboutis et des notes dont on ne connaît pas la place dans une organisation hypothétique. Un peu à la manière des Pensées de Pascal.

Deux facteurs doivent être distingués qui ont contribué à cette situation : un facteur matériel : le désastre de 1940 et la dispersion, le pillage des manuscrits. Un facteur textuel : la valorisation croissante de l’inachèvement par Saint-Pol-Roux comme signe de l’oeuvre vivante ; à quoi vient s’ajouter le manque de temps accordé à l’agencement, à la composition, au profit de la profusion des premiers jets.

Le projet répoéticain

La Répoétique est le nom que le poète avait donné, dès 1930, à l’ensemble de son projet. Elle est, dit-il : « l’idée de ma vie », « le Grand livre », « le livre d’éternisme fait de notes jetées au cours de mes solitudes », « le Poème formidable d’un monde nouveau ». Aussi, à l’ensemble « des œuvres futures », ou plutôt à ce qu’il en reste, on pourrait attribuer le titre global de « Répoétique ».

Dans sa publication, entreprise par l’éditeur René Rougerie, elle devient le titre du deuxième volume, paru en 1971, réunissant tous les papiers qui s’y rattachent explicitement. Pourtant, quelques-uns des grands thèmes qui la traversent auront un développement. Tels la puissance de l’imagination dans Le trésor de l’homme ; la relation entre le génie et l’avenir dans Les traditions de l’avenir ; la notion de Vitesse dans le recueil qui porte ce titre ; le thème du « Soleil » lié au rêve du « Poème incarné », d’une image en relief, d’un cinéma total et sans écran dans Cinéma vivant ; le « lyrisme d’Amphion », des « oracles » concernant le Verbe et des réflexions sur « L’Espace » dans Genèses.

Aujourd’hui La Répoétique est donc un livre composé des vestiges du désastre ; vestiges sur lesquels le poète avait clairement indiqué, par une marque, leur appartenance au grand projet. Mais, comme un navire immense qui échoue, autour de l’épave qui a résisté et révèle sa structure, flottent encore d’innombrables « morceaux » non inventoriés, non situés, non recensés, qui n’ont pas encore atteint le rivage du lisible. D’autres pages, brûlées par les flammes dans le saccage, sont à tout jamais perdues.

L’œuvre éclatée

Nous sommes ainsi devant une œuvre éclatée. Éclatée doublement puisque lorsque l’on se penche sur les reliques de l’œuvre disparue, l’on s’aperçoit, le plus souvent, que l’écriture elle aussi s’y était projetée en fragments. Cependant chacun de ces éclats, comme flamme durcie, scintille des mêmes feux. Indubitablement ils appartiennent à cette même écriture qui sans relâche nous entraîne vers le lieu de fusion où la Lumière et le Verbe se confondent, où vibrer c’est briller.

De plus nous trouvons dans ces parcelles, ces fragments les éléments d’une théorie intitulée « La Grappe des Mondes ». Théorie où se poursuit une réflexion sur l’éparpillement des choses, la dissémination du réel en myriades de points, atomes, particules, étoiles ou galaxies. Au regard des travaux actuels comme ceux de Michel Serres, qui s’élaborent autour de la notion de « distribution » [2] , Saint-Pol-Roux par là encore se révèle être un précurseur. A moins qu’il renoue avec une pensée ancienne, deux fois millénaire, et ne reprenne de façon très moderne les intuitions de Lucrèce. Dans le « liminaire » des Reposoirs il affirmait déjà :

L’univers est une catastrophe tranquille : le poète démêle et cherche ce qui respire à peine sous
les décombres et le ramène à la surface de la Vie.

Ceci n’est pas sans évoquer la formule du poète latin selon laquelle « Le monde est un somptueux chaos ». [3] .

L’inachèvement

Dans cette course vers l’innommé, vers l’au-delà de toute parole, une sorte d’impatience s’observe : comme si le temps qu’il fallait pour composer - c’est-à-dire revoir, corriger, supprimer, ajouter, reprendre, assembler, organiser et répartir, dans l’espace à éditer, ce que Saint-Pol-Roux nomme lui-même son « fatras » - ou en un mot comme si le temps qu’il fallait pour « achever » une œuvre et la livrer à l’impression (des machines et des lecteurs)- comme si tout ce temps était du temps volé à la source vive.

