Temporel.fr

Accueil > à l’écoute > Notes de lecture > Jean-Claude Leroy, par Gérard Paris

Jean-Claude Leroy, par Gérard Paris

25 avril 2015

par Gérard Paris

Jean-Claude Leroy, Aléa second, suivi de Nuit élastique. Mortemart : Rougerie, 2013.

Parmi les recueils de Jean-Claude Leroy depuis 2001, retenons des titres significatifs Comédie du suicide, Entrée en matière, Progrès de carence, Corrige la mort. Ce qui frappe à la première lecture d’Aléa second, c’est cette langue tronquée (où règne le non-dit), cette syntaxe martyrisée, une économie de ponctuation et un texte traversé de fulgurances. Jean-Claude Leroy décline le corps (corps passage, corps dilaté, corps lumière) avec ses orgasmes ; il décline l’œil(œil sacré, œil serrure, œil raclé, œil pendu) qui regroupe les visions (internes ou rescapées). Alors si la mort (naturelle ou spirituelle) s’oppose à l’amour, si le monde visible nous sépare, il nous reste un dernier recours : cristalliser la passion d’aimer ou unir la nuit, le noir de chacun :
« en attendant
L’être se bat
Réchauffe
La figure du mort »
Poursuivons donc « le mensonge de l’écorché, où étrangère ta propre voix ».


temporel nous contacter | sommaire | rédaction | haut de page