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03.Mémoires de deux jeunes mariées, par Didier Lafargue

22 septembre 2019

par Didier Lafargue

Le mariage mis en valeur par les échanges épistolaires de deux jeunes femmes

Une valeur est une idée force à laquelle on confère de l’importance et sur laquelle on veut bâtir un idéal de vie. Peu ou prou, elle entretient des relations avec la société dans laquelle chacun évolue. Pour les philosophes d’antan, toute valeur vient de Dieu et prend un caractère absolu. Pour autant, son respect n’est pas sans conséquence sur la vie de l’âme de chacun, car elle implique des sacrifices de la part de l’individu, lequel doit se livrer, sa vie durant, à des choix pouvant être douloureux.

Dans sa description de la société de son temps, Balzac a témoigné d’un réalisme parfois teinté de cynisme. Mais des portraits qu’il a élaborés n’en ressortent pas moins de grandes idées donnant sa substance à son œuvre. S’il a certes accordé une grande importance au christianisme en tant que fait de civilisation, il l’a tempérée par un goût prononcé pour le mysticisme. Son intérêt pour le philosophe suédois Swedenborg est là pour montrer sa hauteur de vue envers la croyance religieuse et son indépendance d’esprit envers le culte officiel.

Mémoires de deux jeunes mariées, paru en 1841, lui a permis de présenter l’institution du mariage. En montrant deux cas contrastés, il a tenté de montrer comment pouvait évoluer cette union selon les personnalités de l’une et l’autre personne. Son message prend sa mesure à une époque où le mariage de convention était dans la norme. L’obligation faite aux jeunes gens de s’y conformer, en particulier les femmes, donne son sens à une œuvre dont la portée serait à notre époque moins grande, les mœurs étant aujourd’hui plus libres. Malgré tout, l’étude de caractère proposée par l’auteur apparaît d’une telle finesse que transparaît une image de la nature humaine demeurée de tous les temps.

Une commune situation de faiblesse au départ

Il faut résumer le roman. Louise de Chaulieu et Renée de Maucombe sont deux jeunes filles qui viennent de sortir du couvent où elles ont été élevées ensemble. Entrées dans la vie, elles vont dès lors se raconter leur expérience respective en s’envoyant des lettres. Au commencement de leur existence, leur situation est passablement identique en ce sens que l’une et l’autre sont désargentées. Membre d’une famille noble, Louise s’est vue dépossédée de la fortune que lui avait léguée sa grand-mère par son père qui en a usé pour constituer un majorat à son fils. Quant à Renée, elle a retrouvé une famille pauvre dans sa province. Le seul moyen d’éviter de retourner au couvent est de se marier. À partir de là, les deux jeunes filles vont suivre des chemins différents. Louise est une romantique qui rêve de grandes passions ; Renée est simple, raisonnable et comprend que la passion correspond mal à la vie conjugale. La première veut épouser un homme qu’elle aimera passionnément ; la deuxième, une personne que lui indiqueront ses parents. C’est ainsi que Louise se marie avec un nobliau espagnol proscrit dans son pays, le baron de Macumer, très amoureux de la jeune femme. Renée, elle, se marie avec un certain Louis de Lestorade, ancien prisonnier de guerre assez misérable à qui elle va essayer de rendre confiance. Louise fait de son mari un esclave et ainsi le tue lentement. Finalement, il meurt et elle doit se remarier. En secondes noces, elle choisit d’épouser un poète du nom de Marie Gaston, nettement plus jeune qu’elle. Àl’inverse de ce qu’elle a fait avec Macumer, elle va se faire l’esclave de cet homme, mais une esclave tyrannique et le couple va s’enfermer à la campagne. De son côté, Renée s’occupe de son mari, lui donne des enfants, lui apprend à gérer ses biens. Elle fait si bien qu’il finit par réussir, devient ambassadeur, puis député. De son côté, croyant faussement à une aventure de son époux avec une femme qui n’est en fait que sa sœur, Louise finit par se suicider, non sans avoir reconnu que c’est Renée qui avait raison.

