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Gérard Pfister, par Nelly Carnet

22 septembre 2013

par Nelly Carnet

Gérard Pfister, Le temps ouvre les yeux. Oratorio. Paris : Edition Arfuyen, 2013.

Le temps ouvre les yeux est le second Oratorio que Gérard Pfister offre à l’édition. Il est de même composition : neuf mouvements suivent un rythme binaire, celui de l’homme, celui du monde, dans l’économie des mots. Deux à trois syllabes suffisent pour construire des phrases « suspendue[s]/dans le/vide » comme une note de musique ou une main levée avant qu’elle ne frappe. Ce n’est donc que « balancement » et « vibration » d’un orchestre. Les mots viennent inscrire sur la page la mobilité du monde. De la perception du temps, nous glissons progressivement à celle de l’espace : « le brun roux/des hêtres/le jaune/des érables ». Au milieu de cet espace vibrant, la figure d’un enfant apparaît qui fait office de découvreur. Il regarde, il écoute dans la simplicité. Dans le huitième mouvement, tout semble se réunir en un seul point d’encrage : « c’est/dans mon corps/dans ma gorge/les cordes/se lèvent/les bois/les cuivres/les courbes ».

Dans la mouvance, l’apparition et la disparition rythment le monde, le font miroiter, en répétitions, en reflets, en échos, et le ponctuent.


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