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Joëlle Zask

29 avril 2012

par Anne Mounic

Joëlle Zask, Participer : essai sur les formes démocratiques de la participation. Lormont : Le Bord de l’Eau, 2011.


Dans cet ouvrage, Joëlle Zask mène une réflexion philosophique sur le souci actuel, voire l’exigence, de participation. L’auteur voudrait « revaloriser » cette notion tout en révélant ses limites : « une participation bornée à ce que les participants s’engagent dans une entreprise dont la forme et la nature n’ont pas été préalablement définies par eux-mêmes ne peut être qu’une forme illusoire de participation ». L’auteur, empruntant également à la sociologie, structure son ouvrage selon trois axes : la sociabilité (« prendre part »), la contribution (« apporter une part »), puis le bénéfice qu’en tirent les individus (« recevoir une part »). Joëlle Zask conclut sur la reconnaissance en insistant sur son caractère inachevé. « Des entités fermées sur elles-mêmes ou ‘complètes’ ne peuvent entrer dans une relation de reconnaissance. » L’individualité est ainsi conçue comme « processus », non comme « identité ». « La reconnaissance de l’individu comme personne est la condition à laquelle il devient une personne. » Et ceci vaut aussi pour les groupes. « La reconnaissance est conditionnée par la possibilité même d’une coexistence. » Joëlle Zask montre combien individuation et intégration sociale sont associées et fait de la « production sociale des conditions de l’individuation » le critère d’évaluation des sociétés. Ainsi se dessine une sorte de troisième voie entre individualisme et universalisme absolus par l’interaction des voix singulières et leur reconnaissance.


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