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François-René Daillie

29 septembre 2007

par Anne Mounic

François-René Daillie, Elisa ou La Maison malaise. Gardonne : Fédérop, 2006.

Ce roman à double titre, femme et demeure lointaine, se fonde sur le chiffre deux – deux époques, à vingt-cinq années d’écart, jeunesse passée ; deux femmes à chaque moment, et deux d’entre elles à la fin s’avèrent mère et fille, au moment où le personnage principal, François ou Vincent, lui-même et son double littéraire, passe de la troisième personne de l’absence, « il », au « je/tu » de la subjectivité.
Ce roman est non seulement l’occasion d’une évocation de souvenirs en partie personnels dans ce pays où l’auteur a passé quelques années, la Malaisie. Le pantoun y est à l’honneur, genre populaire en ce pays, écrit par tous très communément. Il s’agit d’un quatrain dont les deux premiers vers, concrets et immédiats, ouvrent sur des considérations existentielles plus générales dans les deux derniers. François-René Daillie a d’ailleurs consacré à ce genre, en sa forme originale et populaire là-bas, plusieurs ouvrages.
Notons, en rapport avec notre thème de la joie, ce quatrain qui clôt le poème intitulé « Dire joie », dans le recueil A pays d’à côté (2002) :
« Les houx les loups les ravins
Brouillards sans feux ni trompettes
Dure joie de ces chemins
Pas à pas jusqu’à l’étoile. » (1970)


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