Le caractère épistolaire du roman met en lumière les caractères de l’une et l’autre personnalité. Les deux jeunes filles sont mises en vis-à-vis et leur correspondance offre au lecteur la possibilité de juger avec distance le parcours de chacune. On sent que René seule s’est fixé une ligne de conduite conforme aux valeurs qu’elle a choisies et qui lui paraissent des plus solides. Mais ce sont les échanges se produisant entre les deux amies qui vont donner leur relief à ses principes. Toute la psychologie dont vont témoigner l’une et l’autre protagoniste va être dévoilée par le contraste entre les deux vies. En même temps, les zones d’ombre et de lumière présentes chez les deux femmes vont être présentées au lecteur et celui-ci va percevoir la complexité de chaque héroïne. Ce qui va bien mettre en exergue cette opposition est ce sentiment de distance découlant de la rédaction des lettres. Chacune va se situer par rapport à l’autre et du jugement qu’elle va porter sur son ancienne camarade de couvent va naître toute la pertinence de ses décisions.

Au point de départ de la vie de Louise et de René, on trouve la situation de faiblesse dans laquelle se trouvent les deux jeunes femmes. L’une et l’autre ont été élevées au couvent, ce qui les a mises à l’écart d’un monde qu’elles ne connaissent pas. Balzac l’a montré des années auparavant dans sa Physiologie du mariage, publiée en 1830, l’éducation des jeunes filles ne les a pas préparées à affronter les réalités du siècle. « L’instruction incomplète que peuvent acquérir les filles élevées en commun a tous les dangers de l’ignorance et tous les malheurs de la science. » [1] Confinées dans des institutions religieuses, elles gardent une naïveté pouvant être préjudiciable à leur conduite dans la vie. Par ailleurs, les deux filles se trouvent alors sans ressources.

Fille de haute noblesse ayant pour parent un duc et une duchesse, Louise vit dans le souvenir d’un Ancien Régime idéalisé. Non inintelligente, elle prend vite la mesure du monde en décelant les mesquineries qui en sont l’apanage. Cette brutale confrontation va générer chez elle un système de valeurs particulier et lui donner une très haute opinion d’elle-même. « Les vierges dessinées par les peintres seront à cent piques au-dessous de moi ; je serai plus haut qu’elles dans le ciel » [2], dit-elle. L’orgueil domine cette femme très narcissique et l’on sent dès le début que son aventure finira mal. L’ironie dont elle use pour juger la société ne sont pas sans rappeler les Lettres persanes de Montesquieu, un ton désabusé qui se retrouvera dans sa façon condescendante de juger le choix de René qui « sort d’un couvent pour entrer dans un autre ! » [3].

Celle-ci au contraire tranche par son caractère plus mesuré et, comprenant bien la réalité de sa situation, va opter pour le choix le plus adapté. Tout au long du roman, va croître sa force de caractère tandis que Louise connaîtra une vie chaotique.

Deux voies divergentes

L’œuvre de Balzac se définit par la description d’une société dominée par la bourgeoisie. L’importance que celle-ci accordait à l’argent devait forcément avoir des conséquences sur l’institution du mariage. Le sentiment amoureux était rendu hypothétique dans la mesure où il devait être subordonné aux préoccupations économiques, un travers que l’écrivain a su mettre en lumière dans La Physiologie du mariage.

Dans cet essai, il s’attache à présenter les obstacles empêchant un couple de fonder un mariage heureux. L’adultère retient son attention. « Ils vendent leur temps, comment le donneraient-ils au bonheur ? L’argent est leur dieu. L’on ne sert pas deux maîtres à la fois » [4], dit-il en parlant de certains maris. Dans ces conditions, une femme mariée aura d’autant plus de mérite qu’elle ne se compromettra pas avec un autre homme. « Une femme vertueuse a dans le cœur une fibre de moins ou de plus que les autres femmes : elle est stupide ou sublime » [5], écrit-il. Ce qui donne leur intérêt aux nombreux romans de Balzac, c’est qu’ils ont pour point de départ la puissance attribuée au droit et au Code civil. À partir de l’organisation juridique formant l’armature de la société de son temps, il a révélé le mal dont elle était victime.

Peu à peu cependant, Balzac va évoluer dans ses idées. Ainsi dans l’évolution politique de son temps, le changement de régime opéré en 1830, il va se mettre à défendre l’institution du mariage et voir en elle un élément de stabilité dans la sauvegarde de l’ordre social. C’est ce qui donnera tout son intérêt aux Mémoires de deux jeunes mariées, dans lequel, par l’intermédiaire de la digne René, il s’efforcera de valoriser la pérennité de cette union.

