Temporel.fr

Accueil > à propos > L’empathie > Conte et empathie : Tolstoï

Conte et empathie : Tolstoï

27 septembre 2012

par Anne Mounic

Si un écrivain vient à l’esprit quand on songe à la notion d’empathie, c’est bien Anne Mounic, Volubilité 2. Huile sur toile, détail.Tolstoï, notamment dans Résurrection (1899), son dernier roman, mais aussi dans Anna Karénine (1878). Le regard porté sur les personnages, regard dépourvu de jugement mais révélant la singularité de chacun, manifeste une pensée historique, politique et sociale, sur le mode du questionnement et non du parti pris, même si parti pris il y avait dans certains domaines, mais il semble que ce que Léon Chestov nomma « révélations de la mort » [1] suscita une méditation peu réductible à de simples injonctions morales. Le philosophe russe donne à l’Ange de la mort, « entièrement couvert d’yeux » [2], le pouvoir d’accorder à l’être humain pour lequel il vient, mais qu’il épargne provisoirement, un don de vision qui transcende l’univers fini de la raison et de l’action collective. La révélation de la mort porte l’esprit au-delà de la nécessité jusqu’à la conscience de la liberté. A noter que Robert Graves, revenant de guerre et traversant l’épreuve du traumatisme des tranchées, fit ce même genre de remarque sur le pouvoir prophétique de la révélation de la mort. [3] On songe également à la remarque de Franz Rosenzweig confronté à la même expérience dans les tranchées, allemandes, des Balkans : « Seul le singulier peut mourir, et tout ce qui est mortel est solitaire. » [4] « Et cette vie au bord du précipice, il faut la mener seul, » écrit Tolstoï dans La mort d’Ivan Ilitch, « sans un seul être qui puisse le comprendre et le plaindre. » [5] Chestov commente : « Mais il y a dans l’existence d’Ivan Ilitch certaines choses qui peuvent résister à l’épreuve de l’éternité. Ivan Ilitch avait connu dans son enfance des instants réellement agréables ; s’ils pouvaient ressusciter, il serait encore possible de vivre. Lorsqu’il étudiait, il avait aussi vécu de bons moments : il avait connu la joie, l’amitié, l’espérance. C’étaient ensuite les premiers temps de son service auprès du gouverneur : l’amour d’une femme. Mais comme le bien découvert par Tolstoï ressemble donc peu au bien qui garantit aux pécheurs le salut éternel, comme il ressemble peu au bien, en général ! Mais c’est justement à cause de cela qu’il n’est pas passible de jugement et pourra donc se glisser par ce trou d’aiguille au travers duquel ne pourront passer les chameaux que révère l’univers commun : la légalité et la régularité. Au jugement dernier, la légalité et la régularité, ainsi que les convenances, seront condamnés comme péchés mortels. Elles seront condamnées pour leur autonomie, parce qu’ayant été crées par l’homme, elles ont l’audace de prétendre à l’éternité. » [6] Comme Kierkegaard qui oppose le commencement au résultat dans Crainte et Tremblement, Chestov montre que, dans « l’univers commun », « on n’estime que les ‘œuvres’, et les hommes s’y justifient non par la foi, mais par les œuvres » [7], désignant ainsi le primat accordé à l’extériorité sur l’intériorité.

