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Anne-Marielle Wilwerth, par Denise Gellini

29 septembre 2007

par Denise Gellini

Anne-Marielle Wilwerth, « paysagiste de l’imperceptible »

Anne-Marielle Wilwerth publie des livres et non des recueils comme on nomme communément les ouvrages de poésie. Livres, car les plus aboutis ne sont en aucun cas l’assemblage de textes plus ou moins homogènes, mais des constructions architecturées par un rythme spécifique, un mouvement, une ligne précise qui impriment le cheminement de l’ouvrage. Si on considère, par exemple, deux livres similaires en apparence par leur brièveté – 17/18 pages – leur identité physique – même format, même couverture, même éditeur – Derrière la haute haie du visible (2001) et L’accordeur de mots est passé (2004), on a une bonne image de ce qui constitue la continuité et la diversité de la poésie d’A-M. Wilwerth.
Les titres souvent légers et mélancoliques, parfois surprenants, énigmatiques, donnent un avant-goût subtil des poèmes que précisent quelques exergues :

« Dépourvus de saisons
les mots sont provisoires… » (Henri Falaise) pour Au sud de la mémoire.
« Poème aux plumes de couleurs
dans l’arbre noir de l’alphabet
gare au chat du poète » (Daniel Boulanger) pour Le coupeur de phrases est passé.
« Tout un brouillard de plumes
au devant de mes yeux.
Le plus proche rivage
Aiguise ses oiseaux » (Alain Borne) pour Démesurément la lumière.

La première plaquette est bâtie sur une anaphore : « il y a », qui scande régulièrement le livre (pp.2/4/7/10/13/17) et lui donne un élan qui bondit de désir en espoir, d’espoir en certitude avec un ralentissement final qui laisse poindre le doute. La « haute haie du visible » a peu à voir avec le mur-obstacle infranchissable, si fréquent dans la poésie contemporaine, de Reverdy à Antoine Emaz, en passant par Guillevic et du Bouchet. A-M. Wilwerth n’en nie pas l’existence : « Il faut abattre / beaucoup de murs » (Matins ébouriffés 1983 ; p.14), mais elle veut, peut-être en les remplaçant par une clôture végétale, aller au-delà de l’écorce des apparences, accéder à la magie des évidences que la haie du quotidien nous dérobe. La locution « Il y a » qui affirme l’existence, les futurs, les présents de l’indicatif réitèrent la présence des éléments du monde qui se coalisent pour faire surgir les mots « qui aimantent la mémoire ». Ainsi le vent, la rivière, le soleil dont la lumière est parfois tamisée par celle de la lune, les oiseaux, la musique se font complices du poète ; et les faiblesses, les doutes, les limites même se transmuent en force : « mes faiblesses / dont je fais silex » (p.5) ; « le doute / [qui] déplace ses meubles. » (p.8)
La dernière page ralentit quelque peu l’élan initial :

« Forcément

il y a

des silences blancs
que l’on chevauche
dans l’inexplicable » (p.17)

Les « silences blancs » amoindrissent « le silence / ourlé / de soie d’étourneaux » (p.9) et font écho – comme un glas ? – à la certitude de « l’eau forte des mots…que le vent des naissances / ira cueillir » (p.2/3) qui initie le poème. Mais le dernier verbe : « chevauche », maintient le mouvement, de même que « l’inexplicable » dit la part d’inconnu qu’il y a dans le monde et plus encore en nous, ce qui permet à la parole de renaître et à la quête poétique de perdurer : « Comment vivre sans inconnu devant soi ? » écrivait René Char.

