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« Atlas n’était qu’un homme en proie à une interminable cauchemar ! » : Variations sur la paresse

25 avril 2009

par Anne Mounic

« Atlas n’était qu’un homme en proie à un interminable cauchemar ! »
De quelques variations sur le thème de l’oisiveté.

Clément Pansaers | Robert Louis Stevenson | Kazimir Malévitch | Paul Lafargue | Bertrand Russell | Hermann Hesse


Cet article se veut un tour d’horizon, très certainement non exhaustif, de ce qu’on a pu dire pour faire l’éloge de la paresse en opposition à un monde industriel qui, dès le dix-neuvième siècle, a instauré le travail comme dogme fondamental, envahissant toutes les sphères d’activité, jusqu’à ce que nous connaissons maintenant, le culte de la performance, variation moderne sur le thème de l’esclavage.


Clément Pansaers (1885-1922), poète belge, achève ainsi L’apologie de la paresse, rédigée en 1917 et éditée en 1921 à Anvers :
« … Je paresse…
Le fier mutisme indifférent du poisson dans l’eau.
La silencieuse insouciance de l’escargot sous la feuillée.

Je sens les arômes de la miellée…
Les arbres déambulent.
Le soleil broute l’herbe.

… mystère ?
Musée des Misères –
Les pierres pensent,
Ce que tu n’arrives pas à comprendre. » (p. 60)


Quelques décennies plus tôt, Robert Louis Stevenson (1850-1894) abordait la question de l’oisiveté avec un réjouissant humour : « Cette prétendue oisiveté, qui ne consiste pas à ne rien faire, mais à faire beaucoup de choses qui échappent aux dogmes de la classe dominante, a tout autant voix au chapitre que le travail. De l’avis général, la présence d’individus qui refusent de participer au grand handicap pour gagner quelques pièces est à la fois une insulte et un désenchantement pour ceux qui y participent. » (pp. 7-8) Il débute son Apologie des oisifs (1877) par la remarque suivante, tout à fait d’actualité : « Aujourd’hui, chacun est contraint, sous peine d’être condamné par contumace pour lèse-respectabilité, d’exercer une profession lucrative, et d’y faire preuve d’un zèle proche de l’enthousiasme. » (p. 7) On opposera donc aux dogmatiques du désenchantement la réflexion suivante : « Il est certain qu’il existe beaucoup d’arguments judicieux en faveur du zèle, mais il y en a aussi beaucoup contre, et c’est précisément ceux-là que je compte présenter ici. Exposer un argument ne signifie pas se montrer sourd à tous les autres, et le fait qu’un homme ait publié le récit de ses voyages dans le Monténégro n’exclut pas qu’il ait pu visiter Richmond. » (p. 9)
Stevenson, aux livres, « certes utiles, à leur manière » (p. 10), mais qui « sont un substitut bien insipide de la vie », préfère l’école buissonnière. « Il existe certainement une connaissance glaciale et aride sur les sommets de la science officielle et laborieuse. Mais c’est autour de vous, et au prix d’un simple regard, que vous apprendrez la chaleur palpitante de la vie. » (p. 15) L’oisif se distingue par son « Art de Vivre » (p. 16) : « Il fera preuve de la plus grande tolérance envers toutes sortes de gens et d’opinions. S’il ne découvre pas de vérités exceptionnelles, il ne s’associera à aucun mensonge grossier. » (p. 17)
L’auteur de romans d’aventures n’hésite pas à recourir au paradoxe : « Une activité intense, que ce soit à l’école ou à l’université, à l’église ou au marché, est le symptôme d’un manque d’énergie alors que la faculté d’être oisif est la marque d’un large appétit et d’une conscience aiguë de sa propre identité. Il existe une catégorie de morts-vivants dépourvus d’originalité qui ont à peine conscience de vivre s’ils n’exercent pas quelque activité conventionnelle. » (p. 18) Il s’exprime par aphorismes : « Les plaisirs sont source de plus de bienfaits que les devoirs car, comme la faculté de compassion, ils ne sont pas contraints, et représentent donc une double bénédiction. Il faut être deux pour s’embrasser, et plus de vingt personnes peuvent prendre part à une plaisanterie ; mais dès qu’il entre un élément de sacrifice, la faveur est accordée à contrecœur et, entre personnes généreuses, reçue avec embarras. Aucun devoir n’est plus sous-estimé que le bonheur. » (p. 23) Les oisifs « démontrent par la pratique le grand Théorème de la Viabilité de la Vie » (p. 24). Enfin, Stevenson tire son dernier argument de la contemplation « de nos vanités terrestres les plus orgueilleuses » (p. 27) : « Hélas, trois fois hélas ! Prenez la chose comme vous voudrez, mais il n’existe pas d’individu dont les services soient indispensables. Atlas n’était qu’un homme en proie à un interminable cauchemar ! » (p. 27)

