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Accueil > à propos > La joie malgré tout, la joie sur le fil du rasoir
  • Introduction par Anne Mounic
  • Franz Marc écrivait, le 6 juillet 1914, à Alfred Kubin : « Vous êtes un homme heureux ! Vous êtes venu à bout de vos prophètes, je lutte quant à moi encore pied à pied avec l’ange de Dieu, il me donne plus de coups qu’il n’en reçoit, mais je crois qu’à la fin de l’automne j’en aurai terminé ; en aucun cas plus tôt. Je taille tout dans du bois ; tout le processus en est ralenti, non la taille proprement dite, mais le penser bois, c’est là la difficulté. » (Ecrits, p. 422) Le peintre, mort en 1916 sur le front, (...)

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  • La vraie joie, par Robert Misrahi par Robert Misrahi
  • SOMMAIRE[0#1]
    2 La question
    3 Le sujet et son Désir
    4 La joie
    5 La spontanéité malheureuse
    6 La conversion
    7 La joie véritable
    Conclusion : Désormais la joie
    1 [1 -]L’état des lieux.
    Que se passe-t-il donc vraiment aujourd’hui, dans ce pays qui vient d’élire son président au terme d’une véritable crise de la conscience politique ? Pour le comprendre suffît-il d’évoquer le vide doctrinal du parti socialiste ou l’intelligence pragmatique de la majorité ? Il ne le semble pas. Ce double (...)

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  • A propos de La Joie spacieuse de Jean-Louis Chrétien par Anne Mounic
  • Jean-Louis Chrétien, La joie spacieuse : Essai sur la dilatation. Paris : Minuit, 2007.
    « Dès que la joie se lève, tout s’élargit, » affirme Jean-Louis Chrétien (p. 8) au début de son étude et si, dans le titre de l’introduction, s’impose la « question de l’espace dans la joie », c’est dans le temps qu’œuvre cette dernière (« Qu’est-ce qui vient ? L’à venir. »), qui est œuvre elle-même : « La joie ne forme pas un état, mais un acte et un mouvement, une inchoation vive. » Elle constitue un rapport avec le (...)

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  • Thomas Traherne et Baruch Spinoza par Anne Mounic
  • L’un s’émerveille, l’autre s’émeut à peine :
    félicité et béatitude, Traherne et Spinoza.
    Le dix-septième siècle qui a vu naître Spinoza (1632-1677) à Amsterdam, philosophe de la joie et, plus encore, de la béatitude, « amour intellectuel de l’esprit envers Dieu » (V, proposition 36), ou liberté, ce en quoi consiste notre salut (Scolie de la proposition 36), a également vu naître en Angleterre à Hereford, sur la Wye, rivière qui servait jadis de frontière entre Gallois et Saxons, dans un paysage pastoral, (...)

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  • La joie selon Nicolas Go par Anne Mounic
  • L’art de la joie : Essai sur la sagesse. Paris : Buchet-Chastel, 2004.
    « La félicité des dieux se moque, et c’est indifférent, de toute inquiétude : le lot des hommes d’ici-bas. Tous nous connaissons la joie, mais nuancée par la conscience de notre finitude. » (p. 7) Ainsi débute l’étude de Nicolas Go, qui, philosophe, enseignait à l’I.U.F.M. de Nice à l’époque où il écrivit cet ouvrage, a vécu en Inde et étudié la musique avec un maître, mais également la philosophie esthétique indienne et la littérature (...)

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  • Entretien avec Nicolas Go par Anne Mounic
  • Anne Mounic : J’ai éprouvé beaucoup d’intérêt à lire votre livre, car ce que vous y développez recoupe ce que j’ai moi-même élaboré à partir d’une réflexion sur la poésie et l’art, dans ma pratique et grâce à l’étude d’œuvres poétiques diverses. Je retiens par exemple la lutte contre la résistance du réel, ou lutte avec l’ange (motif central chez Claude Vigée par exemple), la conception de l’art et de la poésie comme sagesse en acte, mais aussi comme manifestation d’une pensée sans représentation. C’est ainsi que le (...)

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  • Camus et Shakespeare par Anne Mounic
  • De Hamlet à Jean-Baptiste Clamence : d’un certain langage comme obstacle à la joie.
    The time is out of joint. O cursed spite,
    That ever I was born to set it right.
    (Hamlet, I, 5, 196-7.)
    (L’époque est disloquée. O maudite malice
    Que jamais je fusse né pour la redresser.)
    - Ces mêmes hommes vous accusent d’être un rêveur.
    - Il en faut. Et personnellement, j’accepterai ce rôle, n’ayant pas de goût pour le métier de tueur.
    Albert Camus, « Dialogue pour le dialogue », (...)