La nouvelle société apparue avec la monarchie de juillet va en effet susciter chez l’écrivain quelques inquiétudes. Là prend son sens la notion de valeur dans la mesure où elle va de pair avec le nécessaire maintien de la cohésion sociale. C’est ce qu’exprime René quand elle dit : « L’Amour est un vol fait par l’état social à l’état naturel […] La société, ma chère, a voulu être féconde. En substituant des sentiments durables à la fugitive folie de la Nature, elle a créé la plus grande chose humaine : la Famille. » [6] Dans ces conditions, le mariage va viser à favoriser celle-ci en faisant du couple et de son harmonie, un vecteur de cette stabilité. Balzac va alors tenter de définir tout ce qui peut en assurer la pérennité et à cette fin faire œuvre de psychologue en dépeignant deux personnalités différentes.

Précisément, celle de Louise va donner un brillant contrepoint à la vie de René et à ses valeurs. Louise ne pense pas réellement à l’amour, qui vise à servir, mais à la passion, qui vise à dominer. L’être passionné, Racine l’a bien montré, ne pense qu’à posséder l’objet de sa passion, un travers manifesté par Louise dans ses relations avec ses deux maris. N’aimant pas vraiment ces derniers, elle ne pense qu’à se les approprier. On note chez elle la régularité des références littéraires qui lui servent à exprimer les sentiments qui l’animent et qui ne sont là que pour justifier ses excès. « Le rôle de Chimène, dans Le Cid, et celui du Cid me ravissent. Quelle admirable pièce de théâtre ! » [7], dit-elle. En ce sens, le mariage qu’elle a choisi au départ est détourné de sa valeur réelle. L’absence d’enfants témoigne d’un mauvais rapport avec le temps puisque l’avenir n’est pas pris en compte et que seule demeure la satisfaction de l’instant présent. Plus tard, la jalousie éprouvée envers la sœur de Marie Gaston trahit une nouvelle fois l’importance qu’elle donne à sa seule personne. Son amie René le lui dit sans ambages quand elle lui dit : « Tu dépraves l’institution du mariage. » [8]

En opposition avec l’attitude de son amie, celle qu’elle propose offre une meilleure perspective. Renée au départ n’aime pas réellement son mari avec lequel elle a conclu une manière de mariage blanc. « Je n’aime pas Louis de l’Estorade de cet amour qui fait que le cœur bat quand on entend un pas, qui nous émeut profondément aux moindres sons de la voix, ou quand un regard de feu nous enveloppe ; mais il ne me déplaît point non plus » [9], avoue-t-elle. Contrairement à Louise, elle n’obéit pas à un idéal, mais fonde ses choix sur la raison. Avec un époux bien plus âgée qu’elle, vieillie avant l’heure par les épreuves de la guerre, il lui faut exhumer en elle toute la force d’âme dont elle dispose pour aménager au mieux son existence. Ayant résolu de prendre en main son époux, elle va trouver dans la maternité un sens à sa vie. Son exemple montre au lecteur que l’estime est préférable à la passion, car celle-ci n’est qu’un épisode temporaire. On comprend alors ce qu’implique l’obéissance à une valeur, en l’occurrence celle qui ressort du mariage, celui de deux êtres qui ont su prendre conscience de l’intérêt commun représenté par la famille et l’éducation des enfants. « Être le principe constant du bonheur d’un homme quand cet homme le sait et mêle de la reconnaissance à l’amour, ah ! chère, cette certitude développe dans l’âme une force qui dépasse celle de l’amour le plus entier » [10], avoue fièrement la jeune femme.