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Kazimir Malévitch, Portrait, vers 1910.

Le 15 février 1921, Kazimir Malévitch (1878-1935) écrit La paresse comme vérité effective de l’homme. C’est non seulement en tant que peintre, mais aussi en tant que philosophe qu’il s’exprime. Il affirme dès le départ que « le travail doit être maudit, comme l’enseignent les légendes sur le paradis, tandis que la paresse doit être le but essentiel de l’homme. » (pp. 11-12) Il s’interroge alors sur le fait que l’inverse se soit produit et découvre le paradoxe du travail qui vise à « se garantir la ‘paresse’ dans l’avenir, et présuppose donc que la monnaie est ce signe qui séduira parce qu’il apportera la félicité de la paresse à laquelle, en réalité, chacun songe. En vérité, telle est la raison d’être de la monnaie. L’argent n’est rien d’autre qu’un petit morceau de paresse. Plus on en aura et plus on connaîtra la félicité de la paresse. » (p. 15) La classe dirigeante atteint donc à la paresse en envisageant « le peuple entier comme une force de travail » (p. 17). Kazimir Malévitch cherche le salut dans la machine, qui devra également se libérer du travail. « Ainsi, donc, tout ce qu’il y a de vivant tend à la paresse. » (p. 20)
L’artiste voit dans la création une forme de liberté : « En d’autres termes, dans le repos ou dans l’art se cache un type particulier de ‘paresse’. Cet état particulier conduit à la réalisation de la pleine inactivité physique, en transférant toute activité physique dans la sphère particulière de l’activité de la seule pensée. » (p. 24) Dieu, le créateur, « ne crée plus, il se repose sur le trône de la paresse et contemple sa propre sagesse » (p. 29). Il est donc « perfection de la ‘Paresse’ » (p. 31). On rencontre là aussi un paradoxe ; la paresse « est un rêve et elle est la mort » (pp. 33-34). Son « danger » est grand, car « elle est une force capable de tout transformer en non-être, c’est-à-dire que le non-être vaincra l’homme » (pp. 34-35). Toutefois, comme l’être humain doit lutter, pour être, contre le non-être, la paresse s’avère en fait « le principe de tout travail » (p. 38), aspirant alors à retrouver le paradis perdu des origines. Malévitch retourne la proposition de départ et, de « mère de tous les vices », transforme la paresse en « mère de la vie ». « Le socialisme est porteur de la libération au niveau inconscient, mais lui aussi la calomnie, sans comprendre que c’est la paresse qui l’a engendré. » (p. 38)

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Février 2009, mouvement universitaire. Photo d’Anne Mounic