La deuxième plaquette  : L’accordeur de mots est passé, se présente sous la forme de petits blocs de prose – de 3 à 9 lignes, 4 lignes le plus souvent – sur la belle page, laissant vierge la page de gauche, comme dans l’ouvrage ci-dessus. Les courtes phrases sont à la deuxième personne du singulier : on peut hésiter entre une adresse au lecteur – ou au « jeune poète », ainsi que le conseillait Rilke : « utilisez les choses qui vous entourent, les images de vos songes, les objets de vos souvenirs » – et un monologue intérieur, comme le laissent supposer les formes féminines des participes. Il est tout cela à la fois puisque l’accordeur est celui qui met en harmonie les gens, les mots aussi bien que les instruments de musique.
On y retrouve d’emblée la clôture-obstacle, enveloppe étanche du monde : « Voir le dedans des murs / ne nous est pas donné », écrivait Guillevic, et comme en écho, la voix d’A-M. Wilwerth constate : « D’invisibles clôtures t’empêchent d’avancer. T’empêchent de t’aventurer dans des régions pourtant nourricières. T’empêchent de franchir les froides frontières de l’inconnu. Alors que s’il faisait doux, doux à l’intérieur, d’un geste tu effacerais les peurs. » (p.4)
S’il débute par les entraves qui blessent et empêchent, le livre va vers l’ouverture confiante au monde. Patience : il convient d’avancer peu à peu, de retrouver la mémoire, « pour voir plus loin et retrouver l’allée de gravier où les jeux te désaltéraient » (p.8) ; d’ouvrir les yeux sur les choses les plus proches, « les merles qui sous tes fenêtres sèment la clarté » (p.6) ; de jouir du présent, de le caresser tel un chat « couché sur tes genoux » (p.9). Comme dans le livre précédent, le monde tout entier collabore au poème, l’arbre protège, le vent « offre à tes doigts le clavier du rire », la mer tisse le poème, « des phrases d’eau entrent dans ton chant ». Tout devient harmonie : « Soudain, la musique d’un livre. Les mots se mélangent au pollen et réveillent les abeilles du dedans. » (p.14), « la saison, au piano, compose une chanson. Croque la partition d’où débordent les notes. Laisse-toi inonder. » (p.16). Pourtant, un doute s’insinue, des questions, « un océan d’inquiétude » : « La clairière que tu devines derrière le paravent des doutes accueillera-t-elle tes plumes fatiguées, tes papiers détrempés ? » (p.17) ; « Les fontaines qui t’ont bercée s’endormiront-elles dans tes yeux ? » (p.18) Comment comprendre alors le « est passé » du titre ? Visite éphémère et sans lendemain ?

Contemporain de ce dernier ouvrage, démesurément la lumière joue sur la typographie, la mise en page des fragments, les structures syntaxiques. On peut repérer, dans ce livre plus long et plus complexe, plusieurs ensembles où A-M. Wilwerth « tisse », « tresse » les principaux thèmes de son écriture : C’est le doute et l’inquiétude qui ouvrent la première section (p.9 à 15), écrite à la première personne :
« Bergère du silence
j’habite au pays des loups »,
dit la fragilité de la poète et la violence du monde qu’elle voudrait apprivoiser : l’air ne soutient plus son vol et « [ses] ailes parfois frôlent le sol », « la violente marée des mots » n’annonce que des « naufrages ». Le dernier poème introduit l’ensemble suivant et le thème essentiel de la lumière :

« L’inévitable
en sa lumière
sème le blé des mots » (p.15)

Un hymne à la « Lumière…qui…qui…invitant…maquillant… » se développe en rayons sur les pages (16 à 23). Elle s’associe aux fontaines, aux oiseaux, aux jardins de la parole, rend tout possible et harmonieux : « le bonheur joue de l’harmonica », et la clôture de la séquence resplendit :

« L’aube
nettoie ses outils
dans un grand seau de lumière » (p.27)

La section suivante (p.28 à 40), prenant élan sur ce tremplin, abonde en infinitifs à valeur prescriptive : « se façonner des ailes… se calfeutrer… aspirer… ne jamais quitter… s’abandonner ». Le « nous », personne dominante, participe à cette impression euphorique, ainsi que la thématique de l’eau, de la mer en particulier, chère à l’auteur : « nos fleuves… nos estuaires… quelques voiliers / passant le chenal / qui relie l’invisible / au réel… les rives éclatantes du vrai nous guident… » On y retrouve un peu de l’exaltation de l’île tutoyée (1997) où la mer est tout emplie de « fées », de « danseuses du vent », de « sirènes », de « salamandre » et d’animaux magiciens : les chats, les lézards, les méduses, les mouettes, les goélands, les coquillages. Le dernier poème de ce troisième ensemble

« Des souvenirs-sources
balancent leurs jambes
sur la margelle » (p.40)
est un gracieux pont vers la partie suivante.

