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Introduction et présentation de Francis Andrews, par Syd Bolton

26 avril 2014


Francis Andrews, the author of these poems was a British post office worker who enlisted as a soldier in 1916 to fight in the Great War, joining the Royal Engineers regiment as a wireless telegraphy and signals expert. He survived the war and before his return to the UK in 1919 was stationed in the Pas de Calais town of St Pol sur Ternoise, 30km north of the City of Arras.

After the war he returned to family life and a long, respected career in the post office until his retirement in 1945. He was a dedicated activist in the trade union movement and was the editor of the Postal Workers Union newsletter for over 20 years. His military involvement continued again during the 2nd World War, when the British Broadcasting Corporation made use of his fluency in French and wireless operator’s skills to send morale boosting messages to French workers during the Nazi occupation. He died aged 76 in 1963. Between 1915 and 1945 he published at least 6 volumes of poetry[[Poems and Songs, 1915 ; Poems,1921 ; Poems, 1930 ; Seed Time and Harvest, 1932 ; The Sow’s Ear, 1944. The Orchard and other poems, 1944.
]] (all long since out of print and until now almost totally forgotten except in academic archives). His earliest known poetry in a volume from 1915 called ‘Poems and Songs’ clearly contemplates the portent of a drawn out, bitter war and is remarkably prescient about the lasting psychological traumas it would have on surviving soldiers and on the collective memory and institutions of future generations. Two of those poems, “The Cost” and “Sonnets of a Year (November)” are both translated here.

In 1923 he helped to publish a literary magazine for the Post Office Workers Union called “The Pillar Box”, with the encouragement it is suggested, of the great novelist Joseph Conrad. It was within that most ephemeral journal, which lasted but one single edition that the poem series “Un Paysage”, was published for the only time until this translation nearly 100 years later. The only known complete original of that magazine rests in the British Library archives where these particular poems were re-discovered last year, by chance by an English lawyer, resident in the Pays de Ternoise whilst researching the history of the famous “Unknown Soldier”.

L’auteur de ces poèmes, Francis Andrews, britannique, employé des postes, s’engagea comme soldat en 1916, dans la Grande Guerre ; il fut affecté au régiment des Royal Engineers comme spécialiste des communications radiotélégraphiques. Il survécut au conflit et, avant de retourner en 1919 au Royaume Uni, il stationna à Saint-Pol-sur-Ternoise dans le Pas-de-Calais, à trente kilomètres au Nord de la ville d’Arras.

Après-guerre, il reprit sa vie de famille ainsi qu’une longue carrière respectable à la Poste jusqu’à son départ en retraite en 1945. Militant dévoué dans le mouvement syndical, il fut le rédacteur du bulletin de la Postal Workers Union (syndicat des postiers) pendant plus de vingt ans. Son engagement militaire se poursuivit durant la Seconde Guerre mondiale ; la B.B.C. fit alors usage de sa connaissance du français et de ses talents de radiotélégraphiste afin d’adresser des messages d’encouragement aux travailleurs français durant l’Occupation nazie. Il mourut en 1963 à l’âge de soixante-seize ans. Entre 1915 et 1945, il publia au moins six volumes de poèmes [1] (depuis longtemps épuisés et jusqu’à présent presque totalement oubliés, sauf dans les bibliothèques universitaires). Ses premiers poèmes connus, rassemblés dans un recueil de 1915 intitulé Poèmes et chansons, envisagent clairement les conséquences néfastes d’une guerre amère et prolongée, et expriment les prémonitions de leur auteur quant au traumatisme psychologique durable à prévoir pour les soldats survivants, la mémoire collective et les institutions des générations à venir. Deux de ces poèmes, « Ce qu’il en coûte » et « Novembre » sont ici présentés.

En 1923, Francis Andrews contribua à la publication d’un magazine littéraire pour le syndicat des Postes, intitulé « La boîte aux lettres » ; le grand romancier Joseph Conrad lui aurait apporté ses encouragements. C’est dans ce journal très éphémère, qui ne connut qu’un seul numéro, que la séquence de poèmes, « Un paysage », fut publiée, attendant d’être traduite, cent ans plus tard, pour se voir republiée. Le seul numéro original et complet de ce magazine se trouve dans les archives de la British Library, où ces poèmes furent redécouverts par hasard l’année passée par un juriste britannique [2], résident dans le Pays de Ternoise, alors qu’il menait des recherches sur le célèbre « Soldat inconnu ».

Notes

[1Poems and Songs, 1915 ; Poems,1921 ; Poems, 1930 ; Seed Time and Harvest, 1932 ; The Sow’s Ear, 1944. The Orchard and other poems, 1944.

[2Ce juriste n’est autre que Syd Bolton, signataire de cette introduction.


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