Pour Balzac, le fantastique est un moyen par lequel il a voulu compenser les vices de la société. La formidable énergie manifestée par les personnages de la Comédie humaine témoigne en un certain sens d’un fantastique diffus, expression d’une force latente agissant dans le subconscient. Pour l’écrivain, si la violence des sentiments manifestés par certains êtres les pousse à se détruire, elle n’en demeure pas moins le succédané d’une puissance intérieure inexprimée demandant à être transcendée. Le fantastique a permis à l’écrivain d’exprimer cette puissance, partant, de tourner l’être humain vers la grandeur et le pousser vers la perfection. La passion éprouvée par Louise, la puissance d’amour contenue mais restée inaccomplie de René relèvent l’une et l’autre d’un merveilleux que son roman Seraphîta, paru en 1834, avait exprimé autrefois. Depuis lors, Balzac avait perdu ses illusions sur la possibilité de vivre un tel état ici-bas. Mais malgré la réserve qu’il exprime dans son roman épistolaire, il a cru à l’existence de l’amour véritable et l’a exprimé à travers l’histoire d’un être androgyne qui, aimé à la fois par un homme et par une femme, se transforme finalement en séraphin, en un être total dans lequel les deux natures, masculines et féminines, ont trouvé à s’épanouir. « L’amour est un secret entre deux cœurs […] L’amour et ses joies, l’amour et ses plaisirs bornés par les sens, est une imparfaite image de l’amour infini qui vous unit au céleste fiancé […] Dans la vie Terrestre, l’amour passager se termine par des tribulations constantes ; tandis que, dans la vie spirituelle, les tribulations d’un jour se termine par des joies infinies » [11], dit Seraphîta à Wilfrid et Minna. Ceci tend à montrer que quel que soit le poids des réalités sous-tendant l’histoire des deux jeunes mariées, notre auteur a su témoigner d’un idéal de grandeur mettant à un très haut niveau l’amour entre deux êtres lorsqu’il est pur et authentique. Sans doute le message qui sous-tend Seraphîta est de concevoir cet idéal comme un objectif lointain, à long terme, un peu à l’image du mystique qui mène une quête personnelle en ayant conscience que la sagesse ne peut être trouvée que dans un combat perpétuel avec soi-même.

Deux destins différents

La confrontation entre les parcours des deux femmes va trouver sa tragique conclusion dans la mort de l’une d’elles. Écrivain réaliste voulant donner une description aussi honnête que possible de la société de son temps, Balzac fait intervenir la mort dans son œuvre afin de sanctionner une vie faite d’errements. Le père Grandet, la mort de Lucien de Rubempré sont là pour en témoigner.
Ainsi Louise ne pouvant supporter la prétendue infidélité de Marie Gaston se suicide. Balzac a voulu donner une certaine grandeur à son acte en lui prêtant une connotation religieuse ; Louise, devant la mort, prend Dieu à témoin et sa foi ne fait aucun doute. En conférant une telle majesté à son acte, l’écrivain manifeste la puissance dont il a toujours voulu revêtir ses héros. Mettant toute sa volonté à mourir en se grandissant, Louise ne fait que manifester sa dignité en la mettant sur un plan très élevé. « Ma mort sera, comme ma vie, empreinte de distinction et de grâce : je mourrai tout entière » [12], écrit-elle. Toute l’œuvre épistolaire l’a montrée qui allait jusqu’au bout de ses convictions et elle choisit de partir en restant fidèle à elle-même. Par-là, on voit que le réalisme de Balzac peut composer avec le romantisme. La fin brutale de son personnage, par un effet de contraste, donne plus de force encore à la valeur donnée au mariage si celui-ci dispose d’une bonne assise dans le temps. À travers la mort de la jeune femme, c’est le caractère tragique de la condition féminine qui est présenté. René l’exprime avec amertume quand elle s’interroge : « Pourquoi la Société prend-elle pour lois suprême de sacrifier la Femme à la Famille en créant ainsi nécessairement une lutte sourde au sein du mariage ? » [13] De cette résignation, le romancier a su donner ailleurs d’autres exemples, par exemple avec Adeline Hulot, personnage de La cousine Bette, acceptant avec tristesse les infidélités de son époux.
À côté, le comportement de René apparaît plus raisonnable. La valeur familiale trouve en l’occasion son parfait accomplissement et l’on sent que l’écrivain s’est plu à donner raison à sa sage héroïne. En même temps, le chemin sur lequel s’est engagée René a psychologiquement son prix à payer et la stabilité recherchée dans le mariage n’est rendue possible que par le sacrifice d’une partie d’elle-même. Louise ne se fait pas faute de le lui faire entendre, elle mourra très vieille et il n’est pas sûr que sa vie sentimentale ait trouvé pleinement à s’épanouir. Balzac, l’avait écrit à George Sand : « J’aimerais mieux être tué par Louise que de vivre longtemps avec Renée. » [14] Renée finira-t-elle par aimer son mari ? Si la passion manifestée par Louise est loin de ressembler au véritable amour, celui-ci caractérise-t-il réellement les sentiments de René envers son conjoint ? Le temps, si caractéristique de l’œuvre du romancier, seul finira par le faire éclore et l’on reste dans l’ignorance quant à son destin futur.
L’absolu sur terre n’est qu’un rêve, Balzac l’a souvent souligné dans ses romans. Une fois encore, le fantastique lui a permis d’exprimer cette vérité en montrant sous des formes imagées que rechercher la perfection ici-bas ne peut que conduire à l’abîme. Dans La recherche de l’absolu, il met en scène un être, Balthazar Claës, se livrant à des recherches dans le domaine chimique toute sa vie avec la volonté de trouver l’« absolu ». Non seulement il ne le trouvera jamais, mais il y sacrifiera ses responsabilités envers sa famille qu’il mènera à la ruine. C’est la volonté d’atteindre la perfection, objet de fascination de la part des mortels, que s’est attaché à dépeindre l’écrivain dans cette œuvre d’un grand intérêt philosophique. « Déchu de ses espérances, humilié d’avoir dévoré trois fortunes, joueur sans argent, il pliait sous le poids de ses ruines, sous le fardeau de ses espérances moins détruites que trompées […] Il avait soulevé le monde comme un Titan, et le monde revenait plus pesant sur sa poitrine » [15], écrit-il, et d’ajouter plus loin : « L’idée de l’Absolu avait passé partout comme un incendie. » [16] Par-là, on voit le parallèle existant entre les désirs de Balthazar et la volonté d’absolu de Louise conduisant celle-ci à la catastrophe finale. Toute valeur, si elle veut être respectée, entraîne pour l’homme la nécessité de composer avec la réalité ainsi que l’a fait Renée.