Pour le philosophe russe, la révélation de la mort induit d’un même élan le sentiment de singularité et de liberté ainsi que son répondant, l’audace, notion qu’il emprunte à Plotin (tolma). Chez Tolstoï, il semble que conscience de la mort et sentiment d’empathie soient étroitement liés, si l’on en croit, par exemple les Notes d’un fou. Le narrateur raconte qu’étant enfant, il fut témoin d’une punition : « Je me rappelais comment on avait un jour battu un garçon sous mes yeux » [8] et poursuit : « Cela me révolta. Je commençai à sangloter, sangloter, et pendant longtemps personne ne parvint à me calmer. Ces lamentations et ces désespoirs furent justement les premières manifestations de ma folie actuelle. » Ce souci revient à propos de la Passion de Jésus : « Pourquoi l’a-t-on frappé ? Il avait pardonné. Pourquoi l’a-t-on frappé alors ? Il avait mal ? Tante, a-t-il eu mal ? » [9] Bien évidemment, ces questions ne suscitent que l’esquive de la part des adultes, et l’enfant ne cesse de se poser la question : « Et, à nouveau, j’ai eu une crise. J’ai sangloté, sangloté, et puis j’ai commencé à frapper de la tête contre le mur. » C’est l’individu, en sa singularité, sa vulnérabilité qui, reconnaissant en l’autre cette même irréductible qualité, et nous tenons là une définition précise de l’empathie, hurle sa révolte contre le pouvoir d’objectivation de celui qui, légitime en ses bonnes raisons, se donne le droit d’infliger la douleur. Et l’on songe plus loin à « l’écharde dans la chair », dont Lawrence, reprenant l’expression de Paul ((IICorinthiens 12, 7), que Kierkegaard a lui aussi reprise, déduit une nouvelle. [10] « Et moi-même, je m’ennuie, je me suis insupportable, je suis la source de mes souffrances. Je veux dormir, oublier, et je ne le puis pas. Je ne parviens pas à me séparer de mon moi. » [11] Cette aspiration à dormir évoque Rimbaud : « Le meilleur, c’est un sommeil bien ivre, sur la grève. » [12] Le « fou » de Tolstoï va « dans le corridor pour [se] débarrasser de ce qui [le] faisait souffrir » [13] et y rencontre, à l’intérieur de lui-même, « la voix de la mort ». Alors ce que Chestov dénonce, le « principe de contradiction » comme fondement de la connaissance en sa prétention à la certitude, disparaît : « Il fallait dormir. Je m’étendis, mais tout de suite sautai au bas du divan, effrayé. L’angoisse était là, une angoisse psychique, une angoisse comme on en a avant de vomir, mais psychique. Effrayante, terrible. Il semble qu’on craigne la mort, mais lorsqu’on réfléchit et qu’on pense à la vie, on s’aperçoit qu’on ne craint que la vie qui meurt. Comme si la vie et la mort ne faisaient qu’une. Quelque chose essayait de scinder mon âme en deux parties, mais n’y arrivait pas. » Chestov remarque : « Aristote l’avait déjà indiqué, en traçant d’une main ferme la ligne claire et nette qui marque les limites des recherches et des efforts humains. Il ne faut pas s’approcher du dernier mystère, on ne peut permettre à l’idée de la mort de s’emparer de l’âme humaine. » [14] D’où la catharsis, comme réponse à la tragédie, ou bien, chez Platon, le rejet des poètes de la cité. La collectivité ne peut s’accommoder de la plainte de chacun, mais se doit de la transcender. Ce faisant, elle se referme sur ses certitudes, ce que Chestov nomme le « pouvoir des clés » : « Mais il faut croire que le principe de contradiction n’est nullement aussi fondamental qu’on nous le dit, ou bien que l’homme n’ose pas toujours s’en remettre à lui et ne s’en sert que dans les limites du domaine où il est capable de créer lui-même. Là où l’homme est le maître, là où il gouverne, ce principe le sert bien. Deux est supérieur à un ; il ne lui est pas égal ; il ne lui est pas inférieur. Mais la vie n’a pas été créée pour l’homme ; ce n’est pas lui non plus qui a créé la mort. Et, tout en s’excluant, elles coexistent dans l’univers, au désespoir de la pensée humaine qui est obligée d’admettre qu’elle ignore où commence la vie et où commence la mort, si ce qui lui paraît être la vie n’est pas la mort, si ce qui lui paraît être la mort n’est pas la vie. » [15]

