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Editorial

26 avril 2010


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Le fantôme de la puce, par William Blake

En ces jours de printemps, nous abordons dans Temporel le thème de l’insecte et pourrons admirer quelques échantillons de la collection de Boris Porena, musicien italien, qui évoque pour nous son attachement à ces coléoptères peu à peu rassemblés depuis soixante-dix ans maintenant. Claude Cazalé Bérard nous traduit ces lignes. Christian Laval nous parle de La Fable des abeilles, de Bernard de Mandeville, tout à fait d’actualité. Frédéric Le Dain nous propose d’envisager la question de la vanité, et des mouches, chez Pascal, ainsi que l’espoir symbolisé par les abeilles chez Sylvie Germain. D’autres écrivains sont à l’honneur : Shakespeare, Katherine Mansfield, Franz Kafka et Wolfgang Borchert.

Dans le Cahier de création (« à l’œuvre »), nous publions d’ailleurs quelques poèmes sur les insectes, ainsi qu’une nouvelle sur les papillons (Miroslave Holub, traduit de l’anglais par Franck Miroux, Eamon Grennan, traduit par Michèle Duclos, Christian Lippinois, Jean-Paul Gavard Perret, Jeanpyer Poëls et Michel Wallon). Raphaël Vigée, petit-fils de Claude Vigée, nous ayant envoyé à l’occasion du Nouvel An un très joli poème sur les écureuils, nous le reproduisons ici avec plaisir, pour introduire, de sa voix toute naturelle et joyeuse, les poètes suivants : Claude Vigée, son grand-père, puis Beryl Cathelineau Villatte, Elaine Feinstein, Michael Heller, Frédéric Le Dain, Seymour Mayne, traduit par Sabine Huynh, Leanne O’Sullivan – traduite d’abord par quelques étudiants et étudiantes de deuxième année, Camille Hanuise, Elise Vaysse, Rémy Norroy et Maud Van der Veer, au sein du groupe que j’anime « Traduire la poésie : La saveur des mots », puis l’un des poèmes est commenté par une étudiante du cours sur « Poésie et Oralité », Dao Nguyen. Suivent des traductions de Frank Miroux, Isabelle Génin et Yves Lefèvre, tous trois spécialistes et enseignant à Pau ou à Paris 3. Viennent ensuite Vincent O’Sullivan, Wendy Saloman et Alan Wall.

Sylvie Weil a bien voulu nous confier une très amusante nouvelle intitulée « American Road Story » et Claude Brémond nous introduit à la lecture du Journal de Gabrielle Bernheim, dont nous proposons de larges extraits. Michèle Duclos nous traduit une nouvelle de David Gascoyne. Esther Orner nous propose une nouvelle et le lecteur est familier des proses cinématographiques ou artistiques de Jacques Sicard.

Dans la rubrique « Critique », nous nous intéresserons à David Gascoyne, Benjamin Fondane et Rimbaud. Nous lirons le très intéressant essai d’Alan Wall sur Shakespeare, suivi de la recension de l’ouvrage de Michael Edwards, Shakespeare, le poète au théâtre. Nous pourrons lire de nombreuses notes de lecture et de visite, dues à Nelly Carnet, Michèle Duclos, Gérard Paris et Catherine Riza. Dans la rubrique « En bref », nous signalons la parution de quelques autres ouvrages.

Enfin, au moment de publier ce numéro de mai, nous apprenons la disparition d’Alan Sillitoe. Nous rendons ici hommage à ce poète et écrivain que nous avons tout d’abord rencontré à Paris en 2003, puis revu à Oxford à l’automne 2008. Nos meilleures pensées vont à Ruth Fainlight.

Actualités

Nous signalons la parution, en janvier 2010, du premier numéro de la revue Peut-être, revue de l’Association des amis de l’œuvre de Claude Vigée. Toutes informations sur le site : http://revuepeut-etre.fr

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Vient de paraître : http://www.editions-anagrammes.com/forumrecits.html

Anne Mounic, La Dame à la licorne, suivi de Du coin de l’œil où perlent les larmes. Perros-Guirec : Anagrammes, 2010.

Ces deux longues nouvelles (du genre novella) sont illustrées par Guy Braun (monotypes).

On peut en lire deux extraits dans ce numéro.

Editions Anagrammes, 15, rue de la Poste, 22700 Perros-Guirec
anagrammes22700@voila.fr

Quelle est cette licorne blanche qui apparaît à la lumière au bord du fleuve ? Qui est cette dame au visage grave qui lui tend le miroir dans la tapisserie aux mille fleurs du musée de Cluny, à Paris ? Et comment pénétrer le mystère des six tentures, Le Toucher, le Goût, l’Odorat, l’Ouïe, la Vue, selon la hiérarchie médiévale des cinq sens, puis « A mon seul désir » ? Quel est le cri de la licorne ?
Que nous dit l’exploration des allées de l’être, du devenir et de la reconnaissance ? Pourquoi cela donne-t-il tant de plaisir, dans un roman, quand les personnages, à la fin, se retrouvent ? Les quatre adolescentes, camarades de lycée, se retrouveront-elles à l’âge mûr, comme l’une d’elles, Artémis, d’une voix oraculaire, le leur avait annoncé ?
Ces deux nouvelles content chacune une poursuite, celle de la voix singulière telle que, volubile, elle nous invite au partage.

« Le paysage se dépliait, complice, sous nos pas, pour nos oreilles, nos narines, nos yeux, de façon toujours dissemblable. De même, quand on relit un livre, cette nouvelle lecture ne ressemble jamais exactement à la première. Nous créons en nous le temps de notre création – manière, peut-être, de nous rendre dignes du hasard de notre naissance. »


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