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Jean Giraudoux, par Didier Lafargue

22 septembre 2014

par Didier Lafargue

Suzanne et le Pacifique,
comment le cycle des saisons
s’accomplit dans le cœur d’une jeune femme isolée sur une île


C’est à l’occasion de son engagement dans la Première guerre mondiale que naquit dans l’esprit de Jean Giraudoux l’idée d’écrire Suzanne et le Pacifique, paru en 1921. En effet, soldat au Proche-Orient, l’écrivain connut une période où il fut seul sur une presqu’île. Il en conçut le désir d’écrire un livre racontant l’expérience connue par une jeune femme qui, s’ennuyant dans sa ville de province, partit pour un long voyage en mer à travers le Pacifique. A la suite d’un naufrage, elle se retrouva, comme autrefois Robinson Crusoé, seule sur une île au beau milieu de l’océan. Pour elle, commençait une épreuve qui devait se révéler riche d’enseignement. Son aventure exprime la personnalité de Giraudoux et, au-delà, toute la sagesse qui en est l’apanage. Dans tous ses écrits, l’écrivain a fait parler les oiseaux, les fleurs, les animaux, car il a toujours considéré que l’amour de la nature était une dimension essentielle de la vie humaine. Il a aussi évoqué les saisons. S’il a surtout chanté le printemps, son œuvre Suzanne et le Pacifique, par le parcours personnel auquel il convie son personnage, témoigne de la manifestation de toutes les saisons.

Suzanne, enracinée dans son pays natal

Giraudoux s’est tout particulièrement singularisé par son attachement à sa ville de Bellac, où il est né, dans le Limousin. Cet enracinement, l’écrivain l’a bien exprimé par l’intermédiaire de Suzanne, laquelle est décrite par lui vivant en parfaite osmose avec ce cadre au charme si particulier. « J’avais dix-huit ans. J’étais heureuse. J’habitais, avec mon tuteur, une maison toute en longueur dont chaque porte-fenêtre donnait sur la ville, chaque fenêtre sur un pays à ruisseaux et à collines, avec des champs et des châtaigneraies comme des rapiéçages…, car c’était une terre qui avait beaucoup servi déjà, c’était le Limousin » [1].
En même temps, se perçoit chez Suzanne un certain ennui dans cette petite ville de province où tout semble un peu figé. « Les vertus, les mouvements de l’univers ne se reflétaient dans Bellac qu’ordonnés, et si visibles qu’ils étaient inoffensifs. Janvier y était toujours froid, août toujours torride, chaque voisin n’avait à la fois qu’une qualité ou qu’un vice ; et nous apprenions à connaître le monde, comme il le faut, en l’épelant, par saisons et par sentiments séparés » [2]. Insouciante et l’âme toujours disponibles aux expériences, Suzanne est en quête d’une réalité autre, veut se confronter à de nouveaux horizons sans renier pour autant ses attaches avec sa ville natale. En fait, existe une distance entre le monde où elle vit et son être profond. Le montrent bien les saisons auxquelles elle fait allusion et qui demeurent pour elle encore éloignées de son âme réelle, immobilisées dans leur dispersion. Las