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  • Dylan Thomas : Introduction, par Jean Migrenne par Jean Migrenne
  • A propos de l’un des derniers poèmes de Dylan Thomas intitulé In Country Sleep, tiré du recueil éponyme, ainsi que d’un tout récent pèlerinage en terre de Galles.
    Si deux lieux, New Quay, sur la côte ouest et Laugharne sur la côte sud revendiquent aujourd’hui l’honneur d’avoir été la source d’inspiration d’Under Milk Wood, et si je voterai personnellement pour New Quay, il n’en reste pas moins que c’est le paysage de Laugharne tel que vu depuis la remise annexe ou le balcon de la Boat House maintenant (...)

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  • « In Country Sleep » par Dylan Thomas par
  • In Country Sleep
    The poem In Country Sleep by Dylan Thomas Part 1, read by Andrew Tatham.
    I
    Never and never, my girl riding far and near In the land of the hearthstone tales, and spelled asleep, Fear or believe that the wolf in a sheepwhite hood Loping and bleating roughly and blithely shall leap, My dear, my dear, Out of a lair in the flocked leaves in the dew dipped year To eat your heart in the house of the rosy wood.
    Sleep, good, for ever, slow and (...)

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  • « Aux bois dormantI » Traduction par Jean Migrenne par Jean Migrenne
  • Aux bois dormant
    I
    Jamais non jamais, ma petite si loin emportée, si proche pourtant, Au pays des contes de coin du feu, par le charme des mots endormie, Ne crains ni ne crois que le loup au chaperon de blanc mouton De sept lieues botté, rogomme bêlant, cœur léger, va fondre sur toi, Mon trésor, mon trésor, D’une tanière dans les feuillages floqués du serein de l’année Pour te dévorer le cœur dans la maison du bois aux rêves jolis.
    Dors d’un lent, d’un bon, toujours profond sommeil, magique et rare (...)

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  • Deux poèmes de Charles Tomlinson, traduits par Michèle Duclos et Jean Briat par
  • Deux poèmes de Charles Tomlinson autour de Mai 68
    Siena in Sixty-Eight
    The town band, swaying dreamily on its feet, Under the portraits of Gramsci and Ho, Play « Selections from Norma », and the moon, Casta diva, mounts up to show How high the sky is over harvested Tuscany, Over this communist conviviality within the wall Of a fortress that defends nothing at all.
    History turns to statues, to fancy dress And the stylishness of Guevara in his bonnet. Here, Red-bloused, forgetful sales (...)

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  • Poème d’Auden. Traduction d’Aurélien Saby par
  • Say this city has ten million souls, Some are living in mansions, some are living in holes : Yet there’s no place for us, my dear, yet there’s no place for us.
    Once we had a country and we thought it fair, Look in the atlas and you’ll find it there : We cannot go there now, my dear, we cannot go there now.
    In the village churchyard there grows an old yew, Every spring it blossoms anew : Old passports can’t do that, my dear, old passports can’t do that.
    The consul banged the table and said, (...)

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  • Lettre à Joseph Conrad, par Jean Viviès par
  • Cher Joseph Conrad,
    Cette lettre va sans doute vous irriter par sa frivolité, ou vous rappeler quelques heureux souvenirs de jeunesse, je ne sais pas. Je n’ai pas bien su non plus dans quelle langue vous l’adresser d’ailleurs. Écrivain anglais, d’origine polonaise (mais né dans l’Empire russe, aujourd’hui en Ukraine, on s’y perd, un peu comme dans les intrigues de vos romans à caissons étanches, ne m’en veuillez pas), vous parlez très bien le français, et si j’en crois Paul Valéry « avec un bon accent (...)

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  • Martine Blanché, poème par Martine Blanché
  • Lève le pied au-dessus de la marche oblique
    Accroche ta main à la rampe rongée
    Chasse l’insecte autour de tes tempes
    Ecoute ton souffle saccadé
    Baisse la tête sous le clou rouillé
    Et pose ton œil moite sur le bouddha allongé
    Au milieu des fleurs peintes
    Au creux de la grotte
    A flanc de rocher.

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  • Martine Callu, poèmes par Martine Callu
  • Ce cheval
    ce cheval piaffe
    il veut sortir de l’écurie
    et s’il pouvait sortir
    où irait-il
    de ses sabots levés pétrir la pâte sans levain
    cheval crois-tu obtenir un passeport
    pour l’ailleurs glorieux dans sa nudité lasse
    ce ciel mouvant est-ce le tien
    l’air arasé par la faux
    tu as la couleur des écureuils des mulots des feuilles pourrissantes
    et des saisons qui allument des bougies aux fenêtres
    Eternité
    légères d’air et de pesanteur les grues
    aux arbres joignant le ciel à leurs (...)

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  • Nelly Carnet, prose par Nelly Carnet
  • Dans l’ombre (extraits 2004)
    1
    On ouvre les portes à l’amour.
    On le rapatrie en lieu sûr, là où l’on entend les mélodies des oiseaux, tôt le matin quand le jour est levé. La phrase cherche ces chants d’amour inconscients. Une parade amoureuse suffit pour que l’émerveillement éveille une nature offerte. Nul autre lieu que celui-ci, si ce n’est Parnham House logé dans la verdure, ne saurait délivrer le monde de sa barbarie.
    Depuis le génocide, on ne se fait guère d’illusion. Pourtant, on résiste. En ce (...)

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  • Dunstan Ward, poèmes par Dunstan Ward
  • Silence
    in memory of Hélène Péras
    I could no longer bear, that day, her silence, while she kept her analytic distance, observed me meander, failing to find the thread to guide me out of my inward maze. I said, ‘There’s something more I need you to give, some word I can hold, once alone, in my mind, like that stone I picked up, worn by ancient waves, and carried home, relic, memento mori.’
    ‘What has stopped you from saying this before ? Is the silence mine, or is it your own ? How telling that (...)

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