Temporel.fr

Accueil > à l’écoute > Notes de lecture > Editions Arfuyen

Editions Arfuyen

26 avril 2014


Jakob Van Hoddis, Fin du monde. Traduit de l’allemand par Jean-François Eynard et Gérard Pfister. Edition bilingue. Paris-Orbey : Arfuyen, 2013.

Louis Aragon fut le premier traducteur en français de ce poète expressionniste né à Berlin le 16 mai 1887 et mort, dans des circonstances tragiques, en 1942, victime du nazisme en tant que juif et en tant que malade mental. Les poèmes de ce recueil couvrent la période qui va de janvier 1911 à décembre 1918.

Ces nuits n’étant pour nous que matins
de jours torrides que nous ne savons pas,
à quoi bon, stupide enfant, dans l’air malsain
pour des moments d’amour épancher mon tracas.

Déjà tremblent ville et mer devant les fils du firmament
qui lancent leurs premiers traits de colère,
A la lumière des lampes il fait déjà clair ; ce grondement
des nuits perdus parle des brasiers de midi.

***

Jean Hans Arp, La Grande Fête sans fin. Traduit de l’allemand par Aimée Bleikasten. Paris-Orbey : Arfuyen, 2014.

Né à Strasbourg en 1886, Jean Hans Arp est à la fois peintre, sculpteur et poète, en français et en allemand ; il est aussi l’un des fondateurs du mouvement dada. Il meurt à Bâle en juin 1966. Les poèmes de ce recueil appartiennent à la période 1954-1966.

Ecoutez religieusement
les mot forts et trébuchants
des pauvres.

Des mots changent le pauvre qui parle
en un riche en mots
qui à chaque bras tient un pauvre en mots.
Des mots flairent les mots faux et les mots justes.
Souvent les mots faux sont les mots justes.
.
Et les mots des poètes.


temporel nous contacter | sommaire | rédaction | haut de page