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Editorial

9 mars 2007

par temporel

La parole, c’est un chemin qui continue. Proverbe Dogon.

Dans ce numéro 3 de Temporel, nous accueillons, grâce à Mildred Clary et Noël Lee, des moments musicaux. A propos du « rythme de la marche », notre thème dans « A propos », vous pourrez entendre une composition du compositeur et pianiste sur le poème de Rimbaud « Mouvement ». Nous retrouverons Noël Lee dans le prochain numéro avec des compositions sur des poèmes de Catherine Pozzi.

Lithographie anonyme. Reims : Intaglio.
Mildred Clary nous fait découvrir un musicien qui naquit en 1950 et mourut, bien trop jeune, en 2000. Nous entendons ici deux compositions, l’une sur un célèbre poème de William Blake, « The Tyger », l’autre sur un poème de John Donne, « Death be not proud ». Mildred Clary, dans sa « Lettre à Olivier Greif » nous présente ce compositeur et pianiste.

Le thème du « rythme de la marche » nous mène à la rencontre de la poésie chinoise et japonaise, de Rousseau, Nietzsche, Gustave Roud, Philippe Jaccottet. Claude Vigée nous parle de Benjamin Fondane ; Dunstan Ward, de Robert Graves ; Jean Revol, de Bernard Réquichot ; Frédéric Le Dain, de Rimbaud, et Marcin Stawiarski, de Gabriel Josipovici. Ce dossier est introduit par un texte que nous a fait très gentiment parvenir Henri Meschonnic en réponse à nos questions. Michèle Duclos a interrogé Kenneth White sur la marche et la poésie. Michael Edwards a très aimablement accepté de s’entretenir avec nous de ce travail de va-et-vient entre anglais et français qu’il a effectué dans son recueil de poèmes intitulé Rivage mobile.

Dans le cahier de création, nous retrouverons Anton Brunnengeber, Paul Fenoult ou David Schnee, mais nous accueillons aussi Yvon Le Men, Gilles de Obaldia et Alan Sillitoe, traduit par Michèle Duclos. Nous pouvons lire, en version originale (anglaise) et en traduction, une nouvelle de Clive Sinclair sur Billy the Kid. Nous lirons la seconde partie des auto-traductions de David Gascoyne, ainsi que ses traductions de poèmes de Kathleen Raine et une étude de cette dernière sur Gascoyne, traduite par Michèle Duclos. Au préalable, nous aurons pu écouter, de vive voix, une lecture de poèmes en compganie de Vincent O’Sullivan.

Dans la dernière partie, « à l’écoute », Jean-François Chiantaretto a eu l’amabilité de nous confier le texte de son discours sur l’œuvre de Claude Vigée à l’occasion de la remise à ce dernier du Prix de l’Amitié Judéo-Chrétienne en octobre 2006. Nous recevons également un article de Kenji Kanno sur ce même poète. Marc Kauffmann nous parle de Schelling, Hegel et Hölderlin. Oleg Poliakow nous livre une méditation sur le « puits d’être ». Nous avons interrogé Emmanuel Hiriart sur son œuvre poétique et Marieke sur son œuvre picturale, et nous ouvrons notre revue aux autres revues, que nous présentons, ou qui se présentent ici.

Malheureusement, ce numéro s’ouvre sur le signe du deuil puisque l’épouse de Claude Vigée, Evelyne, nous a quittés le 17 janvier 2007. Ce numéro tout entier lui est donc dédié et un hommage lui est consacré. On peut y lire les poèmes que Claude Vigée a écrits dans le deuil, ainsi que des fragments de son Cahier parisien. On lira ensuite les évocations, poèmes et réminiscences des amis de Claude et Evy.

N.B. : Nous inaugurons une formule nouvelle. Certains textes ne figurent pas en entier sur écran, mais peuvent être tirés à part en pdf pour une lecture plus aisée sur papier.
L’"hommage à Evy" figure intégralement sur écran, mais peut aussi être tiré à part.


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