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Anise Koltz, par Nelly Carnet

26 avril 2014

par Nelly Carnet

Anise Koltz, Galaxies intérieures. Paris : Editions Arfuyen, 2013.

Brièveté, concision, netteté participent de la ciselure des textes poétiques du nouveau recueil d’Anise Koltz. Le tranchant les traverse : « Il y règne / une lumière polaire / glaciale / aiguë ». Il s’agit là de creuser, de faire le tour. Le titre épouse tous les textes. L’auteur s’engage en elle-même et avec elle-même, le monde entre les deux et les mots pour s’approcher tout en s’éloignant. Plurielle dans une, c’est ainsi que se considère Anise Koltz. Multiple identitaire et de partout sur la mappemonde. « […] le monde entier / est inscrit / dans mes paumes ».

Les textes échappent à un sens unique. Ils convolent avec l’abstraction, avec l’ignorance et l’incertitude car le sujet qui parle n’est qu’une « équation » « qui reste à démontrer ». Les mots n’ont pas permis d’y voir clair. Ils n’ont fait qu’accentuer la conscience de leur imperfection. Le monde poétique évolue dans le clair-obscur. La lumière est en chasse. L’ombre est le monde de l’intériorité, celui des morts qui continuent de vivre dans la mémoire, celui de l’inconnu et de l’inconscient individuel et collectif. Koltz alterne ses retraits dans le monde et ses retours. Sans cesse elle combat ce qui l’agresse.

Pas un seul recueil où elle n’évoque son mari disparu et le lien qui l’unit toujours à lui. C’est la plupart du temps le rêve qui le fait réapparaître comme le poème qui lui fait signe.


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