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Gérard Paris

20 avril 2013

par Anne Mounic

Gérard Paris, Fragments (3). Laon : La Porte, 2012.
Fragments (4). Dinant : Bleu d’Encre Editions, 2012.


Ces Fragments tiennent chacun en une ou deux lignes. Ils sont fortement nominalisés ; les verbes n’y apparaissent qu’à l’infinitif. Gérard Paris s’y présente comme : « Une voix... parmi d’autres voix... » Ses propositions y prennent un tour énigmatique, comme dés jetés sur la page blanche, à l’essai en quelque sorte.

« A l’origine, un questionnement obscur... » Le poète souhaite pourtant, en dépit de cette éparpillement, sauvegarder une unité : « La poésie en fragments : une et indivisible... » Et il réaffirme le paradoxe un peu plus loin : « Fêlures et fractures : enchevêtrement limpide... et obscur... » Peut-être est-ce une question de pudeur, afin de préserver sans exhibition ni ostentation ces « Chairs défaillantes de l’univers intime... » Toutefois, il vaut le coup parfois de surmonter ses propres réticences de sorte que surgisse la source en son plein et son délié, dans la splendeur de la confiance.

Les mêmes remarques valent pour le quatrième recueil. « La nuit hurle, le jour se tait... » Les fragments s’y inscrivent, suivis de points de suspension, à la façon d’esquisses suspendues en leur inachèvement. Ils sont accompagnés de motifs à l’encre de Béatrice Gaudy.


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