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Albert Strickler : poèmes

1er mai 2008

par Albert Strickler

Pour Claude Vigée

J’ai rêvé de vous cette nuit Vous longiez la Seine
Et un peu de la neige de vos cheveux remontait en flocons
Vers le ciel car vous marchiez vite comme affranchi
De la peine qui vous lestait depuis la mort d’Evy
En fait vous sautilliez presque mû par une allégresse
Aussi soudaine que l’angoisse lorsqu’elle fond
Sur nous pour nous emporter dans ses serres d’aigle
Mozart me suis-je dit Mozart est toujours en vous
De la même façon qu’il piaffait dans votre sang
Avant même les longues heures d’écoute quand le fouet
De la joie flagellait d’effervescence tout votre être
Mozart toujours en vous mais avec le rappel lancinant
Que s’il est beau de valser avec une morte
Seul importe de poursuivre la danse au-dessus de l’abîme
Et de dégager jusqu’à la fin l’étoile qui palpite dans la boue

Poussé par ce Lebenstrieb dont l’allegretto déchire les violons

Albert Strickler
10 décembre 2007

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