Temporel.fr

Accueil > à l’écoute > Notes de lecture > Béatrice Bonhomme, par Gérard Paris

Béatrice Bonhomme, par Gérard Paris

26 avril 2014

par Gérard Paris

Béatrice Bonhomme, Variations du visage et de la rose. Jégun : Ed. L’Arrière-pays, 2013.

Et depuis , il n’a cessé de créer du lien, de son pinceau au visage, les liens sortaient de la bouche et du corps pour aller vers le monde et, du mort, faisaient du vivant

Avec un frontispice de Stello Bonhomme, s’appuyant sur le Fayoum et ses portraits funéraires, se servant d’Anubis et d’Osiris pour voyager vers l’au-delà, Béatrice Bonhomme crée du lien entre les vivants et les morts, entre le peintre et sa toile. Entre la rose, symbole de l’enfance et de la vie et le visage à la terrible présence s’échafaude une étrange tapisserie : « mais lui au moins a saisi la rose sur le chemin du cœur et la rose est devenue la tapisserie de son visage. »
Par le regard du non-disparu et par la danse de la petite fille dans les bas-reliefs, Béatrice Bonhomme donne du mouvement à l’image et au tableau ; elle donne vie au figé, elle anime l’immobile. Comme des tables gigognes, les scènes entre la rose, le visage et le cœur s’emboitent les unes dans les autres, libèrent la lumière et la vie pour mieux appréhender le calme de la mort.
Par les Variations du visage et de la rose, Béatrice Bonhomme nous guide sur ce passage, cet intervalle entre la vie et la mort.


temporel nous contacter | sommaire | rédaction | haut de page