d’une vie monotone, sujette à l’ennui, Suzanne a le désir [3] de connaître une vie différente. « …L’été, le printemps. Nous allions versant parfois des larmes insensibles, brûlant notre cœur de fers rouges tout froids, et notre seule souffrance était aux deux places, plutôt petites, par lesquelles nous touchions à la terre : les pieds un peu las en juillet, les pieds tout gelés en décembre ». Aussi, quand l’occasion se présente, elle quitte sa ville de Bellac pour se lancer dans l’inconnu. « J’avais gagné le voyage autour du monde offert par le Sydney Daily, à la première de son concours de la meilleure maxime sur l’ennui […] l’Australie m’appelait » [4]
C’est un trait bien caractéristique de l’œuvre de Giraudoux que ses personnages acquièrent toujours leur dimension propre dans la fuite, cette volonté de prendre le large, d’établir une distance nécessaire même provisoire entre leurs semblables et eux. Cette tendance a résulté pour lui en une volonté de s’évader afin de considérer toutes les situations de la vie sous un angle différent. C’est le désir d’avoir une double vie pour rendre possible une appréhension plus profonde de son âme. Les héros de l’écrivain existent toujours avec une distance nécessaire envers leur milieu humain d’origine. Celle-ci est occasion pour eux de dévoiler toute leur psychologie par rapport à la Création entière. Ainsi Suzanne décide de quitter sa ville et de partir en voyage pour mieux se trouver. Outre le voyage dans le monde extérieur, elle entreprend un voyage initiatique à l’intérieur d’elle-même. C’est ce que lui enseigne l’un de ses compagnons de voyage, l’admirable Toulet, lorsqu’il lui dit : « Il me demanda ma province, et se mit alors à me parler du Limousin comme si c’était non point mon pays de départ, mais mon but et un lointain Eden » [5]. En ce sens, son parcours rappelle celui d’Ulysse qui, parti d’Ithaque sa patrie, y revient vingt ans plus tard après avoir connu maintes expériences au cours de son Odyssée, œuvre à laquelle il est fait allusion au début du roman de Giraudoux.
Tout d’abord, son aventure commence par un périple en bateau à travers le Pacifique lors duquel elle est amenée à croiser des hommes qui influent à des degrés divers sur sa vie. C’est là qu’elle rencontre Toulet. « Quand on cause dix minutes avec Toulet, horloger des âmes, toujours courbé comme sur un rouage, on se sent aller juste pendant vingt-quatre heures » [6] dit Suzanne. « J’écoutais Toulet décrire le ciel ou les feux par des noms de couleurs que je ne connaissais pas » affirme-t-elle fasciné par cet homme. Véritablement, elle est frappée par ce qu’elle voit en lui comme un désir d’authenticité, un attachement à la vérité des choses. Toulet est un voyageur-poète qui veut plonger de plain-pied dans les univers visités et s’insurge contre l’un de ses compagnons de voyage qui n’a voulu partir que pour oublier ses ennuis conjugaux. Pour Suzanne, il représente un exemple l’incitant à dépasser son égo pour favoriser sa confrontation avec le monde.