Ce caractère définitif de la clôture de l’oeuvre est accusé, dans la langue, par une complicité de sens : elle pose en équation : « Texte achevé = Texte mort ». Le processus est inversé ou plutôt rétabli. L’œuvre n’est plus ce qui agit, ce qui « œuvre ». Œuvrer c’est opérer une ouverture. L’inachèvement devient, par là même, le signe de cette nouvelle écriture où l’acte d’écrire prédomine et l’emporte sur une formalisation obéissant à des contraintes extérieures à sa poussée. Écriture fragmentaire. Jalons intermittents d’un itinéraire spirituel, d’une quête jamais lassée, où la forme aphoristique semble correspondre à la fulgurance des révélations renouvelées.

L’excès, qui dans le lyrisme antérieur se manifestait par l’amplitude des développements et l’élargissement de la forme, se traduit ici par une intégration de la pensée dans des concepts de plus en plus globalisants et par une condensation extrême de l’énergie signifiante dans la réitération de brèves formules. Dans sa hâte, nous l’avons dit, cette écriture souvent confine au style télégraphique. Plus le temps de développer : dire la graine plutôt que l’arbre. L’économie de moyens, loin d’être le signe d’une pauvreté, trahit encore l’excès de richesse. Au lieu de déployer tous les fastes de ses ressources, l’écriture du poète, par son laconisme même, sollicite et provoque directement l’imagination du lecteur. L’exaltation des grandes proses poétiques ruisselantes de belles images extravagantes, se concentre ici dans une série d’affirmations glorieuses. Et si les notes qui composent les « œuvres futures » sont des notations de pensée, elles sont aussi des « notes » en quête d’une vivante partition. Le poète éveille en chacun de nous le poète qui sommeille et communique avec lui.

« Un poète est né d’en être mort », déclare Saint-Pol-Roux. Nous sommes habitués à penser que la mort d’un poète, par son arrêt, rend son oeuvre définitive [4] . Le temps la déserte, l’éternité s’en empare. Et nous voyons cette œuvre tendue entre deux silences. Mais pour elle commence une autre vue au seuil de chaque lecture. L’oeuvre en fait peut commencer à vivre sa vie. Elle appartient à tous dès lors qu’elle quitte le métier du poète. Deux façons de« tromper » la mort semblent ainsi se présenter : en fabriquant un produit fini, achevé, qui par sa construction et la cohésion de sa structure résiste à « l’outrage » du temps. Et à l’opposé : en pratiquant une écriture dont l’inachèvement puisse correspondre à l’ininterruption de la vie. Telle qu’elle apparaît dans les « œuvres futures, » La Répoétique semble moins vouloir refléter l’image de la perfection accomplie que celle de la perfectibilité incessante du devenir humain.

Poésie, force d’union et d’émancipation

En replaçant ainsi l’ensemble d’une œuvre dans la perspective vivante de son devenir, on a l’impression que son auteur s’est engagé dans une pratique de l’écriture qui prendra en elle-même et pour elle-même de plus en plus d’importance, au point de s’émanciper successivement de toutes les classifications préétablies et extérieures à son mouvement propre. Par glissements successifs on voit Saint-Pol-Roux considérer le quatorzain comme un progrès sur l’alexandrin, passer du vers fixe au vers libre, déclarer que le rythme lui-même doit céder la place à la seule cadence, franchir la distance précaire ou arbitraire qui distingue le poème en prose d’une prose poétique... pour déboucher sur l’ouverture d’une écriture qui n’obéit pas à d’autres contraintes que la poussée, la pression intérieure, ou le désir du dire à se dire. L’écriture traduit dès lors moins la volonté d’aboutir à une forme achevée, classifiable dans un genre, que l’inassouvissement même de son désir ; que l’inachèvement essentiel qui marque que son auteur est vivant, qu’il n’a pas fini d’accomplir, qu’il n’a pas achevé sa vie. L’écriture ainsi, d’émancipation en émancipation, se libère peu à peu des moules et des modèles extérieurs de reproduction qui se signalent tous par l’achèvement d’une forme, c’est-à-dire par la mort, pour s’approcher de plus en plus de la source vive qui ne cesse de la produire. Le pouvoir créateur est aussi une faculté d’explorer l’inconnu, de contempler des réalités qui nous dépassent et d’en capter les éléments. Créer c’est se dépasser, se surpasser.