Ce quatrième ensemble (p.41à 50), met en incipit « Le temps », un temps ambigu, tantôt réparateur et tourné vers l’avenir, tantôt indifférent, laissant agir « l’île du dedans » :

« Elle tresse la confiance
pendant que le temps
boit son vin blanc » (p.50)

« Mais » introduit le doute avec fantaisie (p.51 à 59), sur le thème de l’acrobatie, métaphore de l’écriture (le premier ouvrage d’A-M. Wilwerth s’intitule Funambule). Tous les poèmes, comme suspendus, y occupent le haut des pages et énumèrent « trapèze… haute voltige… acrobate… funambule… filet… vertige… en équilibre… chemin de corde. » Mémoire et lumière assurent toutefois une issue affermie au poète équilibriste :

« Sur le toit de l’enfance
étoiles dans les mains
je marche
à la rencontre du langage. » (p.59)

La dernière partie rassemble des textes plus descriptifs qui ont retrouvé le milieu des pages. Inspirés par un séjour à Barcelone, ils s’appuient sur les détails harmonieux de la ville : « les avenues… les murets colorés… les bougainvillées… le marché… les balcons … les patios. » Et comme dans la plupart des livres, le dernier poème est une petite pyramide d’incertitude :

« Le poème
osera-t-il se hisser
plus haut que la mémoire. » (p.68)

« Sa poésie tend à l’essentiel : très peu de mots lui suffisent pour s’exprimer », écrit Anne-Marielle Wilwerth de sa propre écriture. Certes ses poèmes sont brefs, légers, apparemment simples et transparents, mais ils portent en eux, dans leur fausse clarté, l’impossibilité du langage à approcher le monde dans sa réalité. Nous savons combien le mot est arbitraire dans son existence phonétique ou son image écrite, nous savons combien l’usage l’use et le sclérose, nous savons la distance qui sépare le signifiant du signifié. Cette distance du mots aux choses n’est-elle pas l’image de la distance dans notre relation au monde ?

L’ébéniste du temps, le dernier livre d’A-M. Wiwerth, semble par son titre et sa facture s’imposer pour observer le lent travail qui vise à s’ajuster au plus près à l’élan initial qui « est la justification » du poème, à la fois « précipité et menuiserie lente » (A.Emaz / Lichen, lichen). Tel l’ébéniste qui agence les fragments de sa marqueterie, le poète essaie de bâtir un langage neuf avec et contre des mots ruinés. Il a sa voix, une façon à lui de manier la langue commune, puisque c’est dans son utilisation plus que dans le matériau lui-même que peut naître le chant poétique. L’inadéquation des mots à dire le monde, image de notre incapacité à le connaître, est mise en poésie chez A-M. Wilwerth, par l’étrangeté des apparentements, les métaphores inattendues, les blancs, comme des silences qui appellent la réflexion, le retournement sur soi, un voyage dans son espace intérieur. « Voyager dans l’indicible et dans l’invisible, saisir l’insaisissable » dit-elle elle-même de son travail. Retrouver peut-être « le cri de l’enfant », une vision neuve des choses, une sensation charnelle que le mot ne déflore pas, ne banalise pas.

Une des singularités de la langue poétique d’A-M.Wilwerth est l’abondance des groupes nominaux insolites, en particulier l’association d’un substantif et d’un complément de détermination de quiddités différentes : un nom concret complété par un nom abstrait – comme le titre du livre – ou l’inverse. Ces groupes forment tout au long de l’ouvrage des réseaux thématiques et sonores et en constituent l’unité.
Prenons par exemple une série dont le premier terme est emprunté au domaine de l’architecture : « l’arche de nos questions » (p.9) ; « les perchoirs à mots » (p.20) ; « la gloriette des mots » (p.21) ; « les ponts du temps » (p.22) ; « le seuil du toucher » (p.23) ; « le temple du langage » (p.33) ; « la mosquée des rimes » (p.61). On constate qu’elle irrigue l’ensemble du livre.
Si on considère « les perchoirs des mots », on peut l’associer à tous les oiseaux qui parcourent les vers et sont images ou médiateurs du poète : « le corbeau fait silence / dans / la grande volière de l’univers » (p.10) ; « les chants d’oiseaux navigables » (p.12) ; « les hirondelles de l’éveil » (p.13) ; « les merles se taisent » (p.33) ; « les grues de la mémoire / survolent le poème en crue » (p.34).
Un double tissage apparaît souvent ; ainsi, « le paravent des jeunes feuilles » (p.6) est lié par le sens à d’autres constructions : « la garde-robe du jardin » (p.9) ; « la serviette de rosée » (p.12) ; « une robe d’herbes coupées » (p.13) ; « l’automne aux pourpres paupières » (p.21) ; et, si on considère la page 6, le « paravent » s’intègre dans une allitération en [p/b] qui circule tout au long de la page, tandis que « feuilles » rime avec « déshabille » :