Le personnage de Sérioja, fils d’Alexis Alexandrovitch Karénine et d’Anna, répond à Anne Mounic, Volubilité 2. Huile sur toile.
ces questionnements qu’exposa par la suite Chestov. Songeant au personnage d’Enoch dans la Bible, qui fut enlevé au ciel sans pour autant mourir, il se dit qu’il ne croit « pas tout à fait à la mort, dont on lui parlait tellement souvent. Il ne croyait pas que les gens qu’il aimait ni que lui-même pussent mourir. C’était pour lui totalement impossible et incompréhensible » [16]. Ce questionnement du devenir de l’individu s’accompagne, chez le jeune garçon, du sentiment de sa singularité : « Il avait neuf ans, c’était un enfant ; mais il connaissait son âme, elle lui était chère, il la préservait, comme la paupière préserve l’œil, de ceux qui voulaient y pénétrer sans la clef de l’amour. » [17] Le monde limité de la connaissance ne peut donc le combler : « En réalité, il ne pouvait pas étudier. Il ne le pouvait pas parce que son âme abritait des exigences beaucoup plus impérieuses que celles que lui présentaient son père et son précepteur. Ces exigences diverses s’opposaient les unes aux autres, aussi était-il en lutte ouverte avec ses éducateurs. »

Toujours dans Anna Karénine, Tolstoï, à travers son porte-parole, Lévine, dont va naître le premier enfant, questionne le mystère de la vie : « Tout ce qu’il savait, c’est que ce qui se produisait maintenant ressemblait à ce qu’il s’était produit un an plus tôt, dans un hôtel de chef-lieu de province, près du lit de mort de son frère Nicolas. La joie avait remplacé le chagrin. Mais ce chagrin et cette joie étaient l’un et l’autre en dehors des conditions habituelles de la vie ; ils étaient, pour ainsi dire, une trouée dans la vie ordinaire qui laissait apparaître quelque chose de supérieur. L’événement en train de s’accomplir était pénible, torturant, et l’âme, à contempler cet événement supérieur, s’envolait à des hauteurs inaccessibles qu’elle n’avait auparavant jamais soupçonnées et où la raison ne pouvait pas la suivre. » [18]

Devant cet effroi, Nekhlioudov, dans Résurrection, pas plus que Lévine, ne se défend, mais questionne les certitudes humaines au nom de l’empathie qui, reconnaissance du pathos partagé, devrait unir les êtres humains et prévenir la douleur infligée : « ... de quel droit un homme en punit-il d’autres ? Non seulement la réponse manquait, mais tous les raisonnements tendaient à expliquer et à justifier le châtiment dont la nécessité était reconnue comme un axiome. » [19] Tolstoï s’oppose au jugement, donc à l’imposition des catégories du bien et du mal, au nom de cette communauté pathétique qui fonde la possibilité de l’œuvre : « Un des préjugés les plus connus et les plus répandus est celui qui consiste à croire que chaque homme possède en propre certaines qualités définies : qu’il y a des hommes bons ou mauvais, intelligents ou stupides, énergiques ou apathiques, et ainsi de suite. Les hommes ne sont pas faits ainsi. [...] Et cependant c’est ainsi que nous les jugeons. Cela est faux. Les hommes sont semblables aux rivières : toutes sont faites du même élément, mais elles sont tantôt étroites, tantôt rapides, tantôt larges ou paisibles, claires ou froides, troubles ou tièdes. Et les hommes sont ainsi. Chacun porte en soi le germe de toutes les qualités humaines et manifeste tantôt un côté de sa nature, tantôt l’autre, souvent même, tout en conservant sa nature intime, il apparaît tout différent de ce qu’il est. » [20]

La seule réponse au questionnement sur ce qui excède les certitudes de l’esprit, c’est l’amour qui, comme l’a démontré Kierkegaard, [21] ouvre l’infini, son absence enfermant l’être dans le fini. Cet aspect est manifeste dans un autre conte de Tolstoï : Ce qui fait vivre les hommes, conte introduit par un certain nombre d’exergues extraits de l’Evangile de Jean. Il s’achève sur l’affirmation de l’absence de maîtrise à l’égard du devenir : « ... il n’est donné à aucun homme de savoir s’il lui faudra le soir des bottes pour lui vivant, ou des sandales pour lui mort. » [22] L’inconnu en son infini appelle une sorte de compensation aussi puissante en sa capacité d’infini : « Tous ceux qui vivent ne vivent pas parce qu’ils se suffisent à eux-mêmes, pais parce que l’amour est en l’homme. »