Suzanne isolée sur son île

Après un naufrage, notre héroïne se retrouve seule sur une île déserte dans le Pacifique. Après un temps d’incertitude et d’étonnement, elle se trouve rapidement désemparée et est vite en proie au désespoir devant sa solitude. C’est en vain qu’elle se met en quête de points de repères lui permettant de se rattacher à son pays natal. Ainsi recherche-t-elle les saisons. « Pas de saisons. Je cherchais leurs traces des heures entières, dans les collines, dans les gazons, obtenant une minute un faux printemps grâce à mille perruches d’un vert nouveau sur un bosquet, un faux hiver toute une nuit grâce au faux givre de la nacre… mais désorientée dans ma marche et mes promenades comme si l’on m’avait enlevé, avec elles quatre, mes quatre points cardinaux » [7]. Et elle continue en disant : « J’étais un genou en terre, à l’affut de ma saison […] Trois jours dura le printemps. Trois jours où les plantes et les oiseaux s’exaspérèrent […] et, comme si la plus légère proie de l’île lui avait suffi le printemps disparut. Les fleurs déjà perdaient de leur éclat comme les plumes d’un oiseau tué. Heureuse encore si d’ici le printemps prochain j’avais trois jours d’hiver ! » [8] Telle est l’île dans laquelle aborde la jeune femme, une île intemporelle où le présent est éternel et où toutes les distinctions dont elle usait autrefois pour appréhender le monde demeurent inopérantes. Autrement dit, Suzanne est entrée dans un lieu utopique, lequel, pour les concepteurs de ce modèle idéal, a souvent été perçu comme une île paradisiaque. Mais cet endroit en apparence si séduisant, Suzanne ne parvient pas dans un premier temps à le faire réellement sien. L’utopie demeure extérieure à sa personne, elle ne sait pas l’assimiler à son être, ses aspirations n’ont pas encore permis son adaptation personnelle à l’endroit. En fait, existe encore en elle une dualité, celle qui maintient séparées son île et sa personne. Tant que son égo est puissant, elle ne peut réellement tirer profit de toutes les séductions du lieu. C’est ce qu’elle aura compris plus tard lorsqu’elle aura abandonné cet état : « J’ai refusé, malgré des sollicitations, d’être ma propre idole » [9].
Pour mieux appréhender son univers, elle se livre à son exploration méticuleuse. Ainsi prend-t-elle l’initiative de nager vers l’île voisine où elle découvre d’immenses statues, réminiscence de l’île de Pâques qui avait fasciné Giraudoux. Représentation d’une certaine expression de la divinité, elle a beau les interroger une par une, ces images ne lui disent rien. La dualité est toujours présente en son être, notamment celle existant entre celui-ci et Dieu resté pour elle encore bien distant.
Aussi, le découragement s’abat sur elle. « Plus de désolation heureuse ; seule sans limites, la détresse. La joie se déliait soudain du désespoir, comme un serpent effrayé de son camarade de caducée, et disparaissait […] Ce fut une passe pénible. Jamais je n’eus une âme plus velue, aussi fanée, jamais une vie physique plus aiguë. » [10]
Pour diminuer peu à peu le fossé existant entre elle et les éléments de la Création caractérisant son île, elle se décide à nommer les choses. C’est une initiative typique de la manière de Giraudoux dans la mesure où l’écrivain a toujours accordé une importance primordiale, son théâtre en témoigne, au langage et aux mots. Giraudoux avait en effet la passion de la langue française. La richesse de son vocabulaire était ahurissante et il maîtrisait tous les domaines, tout particulièrement le langage de la nature, celui de la faune ou de la flore. « Les mots sont les forteresses de la pensée » disait un philosophe. Ils donnent force et consistance aux réalités qu’ils désignent. C’est ainsi que lorsque Suzanne attribue un mot précis de son invention aux végétaux et animaux qui l’entourent, elle tend à les apprivoiser, à établir un lien entre elle et eux et à se donner l’illusion d’un certain pouvoir sur son monde.

