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David Gascoyne : Auto-traductions, 3

29 septembre 2007

par David Gascoyne

Gascoyne wrote to Georges Hugnet from Teddington, Middlesex on 18 October 1935. The third paragraph reads as follows :
‘Je vous envoie ci-joint un faible traduction d’un de mes récentes poèmes, fragment d’un cycle intituled “Le Monde Symptomatique.” Je vous envoyerais des autres quand je les aura traduit’. [1]

Voici mon monde voici la royaume d’argile
Nos rêves sont tout vrais
La cendre du sommeil est plus epaisse que de poussière sur l’escalier
De ce puits de mine rempli d’or
Le jardin enfoncé d’un fugitif
Froid de pluie noir qui tâche le sol comme de l’encre
Enigme comme un crâne aux yeux de pétrole
Un tête qui éclore des plumes d’herbe d’argent
Qui hante les sentiers de sable
Les cavernes qui grondent son pleins d’oiseaux
Aux ailes de soie aux becs de pierre solide
Qui passent le temps
En brûlant les plumes de leurs queues
Dans les flames de cette chûte-d’eau
Voici mon monde voici la porte de ton jardin
Nos percées s’éloignent mille kilomètres et plus
Jusqu’aux des forêts pleins d’éclats mouvants
Jusqu’aux des buissons sur le rebord des fenêtres
Jusqu’aux des chateaux aux tours non autorisés
Jusqu’aux des écrins pleins de cheveux humaines
Jusqu’aux doigts qui tiennent les peaux des tigres
Jusqu’aux des nuages en flammes et des cygnes mourants
Sur les lacs qui avalent des lits aussi vite que les tigres avalent des mains.

The original poem, Section V of ‘The Symptomatic World’, reads as follows :

This is my world this is your realm of clay
Our dreams have all come true
The ash of sleep is deeper than dust on the stairs
Of this mine-shaft brimmed with gold
The sunken garden of a fugitive
Cold with black rain that stains the soil like ink
Enigma like a skull with petrol eyes
A sprouting head of plumes of silver grass
That haunts the sanded paths
The booming caves are full of birds
With silken wings and beaks of solid stone
Who pass the time away
With burning feathers from their tails
In the flaming waterfall
This is my world this is your garden-gate
Our vistas stretch a thousand leagues from here
As far as forests full of moving trees
As far as fingers holding tigers’ skins
As far as bushes on the window-sill
As far as castles with unlicensed towers
As far as caskets full of human hair
As far as clouds on fire and dying swans
On lakes that swallow beds as fast as tigers swallow hands.

Notes

[1File GMM.A61 David Gascoyne, Correspondence with Georges Hugnet, 1935, Dean Gallery, Edinburgh. I am very grateful to Dr Alan Munton who sent me a copy.


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