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Jacques Ancet

27 septembre 2012

par Anne Mounic

Jacques Ancet, Les travaux de l’infime. Dessins d’Alexandre Hollan. Toulouse : érès, 2012.

L’infime, pour Jacques Ancet, ce serait presque l’invisible si le poète ne s’y intéressait. « On entre dans ce qu’on ne sait pas », écrit-il au début du recueil. La situation s’avère paradoxale : « Mais dans l’infime, on n’entre pas. / On y est soudain, sans le savoir. » Et l’infime ressemble à l’inouï, qu’il faut savoir percevoir même si : « Ce qu’on entend est sans mot. » On remarquera l’emploi du « On », impersonnel, qui traverse le recueil et le cède parfois à « Quelqu’un », à « ça », ou à la troisième personne. « Quelqu’un cherche. » Je remarque également le souci de « comprendre », qui rencontre « l’impossible », mais aussi le « trop tard ». Il est aussi question du « vide ». « Ou rien, mais quelque chose. Une lueur, soudain. Son souvenir. »


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