Dans Maître et serviteur (1895), l’abandon par le maître, Vassili Andréitch Brékhounov, de toute maîtrise et de toute certitude au fil de l’égarement dans la neige et la nuit, le conduit à protéger son serviteur du froid dans un élan d’empathie hors du commun, que Tolstoï présente comme une sorte de rayonnante rédemption : « Il se réveille, mais il se réveille tout autre qu’il s’était endormi. Il veut se lever, et il en est incapable ; il veut remuer la main, impossible ; le pied, impossible aussi. Il veut remuer la tête ‒ non plus. Cela l’étonne beaucoup, mais il n’en est nullement désolé. Et il se rappelle que Nikita est couché sous lui, qu’il a chaud et qu’il vit ; et il lui semble que lui, Vassili Andréitch, c’est Nikita, et que Nikita, c’est lui, et que sa vie à lui n’est pas en lui mais en Nikita. Il écoute et il entend la respiration et même les légers ronflements de Nikita. ‘Nikita vit, c’est donc que je vis aussi’, se dit-il avec une joie triomphale. » [23] On remarque, dans ce passage, la défaite « triomphale » et joyeuse de la volonté qui laisse place à l’empathie, fondée sur le contact direct, puisque le maître, se couchant sur son serviteur, l’entoure de sa chaleur. Alors la hiérarchie des préoccupations s’inverse ; la réalité de l’homme du passé s’estompe pour laisser place à une sorte de résurrection, au seuil de la mort : « Et il se souvient de son argent, de sa boutique, de sa maison, des ventes et des achats et des millions de Mironov. Il lui est difficile de comprendre pourquoi cet homme qu’on appelait Vassili Brékhounov se préoccupait de toutes ces choses-là. ‘Oui, il ne savait pas de quoi il s’agissait, se disait-il en songeant à Vassili Brékhounov. Il ne le savait pas comme je le sais maintenant. Il n’y a plus d’erreur maintenant. Maintenant je le sais.’ » [24] « Seule règne dès lors la joie de sa faiblesse, de sa liberté », écrit Chestov. [25] De même, au moment de mourir, Ivan Ilitch voit disparaître la peur : « A la place de la mort il y avait la lumière. » [26] Il découvre ce qu’on pourrait décrire comme l’aporie du singulier : « ‒ Fini ! dit quelqu’un au-dessus de lui.

Il entendit ces mots et les répéta dans son âme. ‘Finie la mort, ‒ se dit-il. ‒ Elle n’existe plus.’
Il aspira l’air au fond de lui, s’arrêta au milieu de son aspiration, se raidit et mourut. » [27]

C’est par empathie que l’écrivain, et son lecteur, sont ainsi capables d’imaginer la mort. A l’origine de son projet, Tolstoï se proposait un récit à la première personne à travers les carnets du personnage principal. Et l’on sait que le Je est un pronom qui ne s’anime que du souffle, et de la voix, du sujet, rassemblant chacun en sa singularité et sa ressemblance. Nous pouvons donc affirmer que l’empathie, ou reconnaissance du pathos, fait opérer à l’individu un saut dans l’inconnu, inconnu en lui par l’exploration du puits de l’être, « puits des magies », selon l’expression de Rimbaud [28], inconnu par dépassement des limites de la conscience et de la représentation, dont il n’aspire pas à se défendre. L’empathie se distingue ainsi de la catharsis, telle que définie par Aristote. Ajoutons que ce point de vue philosophique qui fait de la tragédie un spectacle, ne nous empêche en rien de la goûter selon un autre mode, celui de la compassion, même si le héros tragique est soumis à la nécessité. La catharsis se détourne de la mort, dont l’empathie tente de tirer la révélation de ce qui dans la vie importe, « le plus important », dit Chestov en reprenant l’expression de Plotin, to timiôtaton. Le paradoxe est terrible puisque la reconnaissance de cette faiblesse suprême incite à cette audace qui fonde la liberté.

