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Inédit

9 mars 2007

par Paul Van Melle

Inédit.
Rédaction : Paul Van Melle, assisté de Jacqueline Decruyenaere.
Avenue du Chant d’Oiseaux 11 - B1310 La Hulpe – Belgique.

Nous reproduisons presque intégralement la lettre que nous a adressée Paul Van Melle en réponse à notre demande d’information (11 décembre 2006).

« Chère Anne,

Voici réponses à tes questions, et au-delà, car il me semble bon que tu saches vraiment tout de nous. […]

Pour Inédit, tu as la date de fondation : 1986, soit deux ans après la mort de ma première femme, qui avait lutté pendant six ans contre un cancer. La revue, après les tentatives avortées de ma jeunesse, a commencé très modestement : les premiers numéros avaient douze pages ! Nous en sommes loin aujourd’hui.

La ligne éditoriale, c’est l’ouverture la plus large, comme tu sais. Moyennant qualité, nous accueillons tous les genres, tous les styles, et si nous avons traduction, toutes les langues. Nous n’avons pas de comité de rédaction, sauf si l’on considère le tandem Jacqueline et Paul comme un « comité ». Je tiens fort à ne pas élargir, persuadé que la personnalité de la revue en souffrirait ou même disparaîtrait. Déjà Jacqueline est nécessaire comme régulatrice de mes audaces parfois excessives. Cela fait d’Inédit un « être vivant », à l’inverse de tant de revues qui acceptent n’importe qui ou n’importe quoi, ou à l’inverse ne retiennent qu’un seul genre, ce qui est le cas des surréalistes et des tenants un peu intégristes de la seule poésie régulière. Tu connais les autres exemples sans visage reconnaissable…

Ajoutons un rappel du principe de ne publier par auteur qu’une seule de nos pages A4. Deux raisons principales : la modestie de nos moyens, comprenant notre souci de liberté totale et par conséquent le refus de mendier quelque subvention que ce soit, et ma certitude que dans l’immense majorité des cas une page suffit pour s’exprimer littérairement si l’auteur prend la peine de travailler son texte. Je ne parle bien sûr ni des romans, ni des essais, ni des études scientifiques, qui exigent (tu le sais mieux que personne) des développements importants… et encore : tu as lu souvent mes diatribes contre les romans-fleuves et les grosses briques tellement à la mode aujourd’hui !

Je veux préciser encore que je continue à tenir à la correction de la langue, même si j’admets toutes les inventions, tous les néologismes, toutes les formes éventuellement éclatées. Mais j’utilise mes convictions personnelles pour mes choix. De là entre autres l’absolue nécessité que je vois à mes pedigrees (comme dit Jacqueline) en bas de page. J’aime expliquer mes choix si je le crois utile, et j’aime que nos lecteurs connaissent un peu les auteurs, même si en principe le texte suffit, comme on dit. Soyons donc tous anonymes et jetons toutes les éditions et études concernant les auteurs… Selon moi ce serait une grosse bêtise !

Si tu as encore des questions, sois rassurée, j’ai toutes les réponses à ta disposition.

[…]

Un grand bonjour à vous deux et des souhaits très temporels pour 2007. »
Signature manuscrite : Jacqueline, Paul.