Sortie de l’abîme et renouveau spirituel

Un parcours personnel et une prise de conscience progressive vont être nécessaires pour que soit résorbée cette dualité et qu’elle aboutisse à une unité personnelle, où coexisteront nature et culture. Suzanne va être contrainte alors de se tourner vers son âme afin d’y puiser l’énergie nécessaire pour mieux se diriger dans son nouvel environnement. Ainsi se poursuit son voyage intérieur lors duquel elle est forcée d’exhumer toutes ses richesses personnelles. « Soudain je sentais des ressorts de mon âme, insoupçonnés, éclater comme des baleines dans une étoffe qui vieillit, et me révéler mes vraies qualités. » [11] Son isolement en ce lieu lui offre l’occasion de se remettre en question et de faire un retour sur elle-même. Ayant l’esprit plus libre, la sérénité qu’elle connaît alors la rend accessibles à toutes ses potentialités.
Or, si Giraudoux a donné une grande valeur à la fuite, il n’a jamais considéré que celle-ci doive aller de pair avec un mépris total envers ses racines. D’une culture prodigieuse, l’écrivain a toujours accordé une grande importance à la connaissance de l’art et de la littérature, connaissance qu’il a projetée dans l’âme de son héroïne. C’est ainsi que Suzanne, isolée dans son île et désespérée au milieu de sa solitude, se rattache à son passé européen et aux grands esprits qui l’ont peuplé.
Effectivement, ces souvenirs sont partie intégrante de son identité. Elle se remémore les écrivains qu’elle a lus jadis et chacun d’eux est pour elle un point de repère l’orientant dans son existence. La solitude, négative jusqu’alors, s’est soudainement révélée salutaire et du fond d’elle-même monte une énergie lui donnant une vision différente du monde. « C’est cependant à l’aide de ces exercices et de ces joies factices, grâce à ces ombres et à ces surnoms qu’un beau jour […] il me sembla tout à coup comprendre mes confrères les hommes. » [12] Toutes les pensées exprimées par ces grands noms sont alors d’un seul coup assimilées et lui donne une nouvelle conscience de son existence. A partir de là, elle s’ouvre spontanément à ses semblables et apprend à dépasser ses préjugés à leur endroit. « Tous ces jugements que j’avais appris à porter machinalement sur leurs vices, leurs vertus furent soudain périmés. » [13] Un déclic s’est produit en elle et dorénavant son cœur peut librement s’exprimer. « Et tout le jour ma solitude fut quelque chose de poignant, d’angoissé et de doux, ‒ à croire que ce n’était pas de la solitude, mais de l’amour. » [14]
Cet état qu’elle a à présent acquis trouve une occasion d’être éprouvé lorsque les cadavres issus d’un combat entre deux navires ennemis s’échouent sur son île. Elle a alors un nouveau contact avec l’humanité, car en les disposant les uns à côté des autres, elle se prend d’intérêt pour chacun d’eux en particulier et travaille à discerner le caractère des uns et des autres. En même temps, elle est mise de plain-pied avec les évènements du continent qu’elle a quitté et où sévit alors la guerre de 1914. Des journaux trouvés sur les corps lui apprennent les dernières grandes batailles et elle ne peut s’empêcher de ressentir une fierté française en apprenant la victoire de la Marne. C’est là tout le patriotisme de Giraudoux qui s’exprime.
Surtout, les dispositions qui sont à présent les siennes envers le monde sont clairement exposées lorsqu’elle écrit une lettre fictive à un ami. C’est l’occasion pour Giraudoux de présenter sa philosophie quand il établit une comparaison entre Robinson Crusoé et Suzanne, celle-ci racontant sa réaction à la lecture du livre de Defoe qu’elle venait de trouver dans les restes des bateaux. Robinson Crusoé était détesté de Giraudoux. L’écrivain lui reprochait en effet de vouloir reproduire sur son île la vie qu’il avait en Europe. Il replante et sème au lieu de cueillir les fruits, comme l’a fait Suzanne qui s’est beaucoup mieux adaptée dans son univers. La comparaison entre les deux naufragés donne tout son sens au roman de Giraudoux en même temps qu’il marque l’apothéose du parcours spirituel de Suzanne. « A chaque instant pendant dix-huit années, comme s’il était toujours sur son radeau, il attachait des ficelles, il sciait des pieux, il clouait des planches. Cet homme hardi frissonnait de peur sans arrêt, et n’osa qu’au bout de treize ans reconnaître toute son île » [15], lui écrit Suzanne ajoutant qu’elle n’aurait pas désiré rencontrer un tel homme en cet endroit ! C’est le mythe du miroir bien développé par Giraudoux, celui selon lequel deux personnes placées dans la même situation réagissent de façon différente. « Ici tout est luxe, Simon […] Tout ce que les poètes seuls voient en France, on le voit ici à l’œil nu […] Mon teint est nacré, poudré de vraie nacre, mes lèvres sont de corail, poudrées de vrai corail. » [16] Quand Suzanne sera recueillie par des jeunes navigateurs, ce sera au terme d’un parcours qui l’aura transformée.