Anne Mounic, Volubilité 2. Huile sur toile, détail.

Notes

[1Dans son livre paru en 1929 en russe, intitulé Sur la balance de Job, Léon Chestov, sous le titre « Les révélations de la mort », consacre cette première partie à Dostoïevski tout d’abord, notamment aux Notes dans un souterrain, puis à Tolstoï, étudiant plus particulièrement les Notes d’un fou, parues à titre posthume, Le Père Serge (nouvelle écrite en 1898 et publiée en 1911), La mort d’Ivan Ilitch (1886) et Maître et serviteur (1895). Paris : Flammarion, 1971, pp. 29-144.

[2Ibid., p. 31.

[3Voir des poèmes comme « Lost Love » / « Amour perdu » ou « The Second-Fated » / « Les êtres à la double destinée ». Robert Graves, Complete Poems, Volume 1 ; Volume 2. Manchester : Carcanet, 1995, 1997, pp. 68, 244. Poèmes. Paris : L’Harmattan, 2000, pp. 66, 201.

[4Franz Rosenzweig, L’Etoile de la Rédemption (1921). Paris : Seuil, 2003, p. 20.

[5Léon Tolstoï, La mort d’Ivan Ilitch (1886) : Nouvelles et récits. Edition de Michel Cadot. Paris : Garnier-Flammarion, 1993, p. 364.

[6Léon Chestov, Sur la balance de Job, op. cit., p. 133.

[7Ibid., p. 131.

[8Léon Tolstoï, Notes d’un fou, La mort d’Ivan Ilitch, op. cit., p. 314.

[9Ibid., p. 315.

[10Voir à ce sujet : Anne Mounic, « La vie, cette écharde dans la chair », L’Esprit du récit ou La chair du devenir : Ethique et création littéraire. Paris : Champion, à paraître, chapitre 9.

[11Léon Tolstoï, Notes d’un fou, La mort d’Ivan Ilitch, op. cit., p. 318.

[12Arthur Rimbaud, Une saison en enfer, Œuvres. Edition de Roland de Réneville et Jules Mouquet. Paris : Gallimard Pléiade, 1963, p. 222.

[13Léon Tolstoï, Notes d’un fou, La mort d’Ivan Ilitch, op. cit., p. 319.

[14Léon Chestov, Sur la balance de Job, op. cit., p. 111.

[15Ibid., p. 35.

[16Léon Tolstoï, Anna Karénine (1878), tome 2. Traduction de Sylvie Luneau. Paris : Garnier-Flammarion, 2007, p. 110.

[17Ibid., p. 111.

[18Ibid., p. 326.

[19Léon Tolstoï, Résurrection. Traduction d’Edouard Beaux. Paris : Gallimard Folio, 2007, p. 402.

[20Ibid., pp. 265-66.

[21Søren Kierkegaard, « Ultimatum », ou bien... ou bien (1843). Paris : Gallimard Tel, 1984, p. 602.

[22Léon Tolstoï, Ce qui fait vivre les hommes (1881), La mort d’Ivan Ilitch, op. cit., p. 299.

[23Léon Tolstoï, Maître et serviteur, suivi de Le père Serge, Le cheval, Le diable, Polikouchka. Traduction de Boris de Schloezer. Paris : Le Livre de Poche, 1967, pp. 90-91.

[24Ibid., p. 91.

[25Léon Chestov, Sur la balance de Job, op. cit., p. 143.

[26Léon Tolstoï, La mort d’Ivan Ilitch, op. cit., p. 394.

[27Ibid., p. 395.

[28Arthur Rimbaud, « Veillées », Les Illuminations, Œuvres, op. cit., p. 193.


temporel nous contacter | sommaire | rédaction | haut de page