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Accueil > à propos > Le corbeau
  • Introduction : Le corbeau, ou le possible de la parole par Anne Mounic
  • Le corbeau, oiseau oraculaire, tient cette qualité de sa proximité à la mort. Nous allons voir qu’il figure une conversion de l’effroi en surgissement du verbe, et qu’il fait, pour ainsi dire, de nécessité liberté.
    « La pluie nous a débués et lavés,
    Et le soleil desséchés et noircis ;
    Pies, corbeaux, nous ont les yeux cavés,
    Et arraché la barbe et les sourcils.
    Jamais nul temps nous ne sommes assis ;
    Puis çà, puis là, comme le vent varie,
    A son plaisir sans cesse nous charrie, (...)

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  • Mallarmé/Manet, par Anthony Rudolf par
  • The association between poetry and painting has led to many beautiful books, inaugurated by Mallarmé and Manet’s remarkable prose and visual translation of Poe’s ‘Raven’ (originally a parrot !) in 1875, although, strictly speaking, it was preceded by a Manet/Charles Cros collaboration in 1874 (Jean Khalfa : The Dialogue between Painting and Poetry). If you are Poe and your translators include Mallarmé and Baudelaire, you are likely to be taken seriously not only as a prose writer (which is right (...)

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  • Nevermore, jamais plus - le corbeau au rythme paradoxal de l’étreinte par Anne Mounic
  • Ecrivant « The Raven » (« Le corbeau »), Edgar Allan Poe a pu penser à Grip, le corbeau de Dickens dans Barnaby Rudge (1841). Du point de vue prosodique, le poème présente des similitudes avec celui d’Elizabeth Barrett (1806-1861), qui épousa Robert Browning en 1846, poème qui parut en 1844 sous le titre de « Lady Geraldine’s Courtship » (« La cour de Madame Géraldine »). Tous deux se composent majoritairement d’octamètres trochaïques (vers composé de huit trochées). Voici le premier vers de chaque poème : (...)

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  • Les corbeaux d’Élie, par Christian Lippinois par Christian Lippinois
  • Au désert le prophète Élie serait probablement mort de faim si des corbeaux ne l’avaient nourri. Ce fait, pour le moins singulier, est rapporté dans l’Ancien Testament, au premier Livre des Rois, fort brièvement d’ailleurs : sitôt mentionnés, les corbeaux disparaissent, fondus dans la figure prodigieuse et solaire du prophète. Mais une lecture attentive de la Bible montre que ces oiseaux circulent en maîtres sous la surface du texte, dans les réseaux de correspondances symboliques qui structurent (...)

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  • Le corbeau dans la culture scandinave, par Didier Lafargue par Didier Lafargue
  • Le corbeau dans la culture scandinave,
    Adaptation au monde et connaissance supérieure.
    Le corbeau a la fâcheuse réputation de passer pour un oiseau de mauvais augure. Son intelligence fait pourtant de lui le symbole d’une sagesse toute caractéristique des pays nordiques. Dans les cultures dites traditionnelles, l’animal a souvent été perçu comme un intermédiaire entre l’homme et le monde des dieux. Il dispose en effet d’instincts qui lui permettent de survivre, de trouver à se nourrir et de prévoir (...)

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  • Kenneth White, « Éloge du corbeau », par Michèle Duclos par Michèle Duclos
  • Dès son enfance, Kenneth White, « écumeur du rivage » dans le petit port de Fairlie à l’ouest de Glasgow, a écouté et même noté – « Ka ! kaya gaya ! kiiya ! kiiya ! / branta branta ! branta branta ! / grrak ! graak ! graak ! » (p. 205)* – les cris des grands oiseaux de mer : fous de Bassan, pétrels, sternes, guillemots, goélands, hérons, et surtout les mouettes (rieuses, ivoire, rosée). Dans « Éloge de la mouette rosée » ( p.119-121) il s’était pressenti une correspondance ornithologique quasi-totémique avec (...)

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  • Le corbeau dans sa réalité par Anne Mounic
  • Bernd Heinrich, biologiste et universitaire, ayant occupé quelques-uns de ses hivers, dans le Maine, à observer les corbeaux, en rapporta un ouvrage passionnant, Ravens in Winter, Corbeaux en hiver, publié en 1990. Ayant auparavant, l’été, étudié le comportement des bourdons, il avait aperçu deux corbeaux, qu’il supposait oiseaux solitaires, se comporter selon une autre norme : « Ils partageaient une nourriture précieuse, et ceux qui en avaient, semblait-il, donnaient à ceux qui se trouvaient dans le (...)

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  • Le corbeau dans la fable par Anne Mounic
  • « Maitre Corbeau sur un arbre perché », ainsi débute la fable la plus connue de Jean de La Fontaine, deuxième du Livre I, les Fables ayant été publiées pour la première fois en 1668. La Fontaine compte deux prédécesseurs, le fabuliste latin Phèdre (16 avant J.-C. - 50 après J.-C., environ) et, bien sûr, Esope, qui aurait vécu au sixième siècle avant J.-C. Deux autres fables concernent le corbeau : « Le corbeau voulant imiter l’aigle » et « Le corbeau, la gazelle, la tortue et le rat », fable dédiée à Madame (...)

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  • Grip, le corbeau de Barnaby Rudge par Anne Mounic
  • Quand Charles Dickens (1812-1870), impressionné par les romans historiques de Walter Scott (1771-1832) et désirant sans doute explorer cette voie, écrivit et publia Barnaby Rudge en 1841, il était déjà l’auteur, entre autres, d’Oliver Twist (1838) et Nicholas Nickleby (1839). Ses ouvrages les plus célèbres, comme David Copperfield (1850), Bleak House (1853) ou Great Expectations (1861), allaient suivre. L’auteur situe son propos durant les émeutes anti-catholiques de juin 1780, qui mirent Londres à (...)

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