Auparavant, Paul Lafargue (1842-1911), qui avait épousé Laura Marx le 2 avril 1868, avait publié, dans le quotidien de Jules Guesde, L’égalité, Le droit à la paresse en 1881. Dans la préface écrite à la prison de Sainte-Pélagie en 1883 pour la parution en brochure, Lafargue exprime cette condamnation de la bourgeoisie, qui « renie les enseignements de ses penseurs, les Rabelais, les Diderot, et prêche l’abstinence aux salariés » : « La morale capitaliste, piteuse parodie de la morale chrétienne, frappe d’anathème la chair du travailleur ; elle prend pour idéal de réduire le producteur au plus petit minimum de besoins, de supprimer ses joies et ses passions et de le condamner au rôle de machine délivrant du travail sans trêve ni merci. » (pp. 7-8) Il parle ensuite de « dogme désastreux », de la « passion moribonde du travail » (p. 11), rappelle que les « philosophes de l’Antiquité enseignaient le mépris du travail, cette dégradation de l’homme libre » (p. 15), cite Virgile : « O Mélibé, un Dieu nous a donné cette oisiveté. » et fait allusionà l’évangile de Matthieu, chapitre 6, sur l’oiseau et le lis des champs. Il cite aussi Napoléon, et ces paroles impériales prennent de nos jours toute leur saveur : « Plus mes peuples travailleront, moins il y aura de vices, écrivait d’Osterode, le 5 mai 1807, Napoléon. Je suis l’autorité […] et je serais disposé à ordonner que le dimanche, passé l’heure des offices, les boutiques fussent ouvertes et les ouvriers rendus à leur travail. » (p. 18 - Nous soulignons.)
L’ « atelier capitaliste » est le « minotaure moderne » (p. 23) qui instaure l’aliénation du travail en dépit des crises de surproduction : « Au lieu de profiter des moments de crise pour une distribution générale des produits et un gaudissement universel, les ouvriers, crevant de faim, s’en vont battre de leur tête les portes de l’atelier. » (p. 30) Pourtant, ces crises devraient établir le droit à la paresse. « Si, déracinant de son cœur le vice qui la domine et avilit sa nature, la classe ouvrière se levait dans sa force terrible, non pour réclamer les Droits de l’homme, qui ne sont que les droits de l’exploitation capitaliste, non pour réclamer le Droit au travail qui n’est que le droit à la misère, mais pour forger une loi d’airain, défendant à tout homme de travailler plus de trois heures par jour, la Terre, la vieille Terre, frémissant d’allégresse, sentirait bondir en elle un nouvel univers... » (p. 63)
Paul Lafargue qui, dans l’appendice à son pamphlet, revient à la philosophie antique et parle du salariat comme du « pire des esclavages » (p. 70) termine ainsi Le droit à la paresse : « O Paresse, prends pitié de notre longue misère ! O Paresse, mère des arts et des nobles vertus, sois le baume des angoisses humaines ! » (p. 64)