En dégageant ainsi l’écriture de ses corsets, de ses prisons, de ses cimetières, de tout le monde carcéral des habitudes qui la tue, Saint-Pol-Roux la fait coïncider de plus en plus avec sa vie elle-même. A tel point que l’espace de son écriture devient l’espace de sa vie et que, s’isolant des conventions littéraires comme il s’isole du monde des lettres, il élit un lieu par son écriture qui n’est plus « mesurable » par son époque, qui ne lui « appartient » plus, se projetant dans un temps où peut-être l’époque aura rejoint la liberté conquise. « J’écris pour dans cinquante ans », avait-il coutume de dire alors, mais il a aussi écrit :

Je vis dans cinquante ans.
 [5]

Ainsi « les œuvres futures » sont un lieu de convergence où l’écriture rejoint son devenir et redevient contemporaine de la parole. Tant que l’oeuvre est future le poète est en vie et il peut, par la porte de cette « futurité », entrer dans l’éternité comme il est entré vivant dans la légende.

La poésie comme harmonisation de l’être

Saint-Pol-Roux s’est efforcé de vivre l’utopie ; de vivre en poésie ; de faire de sa vie un poème ; de faire de la poésie pour faire du monde un poème ou pour redécouvrir « le monde-poème ». Son œuvre comme sa vie semble entièrement vouée à l’accomplissement et à l’affirmation de l’unité, ou encore, à la prophétie d’une union à venir. L’idéoréallisme - concept central de sa poétique - définit la poésie comme une harmonisation de l’être. C’est dire qu’il est à la fois la résultante harmonique et la grande force conciliatrice. Cette harmonisation passe par la réconciliation de toutes les oppositions, la résolution de tous les dualismes et vise à abolir la bi-partition du réel en objet et sujet.

La singularité de l’oeuvre de Saint-Pol-Roux, la richesse et la puissance de Vie qui se dégage de son expression ne sont pas étrangères à cette volonté rare, et peut-être unique dans sa constance, de synthèse. Le génie qui nous surprend au détour de chaque page et qui force notre admiration, - ce pouvoir d’agrandir d’un seul coup, avec quelques mots, le champ de notre conscience en révélant à l’esprit des combinaisons et des possibilités insoupçonnées, mais comme secrètement attendues -, ne procède-t-il pas de cette force d’alliance et de fusion, de ce balancement constant, de cet accord sans cesse renouvelé, de ces noces incessamment célébrées entre la sensualité et la spiritualité, l’individualisme et l’universalisme, la transcendance et l’immanence, le panthéisme et le monothéisme, le paganisme et le christianisme, la magie et le mysticisme ?

« L’Hermaphrodisme » ne désigne-t-il pas l’état de fusion où se rejoignent les voies de l’initiation antique : celle « dorienne », sèche et masculine de la volonté ; et celle « ionienne », humide et féminine de l’abandon ? Ne nous incite-t-il pas aussi à réunir, par l’alchimie poétique, la Connaissance et la Beauté. La « Chose Poétique », « la Répoétique », ne se nourrit-elle pas d’une formidable attente qui nous invite à poser avec elle la même question :
_
A quand les épousailles grandioses de la Terre et du Soleil ?
« L’idéoréalisme », « l’idéoplastie, » « le Magnificisme », « l’ipséisme », « l’Eternisme », « le Surnaturalisme », tous ces vocables inventés par Saint-Pol-Roux pour définir sa poétique, ne cherchent-ils pas à nous apprendre à réaliser notre rêve, à concrétiser notre idéal, à magnifier la Vie, à être nous-même, à nous libérer des vues étroites et à dégager le Verbe des « argiles transitoires » ? L’union de la poésie avec la vie passe ici, on le voit, par la réconciliation de la poésie et du sacré.
Si pour Saint-Pol-Roux « la civilisation a tué la Vérité », c’est qu’elle a failli à sa tâche ; car la culture doit être un instrument de vie et d’émancipation et non pas un outil de mort et d’asservissement. C’est pourquoi la poésie peut apparaître dans son œuvre comme une véritable pédagogie de l’être. Elle a, dit-il, le pouvoir de « maïeuter » et il n’hésite pas à affirmer qu’elle est la « Science des sciences ». La poésie est ainsi liée à une épistémologie et à un art de vivre. Écrire pour mieux connaître. Écrire pour mieux vivre. De nombreux textes sont ainsi des « leçons de création » et à l’instar des fables symboliques, des contes et des légendes auxquels ils empruntent souvent la forme, ils sont aussi des « leçons de Vie ».
Entreprise unitaire, la poésie engage la totalité de l’être.