L’aveu fait par Balzac à George Sand trahit chez lui une certaine amertume. L’écrivain a parfaitement compris que le temps de l’aristocratie était révolu, la bourgeoisie domine la société et exerce le pouvoir. Aussi, de légitimiste qu’il était au départ, il a dû, à l’instar de son héroïne Renée, s’adapter à son époque. En ce sens prend sa force son roman, car l’on voit à travers lui comment l’idée de valeur s’enracine dans une époque déterminée.

Bibliographie :

Pierre Barbéris, Mythes balzaciens. Paris : Armand Colin, 1972.
Pierre Barbéris, Le monde de Balzac. Paris : Arthaud, 1973.
Mireille Labouret, Romanesque et romantique dans « Mémoires de deux jeunes mariées » et « Modeste Mignon ». Cairn.info, Presses universitaires de France. Dans L’Année balzacienne 2000/1 (n°1), pages 43 à 63.
Alex Lascar, Les réalités du mariage dans l’œuvre balzacienne Le romancier et ses contemporains. Cairn.info, ¨Presses universitaires de France. Dans L’Année balzacienne 2008/1 (n°9), pages 165 à 216.

Notes

[1Honoré de Balzac, Physiologie du mariage. Dans Balzac, La comédie humaine XI, Études philosophiques, Études analytiques. Paris : Gallimard, 1980, Collection La Pléiade, p. 969.

[2Honoré de Balzac, Mémoires de deux jeunes mariées, dans Balzac, la comédie humaine I, Études de mœurs : Scènes de la vie privées. Paris : Gallimard, collection La Pléiade, 1976, p. 213.

[3Ibid., p. 228.

[4Honoré de Balzac, Physiologie du mariage, p.955.

[5Ibid., p.943.

[6Honoré de Balzac, Mémoires de deux jeunes mariées, dans op.cit., p.384.

[7Ibid., lettre VII, p.233.

[8Ibid., Lettre LIII, p.385.

[9Ibid., Lettre IX, p.237.

[10Ibid., Lettre XIII, p. 255.

[11Honoré de Balzac, Seraphîta, dans Balzac, La comédie humaine XI, Études philosophiques, études analytiques. Paris : Gallimard, collection La Pléiade, 1980, pp. 845-846.

[12Honoré de Balzac, Mémoires de deux jeunes mariées, dans op.cit., Lettre LIV, p.395.

[13Ibid., Lettre XX, p. 278.

[14Balzac, Correspondance, t. IV. Paris : Éditions Garnier Frères, 1966, Lettre à George Sand [Passy, février (?) 1842], p. 407.

[15Honoré de Balzac, La recherche de l’absolu, dans Balzac, La comédie humaine IX, Études philosophiques I. Paris : Gallimard, collection La Pléiade, 1950, p. 616.

[16Ibid., p. 647.


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