Bertrand Russell (1872-1970), dans son Eloge de l’oisiveté parue en 1932, raconte cette anecdote : « Tout le monde connaît l’histoire du voyageur qui, à Naples, vit douze mendiants étendus au soleil (c’était avant Mussolini)), et proposa une lire à celui qui se montrerait le plus paresseux. Onze d’entre eux bondirent pour venir la lui réclamer : il la donna donc au douzième. Ce voyageur était sur la bonne piste. » (pp. 7-8) Il affirme que « la voie du bonheur et de la prospérité passe par une diminution méthodique du travail » (p. 11). Venant aux définitions, il les aborde avec un humour qui ne laissera pas insensibles les salariés en ce début de vingt et unième siècle : « Et d’abord, qu’est-ce que le travail ? Il existe deux types de travail : le premier consiste à déplacer une certaine quantité de matière se trouvant à la surface de la terre, ou dans le sol même ; le second, à dire à quelqu’un d’autre de le faire. Le premier type de travail est désagréable et mal payé ; le second est agréable et très bien payé. Le second type de travail peut s’étendre de façon illimitée : il y a non seulement ceux qui donnent des ordres, mais aussi ceux qui donnent des conseils sur le gendre d’ordres à donner. Normalement, deux sortes de conseils sont donnés simultanément par deux groupes organisés : c’est ce qu’on appelle la politique. Il n’est pas nécessaire pour accomplir ce type de travail de posséder des connaissances dans le domaine où l’on dispense les conseils : ce qu’il faut par contre, c’est maîtriser l’art de persuader par la parole et par l’écrit, c’est-à-dire l’art de la publicité. » (pp. 11-12)
Parlant des propriétaires fonciers, oisifs, Russell rejoint peu ou prou Malévitch : « … en fait, leur désir d’une oisiveté confortable est, d’un point de vue historique, la source même du dogme du travail. » (p. 13) Et ce dernier est tout sauf moderne : « La plupart de nos convictions quant aux avantages du travail sont issues de ce système : étant donné leurs origines pré-industrielles, il est évident que ces idées ne sont pas adaptées au monde moderne. La technique moderne a permis au loisir, jusqu’à un certain point, de cesser d’être la prérogative des classes privilégiées minoritaires pour devenir un droit également réparti dans l’ensemble de la collectivité. La morale du travail est une morale d’esclave, et le monde moderne n’a nul besoin de l’esclavage. » (pp. 14-15) Ce dernier se fonde sur une illusion : « Bien entendu, ceux qui détiennent le pouvoir se masquent cette réalité à eux-mêmes en se persuadant que leurs intérêts coïncident avec ceux de l’humanité tout entière. » (p. 16)
Russell, du progrès technique, déduit la possibilité de diminuer les heures de travail, mais : « L’idée que les pauvres puissent avoir des loisirs a toujours choqué les riches. » (p. 20) Le loisir ne peut dès lors, pour les pauvres, qu’être la « rude punition » du chômage (p. 22). Le monde est dominé par l’utilitarisme : « Autrefois, les gens étaient capables d’une gaieté et d’un esprit ludique qui ont été plus ou moins inhibés par le culte de l’efficacité. L’homme moderne pense que toute activité doit servir à autre chose, qu’aucune activité ne doit être une fin en soi. » (pp. 30-31) Ces remarques sur l’Université, dans le contexte actuel, me paraissent dignes d’être méditées : « La vie universitaire est si différente de la vie dans le monde commun que les hommes qui vivent dans un tel milieu n’ont généralement aucune notion des problèmes et des préoccupations des hommes et des femmes ordinaires. De plus, leur façon de s’exprimer tend à priver leurs idées de l’influence qu’elles mériteraient d’avoir auprès du public. Un autre désavantage tient au fait que les universités sont des organisations, et qu’à ce titre, elles risquent de décourager celui dont les recherches empruntent des voies inédites. Aussi utile qu’elle soit, l’université n’est donc pas en mesure de veiller de façon adéquate aux intérêts de la civilisation dans un monde où tous ceux qui vivent en dehors de ses murs sont trop pris par leurs occupations pour s’intéresser à des recherches sans but utilitaire. » (p. 35 - Nous soulignons.)

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Février 2009, mouvement universitaire. Photo d’Anne Mounic

Russell conclut sur l’idée que de battre en brèche le dogme du travail résulterait en une résurgence des qualités morales : « La bonté est, de toutes les qualités morales, celle dont le monde a le plus besoin, or la bonté est le produit de l’aisance et de la sécurité, non d’une vie de galérien. » (p. 38)