Saint-Pol-Roux, bibliographie (ouvrages disponibles)


Chez Rougerie :
Le Trésor de l’Homme, préface d’André Pieyre de Mandiargues, suivie de l’Œuvre en miettes de SPR, par Gérard Macé, 1970 ; La Répoétique, préface de Raymond Datheil, texte établi et annoté par Gérard Macé, 1971 ; Cinéma Vivant, précédé de L’Empire du soleil par Gérard Macé, 1972 ; Vitesse, précédée de Une définition sans fin par Gérard Macé, 1973 ; Les Traditions de l’avenir, présentation de Gérard Macé, 1974 ; Correspondance avec Victor Segalen, présentation d’Annie Joly-Segalen, 1975 ; Genèses, 1976 ; La Transfiguration de la Guerre, 1976 ; La Randonnée, 1978 ; De l’Art Magnifique,1980 ; La Dame à la Faulx, précédée de Lettres à Jacques Rouché préface d’Yves Sandre, 1979 ;Les Reposoirs de la Procession, tome I : La rosé et les épines du chemin, préface de Gérard Macé, 1980 ; Les Reposoirs de la Procession, tome II : De la colombe au corbeau par le paon, 1980 ; Les Reposoirs de la Procession, tome III : Les Féeries intérieures, postface de Michel Decaudin, 1981 ; Le Tragique dans l’Homme, tome I, 1983 ; Le Tragique dans l’Homme, tome II, postface de Jacques Goorma, 1984 ; Tablettes, édition établie par Jacques Goorma et Alistair Whyte, 1986 ; Idéoréalités, édition établie par Jacques Goorma et Alistair Whyte, 1987 ; Glorifications, édition établie par Jacques Goorma et Alistair Whyte, 1992 ; Vendanges, édition établie par Yves Sandre, postface de Jacques Goorma et Alistair Whyte,1993 ; La Besace du solitaire, édition établie par Jacques Goorma et Alistair Whyte, suivie de « Reconstruire le poète » par René Rougerie, 2000 ;
Chez Gallimard
La Rose et les épines du chemin, et autres textes, édition présentée et établie par Jacques Goorma, 1997.

Notes

[1On ne peut ne pas évoquer ici l’écriture de Valéry dans ses Cahiers où l’on peut lire entre autres : « Tout ce qui est écrit dans ces cahiers miens a ce caractère de ne jamais vouloir être définitif » -Ou encore : « Ces cahiers sont mon vice. Ils sont aussi des contres-oeuvres, des contre-fini- » Cahiers Tome I (pp.6 et 10) coll. Pléiade, Ed. Gallimard, 1973.

[2Michel Serres, Hermès IV : la distribution, Ed. Minuit, 1977

[3Lucrèce , De Natura Rerum - "De la Nature", Garnier-Frères, 1946

[4Dans des récits comme L’arrêt de la mort (Gallimard,1948), Le ressassement éternel (éd. de Minuit, 1951) ou dans des écrits théoriques comme Le livre à venir (Gallimard, 1959), L’entretien infini (Gallimard 1969) un écrivain comme Maurice Blanchot poursuit cette réflexion.

[5in De l’art magnifique.


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