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  • Albert Camus et Claude Vigée par Anne Mounic
  • Claude Vigée et Albert Camus : « Pèlerins incertains de la joie, avançant au cœur de la menace ».
    Claude Vigée a consacré plusieurs essais à Albert Camus, avec lequel il a correspondu (voir Temporel 2) et qu’il a rencontré à Paris à plusieurs reprises entre 1955 et 1959. C’est Camus d’autre part qui a publié chez Gallimard L’été indien (1957).
    Dans ses lettres, Claude Vigée parle à Albert Camus de son œuvre : « L’Homme révolté est un livre important parce qu’il n’est plus possible, après l’avoir lu, de se (...)

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  • Entretien avec Raphaël Enthoven par temporel
  • Temporel : Nous avons donc décidé, pour commencer notre entretien, de partir des liens que nous pourrions établir entre Camus et Spinoza autour de l’idée de la joie. Il me semble que la parenté, si parenté il y a, s’articule autour du souci éthique. A celui-ci sont étroitement liées les questions de fondement et de langage. A défaut de fondement éthique susceptible de susciter l’adhésion, le langage est sujet à caution. C’est ce qui ressort de L’Etranger (1942), qui débute par une mise en cause des mots (...)

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  • A propos d’Etty Hillesum. par Anne Mounic
  • « Le soleil m’inonde le visage et sous nos yeux s’accomplit un massacre » : l’« optimisme paradoxal » d’Etty Hillesum.
    Il est difficile, voire impossible, d’écrire à propos d’Etty Hillesum, mais elle-même a écrit, jusqu’au bout, jusqu’à cette carte qu’elle a jetée du train qui l’emmenait « à l’Est » le mardi 7 septembre 1943 : « Un au revoir de nous quatre » (Journal et Lettres, p. 345). La tension que recèle l’expression, due à Claude Vigée : « La joie malgré tout, la joie sur le fil du rasoir », atteint son (...)

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  • Graham Swift par Nathalie Massoulier par Nathalie Massoulier
  • « Je crois que toute création est d’abord un acte de célébration. »
    Graham Swift
    L’écriture de Graham Swift est optimiste et revendiquée comme telle par le romancier. Ecriture de la joie et joie d’écrire se combinent donc dans ses œuvres. Tout d’abord, la littérature se doit paradoxalement de chanter la joie de vivre en s’apparentant à la célébration de l’amour, la vie, la dignité, l’amitié, thèmes anthropologiques universels. Dans ce cadre, l’écriture de la joie adoptée repose sur une démarche (...)

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  • « Peut-on penser le bonheur ? » par Robert Misrahi et Kenneth White par Kenneth White, Robert Misrahi
  • Robert Misrahi, Kenneth White : Dans l’Océan de la pensée heureuse*
    Robert Misrahi : Il y a un poète chinois dont j’ai oublié le nom et que je ne connais d’ailleurs que par vos ouvrages – un poète chinois qui dit que les meilleures rencontres sont celles qui se produisent entre deux consciences face à face distantes de dix mille kilomètres. Nous ne nous connaissions pas du tout. J’ai découvert les travaux de Kenneth White alors que je voulais m’informer un peu mieux sur Segalen ; j’ai lu en premier (...)

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  • La joie littéraire selon Tzvetan Todorov par temporel
  • Tzvetan Todorov, La littérature en péril. Paris : Flammarion, 2007.
    L’auteur de cet essai décrit un monde, dans son enfance, fait de livres, car ses parents étaient bibliothécaires : « … les livres s’accumulaient dans les chambres et les couloirs, formant des piles fragiles au milieu desquelles je devais ramper. » (p. 7) Entré en 1956 à l’Université de Sofia, Tzvetan Todorov se consacre, pour esquiver la censure du pouvoir en place, à l’étude de la « matérialité même du texte, à ses formes (...)

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  • Choix de textes par temporel
  • Ce choix de textes se déroule comme une promenade d’un auteur à l’autre afin d’éclairer les diverses manières d’appréhender cette joie que promet l’œuvre.
    [0#1] | Charles Baudelaire | William Wordsworth | Edwin Muir | Katherine Mansfield |John Keats | Catherine Pozzi | Pierre Reverdy | Georges Bernanos | Jean Giono | Saint-John Perse | Robert Graves | Goethe | R.M. Rilke | Giuseppe Ungaretti | Clément Rosset | Sören Kierkegaard | L’Ecclésiaste*
    William Blake [1 -]
    Dans Jerusalem, Blake affirme (...)

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