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Accueil > à propos > La perspective
  • Introduction par Anne Mounic
  • La perspective, destinée à montrer, à représenter sur une scène, visible dans le tableau, imaginaire dans le récit, implique la fixité d’un point de vue et la mise à distance d’un monde qui se présente comme extérieur. La perspective picturale du Quattrocento fait de l’œil un point qui se réverbère comme point de fuite sur un horizon tracé sur le plan du tableau. Le monde vacille ensuite avec le maniérisme, qui, à la suite de Michel-Ange et de Raphaël, introduit dans l’art mouvement et subjectivité. On situe (...)

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  • Un monde de cyclopes, par Guy Braun par Guy Braun
  • Un monde de cyclopes
    Voir le monde d’un seul œil, voilà ce que Brunelleschi nous imposa comme la représentation parfaite de la réalité : la vérité. L’expérience de la tavoletta, bien qu’empirique, s’affiche comme une démonstration scientifique. Elle peut être reproduite quel que soit le sujet qui se livre à l’observation. Mais Brunelleschi ne peint pas le ciel de la tavoletta, il le recouvre d’une surface réfléchissante afin d’amplifier le réalisme de l’observation. Cette astuce révèle malgré tout les (...)

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  • D’un poète à l’autre : la plénitude du temps poétique, par Michèle Duclos par Michèle Duclos
  • In The Fullness Of Time
    a letter to Octavio Paz
    The time you tell us is the century and the day Of Shiva and Parvati : immanent innocence, Moment without movement. Tell us, too, the way Time, in its fullness, fills us As it flows : tell us the beauty of succession That Breton denied : the day goes Down, but there is time before it goes To negotiate a truce in time. We met Sweating in Rome and in a place Of confusions, cases and telephones : and then It was evening over Umbria, the train (...)

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  • La perspective dans l’œuvre de Pirandello : Une vérité demeurée inaccessible, par Didier Lafargue par Didier Lafargue
  • Pirandello est un auteur sicilien né à Agrigente en 1867. La Sicile a beaucoup marqué son œuvre, ne serait-ce que par sa géographie instable due à l’Etna, ainsi que par le rigorisme moral de ses habitants. Il en restera des traces dans ses écrits, caractérisés par le pessimisme, et souvent hantés par la mort. Puisant dans les exemples de sa vie ou la lecture des faits divers, Pirandello va s’interroger sur le problème de la personne humaine, sa cohérence, l’impossibilité qu’il y a à la saisir en (...)

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  • Perspective, point de vue, subjectivité, par Anne Mounic par Anne Mounic
  • La perspective artificielle, ou picturale, qui se déduit de l’expérience de Brunelleschi, fait du sujet un point qui se projette sur le plan du tableau, le point de fuite correspondant au point de vue. Pour établir cette démonstration, l’architecte du Quattrocento exécuta un tableau du baptistère de Florence, vu du portail de la cathédrale et perça, dans la tablette, un petit trou de sorte qu’il pût être démontré dans le miroir que l’œil, – « voyeur », car, dissimulé, il est uniquement témoin –, se (...)

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  • Point de vue et gravitation narrative : Portrait of a Lady (1881-1908) d’Henry James, par Anne Mounic par Anne Mounic
  • Dans sa préface de 1908 à l’édition new-yorkaise de The Portrait of a Lady (1881, Le portrait d’une dame), Henry James (1843-1916) insiste sur la qualité architecturale du roman, décrivant ainsi ce qu’il nomme la « maison de la fiction » : « La maison de la fiction, en bref, ne possède pas qu’une seule fenêtre, mais en a un million – ou plutôt, un nombre incalculable de fenêtres possibles, dont chacune a été percée, ou peut encore l’être, dans sa vaste façade, par le besoin de la vision individuelle et par (...)

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  • Gravitation intersubjective et abolition du point de vue : The Blind Man de D.H. Lawrence, par Anne Mounic par Anne Mounic
  • David Herbert Lawrence (1885-1930) substitue à la pesanteur des liens terrestres une sorte de gravitation intersubjective lorsqu’il parle, dans Women in Love (1921), de « cet équilibre astral qui seul est liberté ». Cette notion prend forme à la fin du chapitre 23, « Excurse / Excursion », et abolit le point de vue, puisque la réalité véritable échappe à la vision, ainsi qu’à la connaissance intellectuelle. L’être ne peut atteindre sa propre intégrité, et celle de l’autre, que dans l’obscurité, dans la (...)

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