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Colette Gibelin

29 septembre 2007

par Anne Mounic

Colette Gibelin, Fluctuations. Bergerac : Les Amis de la Poésie, 2007.
(Prix du Poémier de Plein Vent 2007 de la Ville de Bergerac.)


Ce long poème débute par un impératif : « Ouvre les yeux » et tient du dialogue avec soi-même et de l’exhortation. Toutefois, ce Tu qui doit tour à tour ouvrir ou fermer les yeux, ouvrir ou fermer la porte, ouvrir le livre, prendre son carnet, fermer le livre et oublier ces pages, peut aussi bien être le lecteur. Le poète, être de la communication par excellence, être tourné vers autrui, face à l’ambivalence de la vie exhorte à la lutte et à la jouissance, exprimant :
« une soif ardente de vivre,
un surplus d’être,
malgré l’haleine froide des eaux noires » (p. 3)

Colette Gibelin a publié, en 2002, un autre recueil chez le même éditeur : Sinon chanter. Elle y exprime le fondement de son « Art poétique » :
« Tout commence par un refus,
des voix impératrices,
de la réalité poisseuse
Fureur
Insoumission »
On ne peut que la suivre dans cette voie puisque la rébellion, essentielle, mène à l’élection de ce qui compte vraiment :
« Oui, j’aime vivre
et chanter la vie large
et le vent, et l’espace
sans oublier
ce qu’on ne peut nommer »


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