C’est en 1904 que Hermann Hesse (1877-1962) s’interroge sur « L’art de l’oisiveté : Une leçon d’hygiène artistique ». Il oppose l’Orient et l’Occident, l’Orient du loisir et l’Occident industriel : « Plus le travail intellectuel s’est conformé au mode de fonctionnement d’une industrie brutale, ignorante de la tradition et du goût, plus la science et l’école se sont appliquées à nous dérober notre liberté et notre personnalité en nous inculquant dès l’enfance l’idéal de l’effort imposé et constant, et plus l’art de l’oisiveté a dépéri, en même temps que maints autres arts démodés ; il est progressivement tombé en disgrâce et en désuétude. » (p. 19)
L’auteur futur de Siddhartha (1922) s’interroge sur le goût des Occidentaux pour les contes d’Orient : « Ils disposent d’une quantité immense de temps, comme s’ils puisaient à une source sans fond. » (p. 21) L’art est, pour Hermann Hesse, le dernier rempart à la « destruction de l’individu » par l’industrie et par la science : « Si l’industrie et la science n’ont plus besoin d’employer des êtres dotés d’une personnalité, eh bien soit, qu’elles n’en emploient pas. Mais il en va différemment pour nous autres artistes. Au milieu de cette immense banqueroute culturelle, nous habitons un îlot où les conditions d’existence sont encore relativement supportables, et, aujourd’hui comme hier, nous sommes obligés d’obéir à des règles spécifiques. Pour nous, la personnalité ne représente pas un luxe ; c’est la condition de notre existence, l’air qui nous permet de vivre, un capital indispensable. Par le terme d’ « artiste », j’entends tous ceux qui éprouvent le besoin et la nécessité de se sentir vivre et grandir, de savoir où ils puisent leurs forces et de construire à partir de là suivant des lois qui leur sont propres. » (p. 23)
Cette dernière réflexion me paraît essentielle et constitue très certainement l’argument majeur pour la défense de la littérature, de la poésie et de l’art comme unique expression de l’être au singulier. Et celle-ci nécessite une suspension de toute forme d’activisme, l’art de « mesnager sa volonté », comme le préconise Montaigne, l’infini du repos, ce qui nous rappelle Fromentin : « Cependant, les artistes ont également toujours eu besoin de moments d’oisiveté. » (p. 23)
L’artiste doit comprendre « qu’il doit obéir à ses propres lois » (p. 25) ; il doit se soumettre à sa propre temporalité : « Un processus est à l’œuvre au fond de lui-même, et son vœu le plus cher serait de le faire aboutir sans plus attendre à la création d’un objet tangible, esthétique. Mais le moment n’est pas venu, le processus n’est pas arrivé à maturité, il dissimule encore en lui comme une énigme son accomplissement parfait, le seul qui lui convienne. Il n’y a donc rien d’autre à faire que patienter. » (p. 25) La « maîtrise d’un art de la paresse » (p. 27) serait ainsi le pendant dialectique des « périodes lumineuses de création » (p. 26).

Cette temporalité singulière adopte ainsi la dialectique de la Voie, celle du vide et du plein, de l’élan et du repos. De nombreux poètes la décrivent (dont Robert Graves), en accord en cela avec le phénoménologue et psychiatre Eugène Minkowski (Le temps vécu). Il s’agit aussi, comme le suggère Fromentin dans ses récits de voyage en Orient, d’un lien différent de l’être et du monde – une sorte de participation devient possible quand l’individu ne se soucie plus de sa propre productivité. Hermann Hesse parle d’une « parfaite sérénité intérieure » (p. 28). Il veut « occuper [son] attention avec des choses apparemment anodines » dont le « vol des moustiques ». Le moi s’oublie, c’est-à-dire qu’il s’élargit à l’infini que lui offre le repos. Cette plongée au silence premier est la condition même de l’art, et de l’existence singulière, unique, affirmée comme telle contre tout dogme, inévitablement destructeur de la personne, car visant à l’uniformité.

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Rêverie au Jardin du Luxembourg, détail. Tableau de Guy Braun

Ouvrages cités :

Hermann Hesse, L’art de l’oisiveté. Traduit de l’allemand par Alexandra Cade. Paris : Calmann-Lévy, 2002.
Paul Lafargue, Le droit à la paresse. Paris : Allia, 1999.
Kazimir Malévitch, La paresse comme vérité effective de l’homme. Traduit du russe par Régis Gayraud. Paris : Allia, 1995.
Clément Pansaers, L’apologie de la paresse. Paris : Allia, 1996.
Bertrand Russell, Eloge de l’oisiveté. Traduit de l’anglais par Michel Parmentier. Paris : Allia, 2002.
Robert Louis Stevenson, Une apologie des oisifs. Traduit de l’anglais par Laili Dor et Mélisande Fitzsimmons. Paris : Allia, 1999.


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