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Alain Blanc

25 avril 2009

par Anne Mounic

Alain Blanc, De la montagne et des premiers jours. Encres de Serge Saunière. Montélimar : Voix d’encre, 2003.

Les poèmes d’Alain Blanc apparaissent en rouge sur les encres de Serge Saunière, pâles ou contrastées.

« A peine émerge-t-elle de l’abîme,
cette chétive lueur que l’ensemble des êtres
humains peut produire d’instant en instant.
Conscience, gesticulations d’un insecte sur
le dos de vague en vague. »

Cette évocation de la vanité, mais aussi de la force chétive, de l’instant, qui évoque le dire de l’Ecclésiaste, va vers une décision semblable :

« Le monde te glisse
entre les mots quand
tes yeux sur le mur
mouvant s’abandonnent
à l’alphabet des ombres. »

Et cette participation au monde s’appelle présence, dans l’instant présent :

« Elle retient parfois sa respiration, la montagne…
et malgré les bourrasques, les aspérités du sort,
malgré tout ce qui lacère ou fracasse,
elle t’indique le passage.

D’où qu’elle t’observe, son regard s’appelle présent. »


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