Barque ou pirogue
Peu importe
Si elle nous ramène au printemps de nous-même

Pudique
Le passé se déshabille
derrière un paravent de jeunes feuilles

Toute une salve de groupes nominaux se répondent par leur construction et leur sonorité dans les pages 44/45 : « sentinelle de l’oasis » ; « paysagiste de l’imperceptible » ; « contrebassiste de la tendresse » ; « ébéniste du temps ».

Quant aux adjectifs accompagnant les noms, ils sont très rarement descriptifs et, lorsqu’ils le sont, ils se distinguent par leur place et les jeux sonores qu’ils engendrent : « pourpres paupières » ; « lourd couvercle » ; « lent bateau » ; ou le [ã] accompagne dans la même page « manques / mangent / tempête / lancé » ; la place de l’adjectif dans « court poème » (p.61) qui clôt le livre permet la rime : « rimes / même / poème ». Les groupes : nom + adjectif, sont souvent insolites : « éblouissant mutisme » ; « anges clandestins » ; « insomniaques clartés » ; « écritures souterraines » ; « nœuds héritiers ».

Arrêtons-nous, pour finir, sur l’abondance des adjectifs substantivés, abstraits dans leur presque totalité, pour la plupart à valeur négative, avec, en particulier, la récurrence du préfixe privatif (mais A-M.Wilwerth ne définissait-elle pas sa poésie comme « voyager dans l’indicible et dans l’invisible, c’est saisir l’insaisissable » ? ). On peut ainsi citer : « l’hostile / le dérisoire / l’imperceptible / l’imprononcé / l’invisible / l’insoluble / le fragile / le fébrile / l’éphémère. » Pour être exact, il faut aussi faire place à ceux qui expriment l’élan, le désir et l’espoir et dont le petit nombre contraste avec leur force : « l’intense / l’absolu / l’étrange / le dicible / le possible / le devenir / l’extrême. »

Etude bien lourde pour présenter une poésie fragile et dense, où rien n’est asséné mais seulement suggéré dans cette volonté de poursuivre la quête et l’espoir d’atteindre une connivence avec le monde. Mieux vaut lui laisser les derniers mots :

« Devant la mosquée des rimes
se déchaussent même
les plus courts poèmes » (p.61)

Pour donner une idée plus complète de la poésie d’A-M.Wilwerth, voici quelques extraits glanés dans les livres non utilisés dans l’étude ci-dessus.

« Un oiseau s’est posé sur ma souffrance
Il a installé d’autres fleuves
dans mes veines
Maintenant
tout au fond de son chant
s’étire un océan

J’ai noué mes rues hésitantes
aux buissons d’avril
Glissée entre deux brins d’herbe
j’atteindrai
le pays des voix tranquilles

J’ai rattrapé les mailles de mon arc-en-ciel
L’orage s’évade à petites larmes
Mon île est presque verte

Les champs ont éclairé leur clavier
Tout comme cet arbre
qui chante
au bord de nos paumes

Pendant que l’horizon
palpait la tendresse des mots
l’éternité a déteint sur ma peau
Je crie de partout. »
Matins ébouriffés (pp.28/32)

« Autour de l’île osseuse
dans mon encrier profond
les bleus se confondent
avec le sacré qui loge en nous

J’aime le simple contact
avec les marchands d’écume
quand ils plantent dans mes yeux
leur fatalité aigre-douce

J’ai le temps
j’attendrai
que la mer me transmette
ses secrets de sel
et que s’installe en moi
la sagesse insulaire

J’ai envie d’imiter le pêcheur
qui crochète le temps
afin de limiter sa peur
……………………..
Ecrire le matin
quand la mer bat les cartes
et que le soleil s’autorise un regard
à la première page du paysage

