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Emmanuel Poudiougo

9 mars 2007

par Anne Mounic

Emmanuel Poudiougo, Paraboles au pays Dogon. Choix des textes et coordination éditoriale : Danielle Fournier. Emma Poudiougo. 2006.

Dans ce petit livre fort bien illustré (conception graphique par Fannette Cohen), on apprend tout d’abord quelques petites choses sur le nom de l’auteur, Poudiougo signifiant "Qui ont survécu" et son nom dogon, Denem, signifiant "j’aime". Ceci est important : nous entrons tout de suite en un monde de réalités concrètes, existentielles. La sagesse que contiennent les proverbes cités et expliqués par une parabole n’est pas abstraite, mais ancrée dans la vie quotidienne. Je citerai ceux que j’ai préférés : "Si on ne connaît pas la force de l’éléphant, on l’attache à une ficelle." "Tu peux laisser ta main un mois dans l’eau, elle est mouillée, mais elle n’est pas propre." "Le repos ne dérange pas le travail." "Quel que soit le goût du repas, n’avale pas ta langue." Et, de notre point de vue dans ce numéro, selon le "rythme de la marche" : "Ils te font courir devant tes jambes", et surtout : "La parole, c’est comme un chemin qui continue."

On peut lire en quatrième de couverture quelques lignes de Michèle Odeyé-Finzi, anthropologue. On distingue en pays Dogon la parole "de face", pour les enfants et les étrangers, la parole "de nuit" pour certains contes, et la parole "claire", réservée aux initiés et relevant du savoir philosophique, cosmogonique et historique.


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