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Accueil > à propos > Poésie Existence Spiritualité
  • Introduction par Anne Mounic
  • Poésie Existence Spiritualité
    A la lecture de ces six entretiens, on s’aperçoit bien vite que chacun d’eux est singulier. Et si l’on ajoute à ceux-ci l’article d’Anne Simonnet sur Pierre Emmanuel ainsi que ceux concernant Stevie Smith et, à nouveau, Claude Vigée, on s’aperçoit que ces trois mots, Poésie Existence et Spiritualité établissent, pour chaque poète, une relation singulière. Et ceci est conforme à l’être même de la poésie – l’expression de l’individu en ce que Duns Scot nommerait son « (...)

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  • Entretien avec Georges-Emmanuel Clancier, « passager du temps » par Anne Mounic
  • Georges-Emmanuel Clancier, « passager du temps » : « Le temple en ruine accède à la grandeur
    Comme à l’horreur du chaos primordial,
    L’origine ne cesse de rejaillir. »
    Je sonne à l’interphone ; on me répond. Une fois que j’ai passé la porte, je m’aperçois que je ne sais pas où me diriger. Je fouille mon sac pour regarder si dans mon agenda je n’ai pas noté l’étage, mais je vois apparaître, au rez-de-chaussée, sur le pas de sa porte, Georges-Emmanuel Clancier qui, avec son épouse Anne, m’accueille (...)

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  • Croire Dieu au sein de la vie immédiate : Entretien avec Michael Edwards par Anne Mounic
  • Croire Dieu au sein de la vie immédiate :
    Entretien avec Michael Edwards
    Anne Mounic : Nous reprenons aujourd’hui notre entretien d’il y a quelques mois, entretien qui portait plus précisément sur votre traduction de vos propres poèmes dans Rivage mobile. J’aimerais aujourd’hui approfondir certaines notions abordées alors, et cette fois-ci, dans une perspective plus large – très large, à vrai dire –, sous le titre de Poésie Existence Spiritualité. Les trois termes sont, à mon avis, indissociables (...)

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  • Michael Edwards : Poèmes par Michael Edwards
  • To Kindle the Starling 1972
    First and Last Things
    I
    Into the dull air about the tree just at my window and out of nowhere starlings
    to take over the place scatter jerk juggle and at a stray wing-flick mass together but for seconds only as each makes for a spot to comfortably hook each toe to a twig
    and shuffle preen itself by fits of concentration or just glance round at the day or simply stand in the cold and let out galores of squeaks and clucks and gobbles and (...)

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  • Le poème, « moulin mystique » : Entretien avec Geoffrey Hill. par Anne Mounic
  • Au lendemain de la conférence qu’il donna au Collège de France en mars 2008, j’ai eu la joie et l’honneur de pouvoir retrouver Geoffrey Hill le lendemain pour un entretien sur les liens entre poésie, existence et spiritualité, le premier entretien dans le cadre de ce projet. C’est à Dany et Michael Edwards – que je remercie infiniment – que je dois le plaisir de cette conversation de deux heures avec ce grand poète anglais, dans un café situé non loin d’une résidence appartenant au Collège de France (« (...)

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  • Geoffrey Hill, poèmes, traduits par René Gallet, Jacques Darras, ... par Geoffrey Hill
  • September Song
    born 19.6.32 – deported 24.9.42
    Undesirable you may have been, untouchable you were not. Not forgotten or passed over at the proper time.
    As estimated, you died. Things marched, sufficient, to that end. Just so much Zyklon and leather, patented terror, so many routine cries.
    (I have made an elegy for myself it is true)
    September fattens on vines. Roses flake from the wall. The smoke of harmless fires drifts to my eyes.
    This is plenty. This is more than enough. (...)

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  • Se in Deo esse : Le poème et l’esprit , selon Henri Meschonnic par Anne Mounic
  • Je sonne au portail, blanc, et Henri Meschonnic vient m’ouvrir. La maison, un peu surélevée, sur la rive du fleuve, ne dissimule pas complètement le grand jardin qui se trouve à l’arrière. En bordure de l’allée qui y mène, commencent à peine à fleurir les campanules de rocaille. Nous gravissons les marches du perron et je découvre avec émerveillement une grande pièce emplie de masques d’Afrique et d’Océanie, tous plus beaux et plus expressifs les uns que les autres. « Ils font partie de la famille, » me (...)

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  • Henri Meschonnic : poèmes par Henri Meschonnic
  • des cheveux tremblent sur des pierres je vois les confondus en terre les gestes creux les ventres de la vie dans un sol où se fondent des os une terre écorchée de légende les cris de ces yeux gouttent sur l’herbe je plonge mes bras dans le vivier des morts
    *** tous ces corps déversés sont une pluie tarie la peau des cris est une plaie près de leur bouche et mes yeux de jeunesse une mer ensemencée de ces cheveux collés
    *** les mots me vieillissent ou me font jaillir ils me mêlent (...)