Je dialogue souvent
avec les jardiniers de l’âme
qui transitent en moi
quand le vent tombe »
L’île tutoyée (pp.5 à 10)

« Le sureau que j’interroge
rajuste ses parfums
afin de délier ce très haut silence
où passent encore des aigles

Les couleurs
de nos riches jardins d’avant
ont déteint dans mes yeux
Vertige latent de la mémoire

J’ai vécu si près de la lune
que mon regard est mouillé pour toujours
des images laiteuses du divin

Sous le long manteau
que tissent nos rêves
il y a des oiseaux
longeant le monde
d’autres qui entrent
par nos fenêtres

Les mouettes ont parfois
le vol plus fragile
comme pour nous inviter
au balcon de l’immense

Le pulpeux crépuscule
et ses partitions
que les champs déchiffrent
la tête posée sur les parfums de mai

Le silence
sans aucune bague
que le vernis blanc
de l’émotion

Est-ce la douce confession des arbres
qui à la longue
épure nos vies

Les érables
ont quelquefois le regard vague
où vient se blottir
l’étrange »
Au sud de la mémoire (pp.95/103)

« Chaque brin de sable est un point d’interrogation Je me suspends aux passions de carton Je creuse mes propres sillages dans la craie bleue du monde et trouve la consolation dans les enveloppes de sel Je partirai en criant le nom des galets Il faut croire au silence des falaises quand la minute s’extirpe du moindre méandre Toute l’encre de la mer s’enfonce dans mes artères J’alourdis la nuit

Quand j’aurai escaladé l’invisible souffle je recompterai les troupeaux de paroles Mes rêves en croix regorgeront de silence et d’audace Au milieu de chaque feuille le vent collera les graines pour résister à l’appel de nos doigts Le cahier à la tranche toilée viendra caresser le parfum des enfances Et au-delà des lignes apparaîtra l’horizon d’une fête végétale avec comme inscription l’insecte rongeur du sommeil Faire appel d’urgence à l’urgence Le fil rompu Brisé le souffle Je ne respire plus que par bribes et le calme dans l’âme dessine des lacets d’éternité »

Le coupeur de phrases est passé

Juin 2007


Anne-Marielle Wilwerth est originaire de Spa en Belgique, et habite Nivelles où elle enseigne. Elle pratique son travail d’écriture depuis trente ans, collabore régulièrement à des revues aussi bien belges que françaises : sa dernière collaboration en France dans la revue Lieux d’Être n° 43 sur le thème La seconde neige. Elle a publié jusqu’ici seize livres chez des éditeurs belges et français ; actuellement deux ouvrages « d’inspiration maritime » vont paraître l’un en France, l’autre en Belgique, et un « livre-objet », commande d’un éditeur français, est en cours de réalisation. Elle a obtenu le prix de la Province du Luxembourg au concours Pyramide 2002 (Liège) pour une suite de textes extraits du livre Démesurément la lumière. Outre la poésie, Anne-Marielle Wilwerth a écrit des paroles de chansons qui ont été mises en musique par J.P. Tintinaglia et ont fait l’objet d’un CD intitulé Il y a, produit par l’auteur en 2003. Elle a de plus écrit pour le théâtre un one-woman-show : Dame de cour, qui a été créé à Bruxelles en 2000.

Bibliographie :

Funambule, La galiote, 1977.
Brise-lame, La galiote, 1978.
Avec un archet, L’Intracte, 1981
Matins ébouriffés, Jean Subervie, 1983
Cri voilé de l’enfant lune, Chez l’auteur, 1986
L’écriture, ses filets, L’arbre à paroles, 1989
Le coupeur de phrases est passé, L’horizon vertical, 1993 .
L’Île tutoyée, La Bruyère 1997
Nuit clandestine , L’Acanthe 1997
Au sud de la mémoire, L’arbre à paroles 1999
Derrière la haute haie du visible, L’arbre à paroles, 2001
Démesurément la lumière, L’arbre à paroles, 2003
L’accordeur de mots est passé, L’arbre à paroles, 2004
Insomnies tigrées, Tandem 2005
L’ébéniste du temps, Henry 2005

Anne-Marielle Wilwerth a un site : http://bergeredusilence.be