Ainsi notre héroïne a-t-elle accompli le cycle des quatre saisons depuis son départ de Bellac. Son voyage en mer représente en effet son automne, en ce sens, qu’à l’image des écoliers commençant leur année, elle a engagé sa volonté et son désir de s’accomplir. Par la suite, son naufrage sur l’île a été son hiver, une période où elle a certes connu le désespoir mais qui en même temps a marqué pour elle une pose lui imposant un repli sur soi et une quête de la maturité. Puis, à force de creuser profondément en elle-même, elle est parvenu à trouver un deuxième sens à sa vie, à s’adapter à sa situation, autrement dit à tirer de sa personne le renouveau si caractéristique du printemps. Enfin, son retour en Europe marque l’apothéose de l’été. Le fossé entre elle et son pays s’est comblé, le sentiment envers les êtres et les choses qui l’anime a renouvelé sa façon de vivre et sa relation avec le monde.
Dès lors, l’utopie qui semblait caractériser l’île de Suzanne, avec son apparence de lieu paradisiaque où toutes les saisons se confondaient en un climat uniforme s’est en quelque sorte intériorisée dans l’âme du personnage. Loin des préoccupations sociales, le seul objectif de Giraudoux était de rendre possible une transfiguration de l’être humain. Ecrivain du bonheur, notre auteur, voulant nous donner les meilleures recettes pour bien vivre, a surtout chanté le printemps et l’été. Il se serait peut-être exprimé plus tard sur l’hiver, mais le destin en décida autrement puisqu’il mourut prématurément à l’âge de soixante-deux ans. Parlant des deux hommes venus la recueillir, Suzanne exprime sa préoccupation : « J’avais oublié de leur demander la saison. J’attendais leur réveil pour savoir si c’était le printemps ou l’été. Et enfin (je n’attendis pas sa part !), mon demi-soleil parut ! » [17] Telle est l’image de la deuxième jeunesse qu’elle a obtenue. Jusqu’au bout, elle a mené une quête qui lui a permis d’exhumer ce qu’il y avait de plus riche dans sa nature. Au terme du cycle des quatre saisons, elle est finalement parvenue à trouver son « Graal », ce ferment divin présent au fond d’elle-même qui dès lors va illuminer tout son être.
A travers l’expérience de Suzanne, l’écrivain nous a donné une leçon bien édifiante. Avec la jeune femme, on relève en effet que ce ne sont pas les situations dans lesquelles nous sommes qui importent, mais la manière dont nous réagissons devant elles. Suzanne, au lieu de céder à l’amertume et de se complaire dans un vain fatalisme, a fini par s’épanouir. La simplicité qui est désormais la sienne lui permet d’établir la meilleure relation humaine avec n’importe lequel de ses semblables. C’est ce que Giraudoux exprime avec un certain humour, lorsqu’il parle à la fin de son roman de l’intérêt qu’elle éprouve pour le contrôleur des poids et mesures. « Il a deux beaux yeux gris avec l’amour des collections de timbre. Il retire un gant de la poche de sa jaquette. Il me dit : ‘Je suis le contrôleur des poids et mesures, mademoiselle… Pourquoi pleurer ?’ » [18] L’écrivain a en effet toujours pensé qu’il pouvait exister de la fantaisie, de la personnalité chez n’importe quel être humain, y compris un simple fonctionnaire de l’administration, idée qu’il reprendra dans sa pièce Intermezzo. Ceci est significatif dans la mesure où l’écrivain a toujours estimé que ce qui comptait dans la vie n’était pas ce que l’on faisait ou ce que l’on vivait, mais plutôt le regard que l’on portait sur les choses.
Quand on a bien médité l’expérience de Suzanne, on réalise que la sagesse qui en émane consiste à être le mieux adapté à l’existence. Si l’on considère que l’île où elle a échoué est une image de notre environnement, lequel évolue sans cesse avec le temps, on doit accepter la nécessité de toujours rester en harmonie avec la vie. On ne gagne jamais à se battre contre des moulins à vent. De chaque minute de l’existence, il faut retirer la chose positive, « faire avec », comme l’a appris Suzanne à l’issue de son séjour sur son île.

Bibliographie :
Jean Giraudoux, Œuvres romanesques complètes. Paris : Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1990.
Sylviane Coyault ; Chouki Allak, Et Giraudoux rêva la femme. Clermont-Ferrand : CRLMC, Université Blaise-Pascal, 1999.
Jacques Body, Jean Giraudoux. Paris : Gallimard, 2004.

Notes

[1Suzanne et le Pacifique, dans Jean Giraudoux, Œuvres romanesques complètes. Paris : NRF, Gallimard, 1990, p. 466.

[2Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 476.

[3Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 478.

[4Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 478.

[5Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 489.

[6Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 489.

[7Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 528.

[8Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 530.

[9Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 578.

[10Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 550.

[11Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 531.

[12Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 559.

[13Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 559.

[14Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 561.

[15Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 582.

[16Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 579.

[17Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 601.

[18Suzanne et le Pacifique, dans ibid., p. 616.


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