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  • « Terre, patience d’aimer » : Entretien avec Hélène Péras par Anne Mounic
  • Anne Mounic : Chère Hélène, je vous remercie vivement d’avoir accepté le principe de cet entretien. Le ton de vos poèmes, entre secret et confidence, mais toujours sur un chemin initiatique, sans grandes figures mythiques proclamées, mais dans l’intimité des choses menues, me touche beaucoup. Vous creusez sans cesse, à la fois, la blessure et la joie de l’existence. « Cruel est le miracle de vivre », écrivez-vous (Mémoire et voix, p. 22).
    Avant d’aller plus loin dans la lecture de votre œuvre, (...)

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  • Hélène Péras : poèmes par Hélène Péras
  • Apprentissage
    Ces mots d’un autre souffle
    M’éloignent-ils de la seule aube désirée
    Ou bien comme un sommeil sans rêve
    Sont-ils la route inattendue
    Vers la plage des origines ?
    Mots torrides, mots de tempêtes
    Et d’îles déchirées
    Chants rauques des longs fleuves
    Où nagent les enfants
    Dans la boue des estuaires
    Mots sans racines
    Bruissement de la pluie
    Dans la nuit tôt venue
    Frôlement d’ailes rieuses
    Terres détrempées où s’enfoncent les pas
    Des bêtes et des hommes
    Comme vous (...)

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  • L’orage de la joie : Entretien avec Claude Vigée par Claude Vigée
  • ART POETIQUE
    Claude Vigée
    Je survis parmi les ruines. La signification du champ de fouilles n’est pas dans sa surface, mais dans sa profondeur : surgissement simultané des lieux et des temps de l’expérience révolue, remontant aujourd’hui dans ce rythme syncopé, seul authentique, qui dévoile à la fois les ruptures, – tessons, fragments d’ossements ou d’architecture, richesse originelle éparpillée en monnaies effacées –, et la totalité englobante qui sous-tend les vestiges discrets d’une société défunte. (...)

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  • Claude Vigée : poèmes par Claude Vigée
  • La fin à l’horizon
    Au seuil de l’indicible
    qu’a donc été ta vie ?
    Dans le soleil couchant
    un haut nuage en feu
    porté par le vent froid,
    qui lentement s’éteint
    en plongeant dans la nuit.
    19 juillet 2008
    Bâll schpeetsummer
    Unsrem liéwe
    Adrien Finck fer émmer
    züem gedächtniss
    S’ôweliécht ém laubwàld
    schléngelt sich noch zàrt
    durich d’rootbrüne bledder,
    bis züem schnelle nàchtfàll :
    éwer àlles furtläwe, wie e hüch,
    schlicht dànn au
    endli schun d’rüehj, àss wie wenn jetz dort
    dät (...)

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  • Pierre Emmanuel (1916-1984) : La poésie comme quête de l’être, par Anne Simonnet par Anne Simonnet
  • Ce n’est ni de poésie, ni de philosophie, ni même de mystique, que le monde a besoin, mais d’être : et le monde, chacun de nous le porte en soi. (Poésie Raison ardente, p. 16)
    Propos provocateurs, en 1942, d’un poète heurté par la guerre ? Non, affirmation au contraire que le rôle même du poète s’insère d’abord dans un autre qui le précède et l’implique. Car « Être poète, c’est d’abord être un homme. C’est assez dire que la poésie, comme tout effort humain véritable, doit être progrès de l’homme dans son futur, (...)

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  • « Parce que vivre, c’est être en territoire ennemi » : Stevie Smith, femme, individu et poète par Anne Mounic
  • Stevie Smith, de son vrai nom Florence Margaret Smith (1902-1971), femme, poète, femme et poète à la fois, accumule de ce fait trois handicaps au moins, sans compter le fait d’avoir eu le loisir de grandir jusqu’à l’âge adulte :
    « To carry the child into adult life
    Is good ? I say it is not,
    To carry the child into adult life
    Is to be handicapped. »
    Emporter l’enfant en l’âge adulte
    Est-il bon ? A mon avis, non,
    Emporter l’enfant en l’âge adulte
    C’est être handicapé.
    On aura compris (...)

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  • Claude Vigée, par Helmut Pillau par Helmut Pillau
  • Critique de la sublimation chez Claude Vigée Helmut Pillau Traduit par Andrée Lerousseau
    Dans le cadre d’une réflexion plus vaste autour du film Ivan le Terrible de Sergueï Eisenstein, Claude Vigée évoque en passant le rôle de la sublimation dans la création artistique. Nous nous proposons d’étudier ces considérations en ce qu’elles mettent en lumière les critères de sa poétique. Pour un plus ample commentaire, nous ferons également référence à des arguments extraits d’autres écrits théoriques : (...)

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  • Le « noyau pulsant » du réel : modernité de l’œuvre de Claude Vigée par Anne Mounic
  • Cette présentation de l’œuvre de Claude Vigée a été donnée lors de la journée d’hommage qui lui fut consacrée le dimanche 21 septembre 2008 au Centre communautaire de Lyon, Espace Hillel. Elle sera également publiée dans Le fin murmure de la lumière. Paris : Parole et Silence, 2009. On trouvera ci-dessous l’enregistrement sonore de la discussion qui suivit cet exposé, puis de la lecture donnée par Claude Vigée de ses poèmes. Nous remercions l’Espace Hillel de nous avoir fourni copie de cet enregistrement. (...)

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