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  • Ivor Gurney, poèmes. Traduits par Sarah Montin par Sarah Montin
  • Ivor Gurney : Trois poèmes d’après-guerre (1919-1925)
    Poète de la nature exilé dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, Ivor Gurney est interné en asile psychiatrique quelques années après l’Armistice. Hanté par le souvenir de la guerre, l’amour des collines du Gloucester et la liberté perdue, c’est là qu’il écrit la plus grande partie de son œuvre. Gurney se distingue par son attachement tout édouardien (certains diraient Georgian) pour une nature présente et vivace, bien que sourde aux (...)

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  • Martine Blanché, poèmes par Martine Blanché
  • Le jardin piétiné
    La fleur de pomme de terre dans l’allée craquelée La tige rougissante de la grasse rhubarbe L’épine luisante du rosier de velours Le clapotis de la tonne mousseuse L’arrosoir en fer-blanc dégorgeant l’eau de pluie Le buis odoriférant au coin du parterre de pierre La fraise sauvage tapie à l’ombre du groseiller Le chat tigré aux yeux de braise jouant entre les jambes L’oreille chatouillée par les bourdonnements d’insectes La paille piquante pour la caresse du lapin au clapier Le (...)

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  • France Burghelle Rey, poèmes par France Burghelle-Rey
  • je doute qu’ aucun chant
    ne vaille à l’instant
    ma mémoire vacille
    sans souvenir du temps
    et ce miroir où se reflète
    mon lieu brille
    de sa lueur rose
    derrière cette porte
    naîtra un jour sans horizon
    si au creux de mes mots
    se dit ma joie
    le ciel suffira
    ***
    loin de moi
    quel vent m’étourdira et
    ivre d’un rien
    dans une autre saison que
    j’appelle l’été
    sans pays
    mais mon lieu sans ma peur
    dans mes mots
    je ne sens plus pas après pas
    la chaleur des rues et
    me remplis de nuit (...)

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  • Martine Callu, poèmes par Martine Callu
  • la pierre lissée par les genoux
    il faisait froid dans l’église aux sacerdotales cloches
    un fil de la dernière fête du village celui des lampions du 14 juillet
    reliait le clocher à la charcuterie voisine
    je me rappelle on égorgeait les porcs très loin pour ne pas entendre
    le ciel huître son eau fielleuse sur le cochon outragé par notre arrogance
    dégorgeait noire une eau de baptême
    dont nous nous aspergions ***
    une corneille lessivée la pluie noire l’a eue entame la pomme jetée
    Orly ouest (...)

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  • Nelly Carnet, poèmes par Nelly Carnet
  • Pour un autre monde
    En offrande aux photographies de Michelangelo Bulgarelli
    Entre terre et mer
    Entre terre et mer,
    à l’horizon,
    une pyramide s’élève.
    C’est un Mont
    au milieu d’un paysage
    nu et solitaire.
    Ce mont est ta crypte
    où tu es venu déposer
    il y a vingt années
    ton profond secret.
    Les herbes folles le réveillent de sa torpeur.
    L’œil, qui regarde le monde de si près,
    est dans l’attente d’une prochaine ascension.
    Un voile de lumière tente de percer
    les ténèbres du ciel. (...)

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